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Poisson nageur : Soignez l’animation
Publié en ligne le mercredi 15 octobre 2003
 

Technique pleine de finesse, la pêche de la truite aux petits poissons-nageurs peut se révéler d’une grande efficacité, à condition de bien maîtriser leur maniement. Et à l’allure où va la sophistication actuelle de ces leurres, ce n’est pas si simple. Revue de détails.

Texte Franck RIPAULT

Photos Christophe BOUET, Jean-Jacques LARDY, Rapala et Lucky Craft.

Avec l’aimable autorisation de Pascal BACOUX et

 

Il ne suffit pas de lancer n’importe quel poisson-nageur pour espérer à coup sûr piquer une jolie truite. Surtout pas par les temps qui courent ! Dès les premier jours d’ouverture, certaines portions de rivières subissent une telle pression de pêche qu’il s’avère souvent difficile de sortir son épingle du jeu. Il faut bien avouer que notre fario voit passer devant son nez quantité de friandises de toutes sortes : entre le vairon savamment manié devant une souche, la petite cuiller qui se glisse dans la bonne veine d’eau, la teigne qui rebondit sur les graviers du fond ou encore l’imitation d’une olive de printemps dérivant à la surface. Il est bien malaisé de ne pas succomber à la tentation ! Mais gageons que les quelques truites rescapées après avoir goûté au fer de l’hameçon auront été vaccinées pour la saison, et c’est bien là le problème. Ce qui s’observe dans d’autres eaux et sur d’autres poissons (black-bass, brochets ou bar) peut aussi se vérifier en rivière sur la truite. L’accoutumance des poissons face à ces pièges oblige les pêcheurs à se remettre continuellement en question et ce quelles que soient les techniques mises en oeuvre. Cela ne fait-il pas partie des règles du jeu ? Cette évolution est encore plus nette dès qu’il s’agit d’utiliser un leurre.

Changer ses habitudes.

Trop de pêcheurs s’enferment dans leurs habitudes. En observant ceux qui, dès l’ouverture, ratissent les gravières et les fosses de leur poisson-nageur, force est de constater que bien peu cherchent à optimiser son action de nage. Ce type de leurre a, dans la plupart des cas, une action qui lui est propre ; il a été conçu pour cela après tout. La bavette faisant office de déflecteur, on pense souvent que les vibrations provoquées lors de la classique récupération - canne basse et vitesse de récupération invariable - suffisent à envoyer des ondes qui mettront en émoi tout carnassier présent sur le poste. Si ce n’est pas le réflexe alimentaire qui l’incite à attaquer cette proie, c’est, à n’en pas douter, celui de la défense du territoire qui prend le dessus. Convaincu de déclencher automatiquement l’attaque grâce à une récupération mécanique du leurre, le pêcheur ne cherche pas alors à diversifier les actions de nage. Simple - et bien mauvais - réflexe ou véritable ignorance des multiples possibilités offertes par ces quelques grammes de balsa ou de plastique ? Face à des poissons certainement blasés, cette approche est fatale. Mais avant de réfléchir sur la manière de récupérer un poisson-nageur, rappelons l’importance du choix du modèle.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, un petit nombre de pêcheurs adaptent l’action et la profondeur de nage de leur poissons-nageur à la topographie des fonds rencontrés. Peut-on imaginer prospecter une fosse à l’aide d’un modèle flottant qui, dès les premier tour de manivelle n’évoluera que dans la couche superficielle de l’eau ? A moins de tomber sur un poisson relativement coopérant ce jour là, on a peu de chance d’enregistrer une touche, surtout quand l’eau froide de début de saison a tendance à caler le poisson sur le fond. Que ce soit sur un micro poste (derrière une pierre, par exemple), sur une large gravière bien dégagée et peu profonde, sous une souche ou encore sous une berge très creusée, à chaque configuration doit correspondre une action de nage spécifique du leurre. Quitte parfois à bousculer ses propres habitudes en introduisant un peu d’innovation. Il existe aujourd’hui une telle diversité d’actions que le pêcheur serait bien en peine de ne pas trouver de solution adéquate. Un modèle grand plongeur de type Shad est parfait pour les fosses abritant généralement de beaux spécimens en début de saison. La remarque est aussi valable pour les postes sous berges, notamment sur des rivières moyenne dès que l’eau se clarifie avec l’arrivée des beaux jours - hormis les cours d’eau qui reçoivent les eaux de neige. Dans tous les cas, le leurre mis à l’eau doit plonger suffisamment vote pour être opérationnel au ras du fond. Sur une gravière peu profonde, la prospection en éventail pose peu de problèmes, à moins de cibler une pierre en plein milieu de la zone : l’utilisation d’un modèle peu plongeant est alors amplement justifiée. A l’instar d’un moucheur spécialiste de la nymphe, qui est dans l’obligation de varier le poids de ses artificielles pour atteindre la veine d’eau adéquate, le pêcheur au lancer doit lui aussi changer continuellement ses poissons-nageurs selon la profondeur. Les fabriquants proposent d’ailleurs aujourd’hui des leurres déclinés en des poids différents pour les mêmes coloris : ainsi en jouant sur quelques grammes, on peut chercher la truite à tous les étages.

