Accueil >> Pêche de la truite >> Tactiques de pêche  
 
Voir tous les articles de la rubrique "Tactiques de pêche"
La pêche de la truite
Connaissance de la truite
Pêche à la mouche
Pêche aux appâts naturels
Pêche au vairon manié
Pêche aux leurres
Tactique de pêche
Gestion et aménagement
Le club de la truite
Le jeu annuel
La lettre de la truite
Les cadeaux du site
La boutique
Les Salmonidés
Une grande famille
Les services du site
Les recettes de cuisine
Les petites annonces
Foire aux questions
Les forums
Le niveau des rivières
Information et actualité
Le matériel de pêche
La presse halieutique
Les belles prises du site
Les salons / expos
Le dictionnaire de la pêche
L'art halieutique
Les coins de pêche
Les bons coins en France
Les bons coins à l'étranger
Parcours et réservoirs
L'annuaire de la truite
Zoom sur un site
L'annuaire du site
La pêche en France
Les fédérations de pêche
La pêche et la loi
La réglementation
La réciprocité
Contactez-nous
Administration du site
Nos coups de cœur
 
L’étiage en montagne
Publié en ligne le lundi 7 avril 2003
 

Pour la plupart d’entre nous, la période d’été est synonyme de vacances, de mer et de plages. Mais les plages en été ne sont pas forcément de tout repos avec les bains...de foule quotidiens. Alors pour ceux qui veulent rompre avec le quotidien, ceux pour qui la passion de la pêche est la plus forte ; la montagne est la solution. Elle permet de partir en famille du fait des nombreuses activités possibles et surtout offre la possibilité à tous les amoureux de pêche à la truite d’assouvir leur passion.

Texte Stéphane DELPEYROUX

Photos Richard BAUMANN, Christophe BOUET et Stéphane DELPEYROUX

 

En période d’étiage la montagne est le lieu idéal pour traquer notre chère mouchetée. En effet le niveau des eaux reste assez haut par rapport à certaines rivières de plaine. De plus les vallées souvent encaissées et ombragées offrent une eau fraîche pour la saison. Il ne faut pas croire pour autant que la pêche de dame fario sera facile. L’approche des postes restera tout de même délicate. Notre partenaire de jeu est à cette saison en pleine forme et occupera tout les postes de la rivière. En plus, elle dispose de toute la nourriture dont elle a besoin. Pour la leurrer, il faudra pêcher avec une plombée légère qui laissera une grande liberté à l’appât qui sera bien sûr lui aussi léger. Il faut donc s’adapter, choisir les bons parcours et les bonnes esches pour réussir à prendre du poisson. C’est pour ces raisons que nous allons voir ensemble les différentes situations pouvant être rencontrées en cette période afin de répondre le plus près possible aux attentes de la reine des eaux vives.

La haut sur les sommets

Près des sommets, l’eau qui coule est exempte de toute pollution. Notre chère truite fario y est souvent souveraine et possède une robe magnifique. De plus, le paysage environnant est digne des plus belles cartes postales. Le paradis des " truiteurs " est donc tout trouvé. Les cours d’eau présents sont généralement de petits ruisseaux issus de lacs alentours, de glaciers, et de sources souterraines. La truite doit affronter un climat très rude et n’a donc que la période estivale pour s’alimenter à son gré. Au pêcheur de savoir en profiter ! Certes, nos camarades de jeu ne sont pas très grosses mais ont en contre partie une grande vivacité, ce qui promet de bonnes bagarres. Tous ces petits ruisseaux sont ordinairement bordés de prairies où fourmille d’innombrables insectes tels que mouches, sauterelles, grillons, taons et j’en passe. Tous ces insectes seront donc très efficaces, surtout aux heures les plus chaudes de la journée. Si l’on a le choix, préférez la sauterelle. En effet, ces petites bêtes qui appartiennent à l’ordre des orthoptères tombent souvent à l’eau et les truites le savent bien. De plus, nous pouvons facilement les récolter sur place. Nous pouvons pêcher de deux façons avec ces esches : à la surprise ou noyée. Cette première technique consiste à poser l’insecte à la surface de l’eau. La truite alertée par le bruit s’en saisira rapidement, souvent violemment. Il faudra préférer les bordures où notre belle mouchetée guette tout ce qui tombe à l’eau. Ce type de pêche nécessite plus que d’autre, d’être invisible aux yeux de la truite. La seconde technique, s’adressant à des poissons qui prennent sous l’eau, sera quant à elle plus efficace dans les courants. De la même façon, il sera conseillé de prospecter sous les berges et sous les gros rochers car ces postes constituent souvent de véritables caches creusées par le courant. Un ou deux petits plombs nous aiderons à porter notre insecte dans les veines de courant souhaitées. Il faudra placer le premier plomb, un n° 9, à une vingtaine de centimètres de l’hameçon de manière à laisser une grande liberté à l’appât. Le matin où la température de l’eau est encore fraîche et les insectes peu actifs ; la teigne est tout indiquée. On prospectera méticuleusement près des berges et dans les courants avec une plombée légère qui offrira une grande amplitude de mouvement à l’appât. Là aussi deux ou trois petits plombs suffiront. Pour les insectes, employez des hameçons bronzés du n°6 à 14 et pour la teigne des hameçons n° 10 à 14. Le diamètre du Nylon en bas de ligne pourra être du 12 centièmes car les truites des hauteurs, peu sollicitées, sont bien moins regardantes que leurs consœurs, plus bas dans la vallée.

