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L’indicateur, pourquoi pas ?
Publié en ligne le lundi 7 avril 2003
 

L’emploi de l’indicateur de touches est très décrié en France. Nous savons qu’en parlant de ce sujet presque tabou, nous risquons de provoquer une levée de boucliers. C’était donc très tentant. Vous nous connaissez !

Texte Thierry MILLOT

Photos Christophe KLEINPETER, Christophe BOUET et Bruno CALENDINI

Dessin Franck RIPAULT

Avec l’aimable autorisation de Fabrice MONNEL et

 

Juste une mise au point. Il n’est pas question d’employer un indicateur dans des rivières claires où l’emploi d’autres techniques plus fines provoquera davantage de plaisir. Il est évident que lorsque nous pouvons pratiquer la sèche, la nymphe à vue ou la noyée, nous ne nous en privons pas. L’indicateur, d’ailleurs interdit dans tous les concours officiels, sera utilisé uniquement lorsqu’il n’y a a priori rien d’autre à faire. Cependant, quand la rivière est couleur thé, qu’elle bouillonne et que la lumière est fortement réfléchie par la surface de l’eau, il permet de détecter beaucoup plus facilement la touche lorsque l’on pêche en nymphe. De plus, il peut rendre service à de nombreux débutants qui pourraient être déroutés par des secteurs de rivière tumultueux. C’est aussi une excellente façon d’approcher la nymphe, car la difficulté majeure consiste à détecter les touches et à bien visualiser la dérive du bas de ligne. Sauf en nymphe à vue bien entendu, ou le poisson et la prise de la mouche sont visibles. Afin d’aider le pêcheur, de nombreux procédés ont vu le jour. Dès les années 50, Franck Sawyer et Oliver Kite conseillaient de se fier au point d’immersion du bas de ligne dans les eaux calmes. Ou encore de graisser les gros brins du bas de ligne dans les eaux rapides. Deux moyens toujours d’actualité pour indiquer la touche.

C’est pas de la pêche au bouchon

Si l’indicateur est mal considéré en France, c’est peut être à cause des moucheurs peu scrupuleux qui ont confondu bouchon et indicateur. A ce propos, soyons clairs : un indicateur ne doit en aucun cas être un simple support de nymphe. Il doit essentiellement communiquer les informations concernant la qualité de la dérive et la prise de l’artificielle. Dans les parties tumultueuses des rivières à moyenne ou forte déclivité, l’indicateur pourra faire la différence. En effet, très difficiles à pêcher, elles regorgent de belles truites. Il s’agit d’y lancer la mouche en amont des postes supposés et de la laisser dériver le plus naturellement possible. Dans ces conditions, il est nécessaire, dès le début de la dérive, de relever le bras qui tient la canne, afin d’extraire de la surface la partie supérieure du bas de ligne. L’indicateur affleure la surface. Seuls le bas de ligne et 1ou 2 mètres de soie tendue sont sortis de la canne, de manière à garder le contact. On accompagne ainsi la dérive de la nymphe et on ferre au moindre arrêt, tressautement ou déplacement de l’indicateur. Cette méthode d’apparence simple demande une très grande concentration. Il est nécessaire d’obtenir à la fois une dérive parfaite et en même temps d’être prêt à réagir à une touche ultrarapide qui peut se produire à tout moment.

C’est quoi exactement ?

Dans la majeure partie des cas, un indicateur de touche est constituée de pâte flottante fluo recouvrant légèrement un ou deux nœuds du bas de ligne. Afin d’augmenter la visibilité lorsque l’on pêche dans les courants, on peut aussi intercaler, entre la pointe et l’avant pointe du bas de ligne, 5 à 15 centimètres de fil fluo ou une petite boulette de pâte flottante. Une autre méthode consiste à utiliser une mouche sèche bien fournie, à laquelle on attache une pointe de nylon et une nymphe. La touche sera indiquée par une brève tiré du bas de ligne et par des sillages au niveau des nœuds. Ou encore par un arrêt ou un déplacement de l’indicateur. La position de l’indicateur joue un rôle déterminant. Pour l’utiliser avec aisance, le bas de ligne doit être dynamique (cf dessin) et plutôt court : 3 à 4 mètres. De plus, l’indicateur doit être placé à la jonction pointe/avant-pointe, au-dessus du nœud de raccordement, afin d’éviter qu’il ne glisse en direction de la mouche. On jouera sur la longueur de la pointe pour régler la profondeur à laquelle évoluera la nymphe. Grâce à cela, vous pourrez pêcher l’eau en prospectant les moindres veines de courant.