Le bon maniement.

Encore faudrait-il qu’elle se décide à attaquer. Avouons-le, à certains moments, si le poisson-nageur ne passe pas au ras de sa gueule, elle se montre particulièrement peu réceptive aux subtiles vibrations que capte sa ligne latérale dans le courant. Au mieux la verra-t-on suivre paresseusement le petit intrus jusqu’à la berge avant de s’en retourner sans autre forme de procès vers sa cache. Une vérification rapide du leurre qui ne présente rien d’anormal vous laisse dubitatif. Le refus proviendrait-il plutôt de cette récupération un peu trop mécanique ? En effet, le manque de variation dans la vitesse de nage est souvent à l’origine de ces déconvenues. La raison en est très simple. Tous les prédateurs profitent, à un moment ou à un autre, des faiblesses d’une proie : un petit poisson qui montre des signes évidents de mauvaise forme physique (nage convulsive, dérive parfois inerte, ...) sera bien sûr préféré aux autres.

A observer une grosse fario de lac qui, après une première attaque, cueille les vairons blessés venus tournoyer à la surface, on est en droit de penser qu’en rivière, dans les secteurs colonisés par ces poissons fourrages, la prédation est identique. Imiter la nage désordonnée d’un petit vairon entraîné par le courant, il n’y a rien de plus efficace pour réveiller et mettre en alerte le poisson du secteur. En terme d’efficacité, c’est un plus indéniable qu’il faudrait en aucun cas négliger. Imprimer de toutes petites secousses au leurre à l’aide du scion de la canne, au moment précis ou ce dernier est censé passer sur le poste, peut apporter son lot d’émotions. C’est, on l’aura identifiée, l’application de la technique du Jerkbait, bien connue des pêcheurs de black-bass et de bars. Un petit temps d’arrêt suivi d’un relâché puis d’une légère secousse, il n’en faut parfois pas plus pour déclencher la ruée. La technique peut se révéler si efficace qu’il est presque possible de savoir juste quand se produira l’attaque ! En somme le maître du jeu, c’est vous ! Pour imaginer la truite prête à bondir, la concentration doit être totale : attention à la vitesse de récupération selon que l’on pratique bien sûr en "pêche amont" ou non, car le leurre doit pêcher le plus creux possible. Il n’est pas interdit, quand le fond s’y prête (petit gravier ou roche bien lisse), d’aller taper sur les obstacles. A ce petit jeu, c’est le modèle shad qui remporte le plus de succès. Sa longue bavette vient butter sur le relief du fond, entraînant un mouvement de bascule du leurre vers l’avant et, pour peu qu’il soit doté de quelques billes internes, le tintamarre aura le don de ne pas laisser le poisson indifférent.