Vallées encaissées : le torrent d’altitude

Voyons maintenant ce qu’il en est dans les vallées en perdant un peu d’altitude. Le torrent de montagne serpentant dans les vallées encaissées est l’occasion de rencontrer des eaux fraîches issues directement des sommets, une végétation rivulaire dense et des truites actives. Ces torrents sont parfaits à prospecter les jours de canicule. La pêche aux insectes sera toujours efficace ici. Si une prairie borde le cours d’eau, la pêche à la sauterelle est recommandée. Si la rive est constituée d’une végétation dense avec des arbres, la pêche à la mouche naturelle est préférable. Les deux techniques décrites précédemment pourront être employées, pêche à la surprise ou noyée. La teigne reste un très bon appât tout au long de la journée. Utiliser de préférence les plus petites. Quelle que soit l’esche, la plombée devra être un peu plus lourde que vers les sommets. En effet le courant étant plus fort et le volume d’eau plus important, une plombée construite comme indiquée plus haut ferait passer l’appât trop haut, presque en surface. On pourra construire une plombée du genre : un plomb n° 8, un n° 7, un n° 6 et un n° 5 mais très étalée en plaçant le premier plomb à une vingtaine de centimètres de l’hameçon pour toujours garder une grande liberté de mouvement à l’appât. On emploiera un fil très fin de l’ordre du 10 centièmes, discrétion oblige, et l’on pêchera au maximum depuis la rive pour se dissimuler à la vue du poisson.

Pêche en rivières de moyenne montagne

Perdons maintenant encore un peu d’altitude pour arriver vers les rivières de moyenne montagne qui sont formées par les torrents provenant des vallées alentours. Elles sont larges d’une dizaine de mètres et en cette période il n’est pas rare de trouver un niveau d’eau encore important, ce qui nous permet une approche plus facile que dans les cours d’eau vus ci-dessus. Ici les postes seront multiples et les truites seront partout. N’hésitez pas à prospecter les courants importants où la reine des eaux vives trouve à la fois oxygène et nourriture. Si un pré borde le cours d’eau, la pêche à la surprise avec des sauterelles à l’aplomb des berges s’impose. Sinon la pêche aux insectes sera toujours rentable en préférant la mouche naturelle. La teigne est aussi un bon appât dans ces rivières fraîches. En effet nous devons employer des esches légères et la teigne ainsi que la mouche répondent à toutes nos attentes. Nous n’oublierons pas pour autant les larves présentent dans la rivière telles que celles de trichoptères à piquer sur des hameçons n°12 à 15. On emploiera dans tous les cas une plombée légère, espacée, qui laissera une grande liberté et une bonne fluidité à l’esche dans les veines de courant. Ces appâts légers passeront donc assez près de la surface. Une plombée du type des torrents de montagne avec un plomb de base n° 9 situé à une vingtaine de centimètres de l’hameçon fera l’affaire. Le fil utilisé en bas de ligne devra aussi être très fin, de l’ordre du 10 centièmes et long de 1 mètre.

Après l’orage, frénésie assurée

Lorsque à une période de beau temps prolongé succède un orage soudain ; les truites sont comme hystérique. En effet, les eaux réchauffées et basses laissent place à des eaux encore plus fraîches et brutalement hautes. De plus, dans ces eaux teintées, la truite trouvera toute sorte de nourriture. Tous ces ingrédients feront que notre compagne de jeu sera très active. Incontestablement l’appât roi sera le petit ver de terre. Esche lourde par excellence, notre plombée devra donc la faire passer dans les veines de courant en temps que telle. Pour cela une plombée plus groupée et lourde que vu précédemment sera utilisée. Un regroupement des cendrées du type milieu de saison sera impeccable. Par exemple : un premier plomb n° 8 à 10 cm de l’hameçon, le deuxième n° 7 à 8 cm du premier plomb, le troisième n° 6 à 4 cm du deuxième, le quatrième n° 5 à 2 cm du troisième et le cinquième n° 5 à 1 cm du quatrième.

Dans de tels moments, la rivière de moyenne montagne est parfaite car elle abrite de beaux poissons qui perdront de leur méfiance. Les ruisseaux et torrents seront aussi intéressants mais possèdent des truites de plus petites tailles. Tous les postes pourront être pêchés, des bordures aux courants. Certains postes où les poissons nous repèrent obligatoirement par eaux trop basses devront être prospectés. Un dernier conseil cependant : soyez raisonnable au niveau de vos prélèvements.

Après un début de saison où les eaux fraîches rendent les truites peu actives, cette dernière sera au mieux de sa forme en fin de saison. S’il ne fallait se souvenir que de quelques mots pour cette période d’étiage (des mots sur lesquels j’ai beaucoup insisté), discrétion, légèreté et fluidité seraient à retenir. De l’appât à la plombée, tout devra être léger pour ne former qu’un et passer le plus naturellement possible dans les veines de courant pour véhiculer les insectes qui nous serviront d’esches dans pratiquement 80% des cas. Les ruisseaux près des sommets seront l’occasion de pêcher des parcours peu fréquentés, les torrents seront à prospecter les après midi très chaudes et les rivières nous donnerons l’occasion de pêcher dans des volumes d’eau encore importants. C’est encore le comportement de dame fario qui dictera notre manière de pêcher, mais n’aimons nous pas nous faire commander par cette dame là ?

 
 
 

Espace publicitaire pechedelatruite.com

Copyright © Pechedelatruite.com