Dans les parties où la rivière est peu profonde (30 à 40 cm), vous pouvez conserver le même montage. Simplement, pour ne pas vous accrocher au fond, après un poser bien tendu, prenez garde à ce que la longueur de dérive soit équivalente à la profondeur du coup. De cette manière, la distance entre l’indicateur et la nymphe permet d’être discret et la moindre touche furtive est signalée, même lors de la descente de la nymphe grâce à la tension de la pointe due au poser tendu. La densité de la nymphe a aussi son importance. Dans les veines au courant puissant, les truites bougent peu pour se nourrir et restent au fond pour éviter la pression. Il faut donc aller les chercher au fond, avec des nymphes lourdes.

Evitez les faux lancers

Grâce au billes en tungstène, on peut réaliser de petites nymphes très denses. Le dégraissage de la pointe de bas de ligne permet d’optimiser sa plongée. Dans ce but, vous pouvez utiliser un produit hydrophile du genre Xink. Lors des lancers, l’indicateur peut perturber le déplacement de la soie. Pour remédier à cela, évitez au maximum les faux lancers et n’hésitez pas à donner de bonnes impulsions au niveau du lancer arrière. Puis laissez la ligne se déplier complètement avant de réaliser le lancer avant. Plus le lancer est court, meilleur est le contrôle de la dérive. Si vous devez lancer en travers des courants, à moyenne distance, avant que votre indicateur ne commence à draguer, effectuez un ou plusieurs mending pour conserver une dérive naturelle. Car un indicateur qui drague est un signe que la nymphe drague aussi. Avec l’habitude, on arrive à anticiper tous les dragages. Pour tous les pêcheurs qui ont un problème de vue, l’indicateur est d’une aide précieuse. Beaucoup parlent de sixième sens en nymphe et les indicateurs peuvent aider à le développer. En action de pêche, ne regardez pas seulement l’indicateur. Observez aussi le bas de ligne. Lorsque l’indicateur vous informe que la nymphe touche le fond, qu’elle drague ou qu’elle a été prise, enregistrez les autres signes apparents. Utilisez peu à peu ces informations en pêchant en alternance avec ou sans indicateur. Puis un jour, vous verrez, vous arriverez à vous en passer.

Les différents types d’indicateurs

Pâte flottante : dense, réutilisable, rapide à mettre en place. Mouillez-vous les doigts avant de faire une petite boulette de la taille d’un petit noyau d’olive ou d’un grain de riz, en fonction de la visibilité et de la discrétion nécessaire.

Mousse adhésive : conditionnée en plaquettes prédécoupées, on peut utiliser un morceau tel quel ou le couper pour en faire un indicateur plus petit, donc plus discret. Difficile à réajuster sur le bas de ligne, à cause de l’adhésif

Mèche de fibres synthétiques ou Yam : réutilisable, elle nécessite un graissage pour une bonne flottaison. Comme pour la pâte, il vaut mieux placer cet indicateur au-dessus d’un nœud du bas de ligne, pour l’empêcher de glisser vers la mouche.

Fil fluo : la combinaison rose et jaune est bien visible. Placez ce tandem entre la pointe et l’avant pointe. Leur diamètre sera égal à celui de l’avant pointe (16/100).

Mouche sèche : fixer le nylon qui soutien la nymphe à la courbure de la sèche. Choisir une mouche bien flottante genre Adam’s, Palmer ou un Sedge chevreuil de taille adapté à la nymphe.

Connecteur tissé fluo : collé ou fixé à la pointe de la soie, il sert à la fois d’indicateur et à connecter le bas de ligne. En grande rivière, il permet de faire de longues dérives avec la totalité bas de ligne immergé, afin de pêcher en profondeur et de limiter le dragage.

 
 
 

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