Derrière le poisson localisé, l’effet de surprise est garanti !

Depuis peu, en effet, ces petits éléments sonores font une entrée remarquée dans le monde des poissons-nageurs destinées aux truites. Ces dernières n’ont pas encore eu le temps de se familiariser avec ces ondes, alors profitons-en ! En plaçant le leurre derrière un poisson que l’on aura localisé, l’effet de surprise est garanti ! Simple gadget diront certains ; je n’en suis pas persuadé au vue des résultats enregistrés sur des poissons très sollicités par ailleurs. La réussite dépend de cette subtile alchimie qui doit s’instaurer entre le choix du leurre et sa bonne action de nage. Facile à mettre en oeuvre - pas de recherche d’appâts - cette technique n’en reste pas moins très intéressante à (re) découvrir. C’est le moment ! La gamme de produits est aujourd’hui si large, qu’il serait dommage de ne pas goûter à ce plaisir.


La boîte de Franck Ripault

-  Rapala flottant original :

Le plus connu. A manier par-à-coups, à la mode "Jerkbait", sur des postes très ciblés. Décliné en 3 tailles (5 cm/3 gr, 7 cm/4 gr, 9 cm/5 gr), le Rapala flottant peut couvrir toutes les situations rencontrées sur les petits fonds, quand l’eau commence à s’éclaircir. C’est à ce titre qu’il reste indémodable et une valeur sûr à ne pas négliger.

-  Rapala Husky Jerk Suspending :

Un nouveau modèle associant l’effet "suspending" et les billes internes. Intéressant pour décider des poissons sollicités. Plonge plus qu’un modèle flottant mais sa faculté à se suspendre au moindre arrêt, après avoir été secoué, est redoutable sur des poissons méfiants. Les tailles 6 cm/3 gr, 8 cm/6 gr et 10 cm/10 gr permettent de faire face à toutes les situations.

-  Rapala plongeant Count Down :

Utile pour prospecter des fonds plus importants. Une des meilleurs astuces ici consiste à compter les secondes (count down) lors de sa descente vers le fond pour déterminer nesuite, et avec un maximum de précision, la profondeur de nage lors du lancer suivant. Très efficace dans les courants lents et sous les berges ...... là où les truites sont souvent !

-  Lucky Craft Humback Minnow 50 SP :

Voici un modèle qui risque de faire parler de lui dans les prochaines années. L’animation en Jerk-bait permet de déséquilibrer sa nage, ce qui le rend irrésistible sur des poissons postés dans les courants. Plus à l’aise en petites rivières et ruisseaux que dans les grands courants, ce modèle ne laisse pas insensibles les truites, toutes grosseurs confondues. On regrettera sa taille unique : 5 cm/3,2 gr ce qui limite son champs d’investigation.

-  Lucky Craft Bevy Shad 50 SP :

C’est un suspending qui a l’avantage de plonger un peu plus que les modèles précédents. Très prenant près des souches, sous une berge, il part débusquer les poissons calés au fond de leur repère. La truite sanctionne très brutalement le passage de l’intrus. Deux tailles disponibles : 5,15 cm/3,2 gr pour le modèle 50 et 5,85 cm/4,8 gr pour le modèle 60. Dans la même catégorie on trouve chez Rapala le Shad Rap à longue bavette.

-  Lucky Craft Wander 60 :

Ce poisson-nageur fait un peu bande à part. Sa nage sinusoïdale ne présente pas les saccades des autres. A l’arrêt, il plonge droit vers le fond en oscillant comme un poisson blessé. Redoutable dans les secteurs calmes. A la récupération, animez en zigzags par une simple agitation du scion. Il existe 3 tailles mais celle qui correspond bien à une pêche en petits cours d’eau est le modèle 60, 6 cm/6,2 gr.


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