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Le miracle de la vie
Publié en ligne le dimanche 1er novembre 2009
 

De nombreuses embuches vont attendre dame fario lorsqu’elle sera prête à rejoindre son nid douillet pour d’y déposer le fruit de sa descendance. Fatigue, combat parfois mortel et franchissement d’obstacle seront alors son quotidient pour, ultime finalité, donner la vie. Assurément, le chemin de la vie n’est vraiment pas un long fleuve tranquille.

Texte et photos Christophe BOUET

 

La maturation des œufs chez les femelles commence dès le mois d’avril et va aller en s’accroissant jusqu’à l’automne. Un peu avant le début du frai, les truites vont migrer vers des zones propices à l’établissement de leurs frayères. Tributaires des grandes rivières et des lacs, ainsi que les petits ruisseaux vont recevoir dame fario à la recherche de belles plages de graviers propres, à la granulométrie régulière et recouverte d’une faible profondeur d’eau : en bref, un secteur de rivière offrant le maximum de chance de réussite pour la reproduction qui commence à se préparer. De fin novembre à début décembre, l’activité des truites va alors être à sont apogée. Cependant, suivant les rivières et les conditions que va trouver dame fario (une crue par exemple), le frai pourra être plus précoce ou bien, au contraire, plus tardif. Elle peut en effet complètement cesser son activité de reproduction pour ne recommencer que quand la rivière retrouvera un débit convenable. L’acte de reproduction proprement dit peut donc débuter, en fonction des années, de début novembre à fin janvier. La femelle, qui sera rapidement rejoint par un mâle, va choisir donc une zone qui lui semblera favorable. Elle se met alors au travail, et, s’aidant de sa queue qu’elle va battre contre le gravier, finit par décoller celui-ci du fond. Une sorte de cuvette se dessine où va être déposé le précieux contenu. Le mâle aura lui aussi sa part de besogne puisqu’il aura pour rôle de défendre, souvent avec acharnement, l’emplacement où a été creusé la frayère : Lieu très convoité par ses rivaux.

La ponte

Une fois le nid réalisé, la femelle va se placer au centre, accompagnée par le mâle. Les œufs et la laitance sont évacués au-dessus de la cuvette en une opération brève qui ne dure guère plus de quelques minutes. Une femelle pond environ 2000 œufs par kilo de son poids, d’un diamètre compris entre 4 et 6 millimètres, qu’elle dépose délicatement sur le fond de la frayère. Le brassement de l’eau va suffire pour mélanger les produits sexuels (œufs et laitance) de nos belles mouchetées qui seront alors fécondés. Après avoir reprit ses esprits, la femelle se place au-dessus de la cuvette et, d’un mouvement vif de la queue, recouvre les œufs de graviers pour les protéger. Il est très fréquent qu’une femelle ponde plusieurs fois dans le même nid. Une frayère peu donc contenir plusieurs poches d’œufs, séparés chacune par des amas de graviers.

Une mortalité inévitable

Certains poissons vont mourir après la reproduction car cette période est longue et extrêmement épuisante pour les truites. Les individus qui vont périr sont surtout des femelles, car les traumatismes engendrés par le creusement de la frayère sont nombreux et souvent irréversibles. Les mâles, quant à eux, sont rarement blessés mortellement. Ils auront cependant livré de nombreux combats afin de protéger l’emplacement du frai contre les autres mâles, désireux de leur voler la place.

L’éclosion

Les œufs fécondés vont ainsi se développer lentement, protégés par les graviers qui les recouvrent. L’eau va circuler à travers ceux-ci et va les alimenter en oxygène tout en les débarrassants de leurs déchets métaboliques. Sous les graviers ils seront également protégés des prédateurs à l’affût de cette manne providentielle, du courant, et seront relativement isolés des variations de température de l’eau de la rivière. La durée de l’incubation est variable en fonction de la température de l’eau. Elle est de 410 degré/jour chez la truite : C’est à dire que pour une température d’eau de 10 degrés il faudra 41 jours d’incubation. L’eau ayant une température moyenne de 6 degrés en rivière de piémont à cette période de l’année, il faudra donc un peu plus de 2 mois pour voir éclore nos chères petites truitelles. L’alevin possède à sa naissance une poche appelée " vésicule vitelline ", sorte de sac qui va lui servir à se nourrir. Progressivement, il va sortir des graviers pour rester encore quelques semaines sur le fond de la cuvette qui l’a vu naître, jusqu’à la résorption totale de sa vésicule. C’est à partir de ce moment qu’il va commencer à quitter la frayère ... et à s’exposer à tous les dangers.

 
 
 

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