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Bien choisir sa canne
Publié en ligne le jeudi 30 janvier 2003
 

Comme pour n’importe quelle technique de pêche, et pour la pêche de la truite en particulier, on se doit de choisir judicieusement son matériel. Même si une canne pour pêcher aux appâts naturels ou au lancer léger peut parfois faire l’affaire pour dépanner, il serait utopique de vouloir infliger à une canne un rôle pour lequel elle n’a pas été conçue. Transmettre fidèlement une animation spécifique à un vairon enfilé sur une monture plombée afin qu’il se comporte de manière naturelle n’est, vous vous en doutiez, pas à la portée de n’importe quelle canne à lancer.

Texte Christophe BOUET adapté des propos de Jean-Pierre COMBY

Photos Jean-Jacques LARDY et Christophe BOUET

 

La pêche au vairon mort manié est avant tout une pêche d’animation. Une canne pour ce type de pêche doit obéir fidèlement à vos gestes pour donner l’illusion d’un petit poisson "jouant" naturellement dans le courant. Pour se faire, une canne à vairon mort manié doit dans un premier temps être adaptée à la taille et aux caractéristiques des cours d’eau que vous pêchez habituellement. Pour ce choix, il est très important de faire une distinction nette entre la prospection de ruisseaux dont la largeur ne dépassera pas 5 mètres, celle des rivières moyennes comprises entre 5 et 20 mètres environ, et celle des grandes rivières pouvant dépasser plusieurs dizaines de mètres de large. Viennent à cela s’ajouter de nombreux critères dont l’action, la puissance, l’équilibre et la fabrication pour arriver enfin à dénicher une canne spécifique de qualité et surtout adaptée à nos besoins.

1er critère : la longueur

Comme je le précisais dans mon avant-propos, la longueur de la canne est définie par le type de cours d’eau prospecté. La longueur moyenne d’une canne passe-partout est d’environ 3 mètres mais en fonction de la nature du ruisseau ou de la rivière, elle peut varier de 2,5 mètres à 5 mètres. Les rigoles et les ruisseaux se pêchent directement sous la canne, c’est à dire que le vairon se manie exactement à la verticale du scion. Le pêcheur anime alors son appât avec la main gauche (s’il est droitier bien sûr sinon c’est l’inverse) en tirant sur le fil sorti du moulinet. Pour se dissimuler aux yeux de dame fario il faut alors posséder une grande canne dont la longueur peut être comprise entre 3,5 et 5 mètres. Sur les cours d’eau moyens on s’approche d’une certaine forme de pêche au lancer et ainsi la canne peut se contenter de 2,5 à 3 mètres de longueur car l’animation sera transmise par de petits coups de poignée. La canne, tenue presque à la verticale, communiquera les mouvements saccadés au vairon ayant pour conséquence de faire bondir ce dernier et de le faire taper sur le fond dans un mouvement irrésistible. On peut bien sûr pêcher avec cette même longueur de canne sur les grands cours d’eau mais une canne un peu plus longue est préférable. 3,5 ou 4 mètres sont des longueurs idéales pour arriver à soustraire du courant une grande partie de la bannière pour ne laisser que l’extrémité de la ligne noyée dans l’eau. Ainsi le vairon mort possède une nage bien plus naturelle que lorsque la ligne est presque totalement immergée.

2ème critère : l’action

L’action est caractérisée par la courbure que prend la canne lorsque le pêcheur anime son vairon, qu’il ferre la truite, qu’il conduit la lutte avec celle-ci et qu’il mène sa prise à l’épuisette ou à sa main. Sur de petits cours d’eau, la canne longue doit posséder une action de pointe très marquée. La raideur de cette dernière autorisera un ferrage instantané et permettra de sortir une truite d’autorité de l’eau. Il est vrai qu’une canne de ce type pourra surprendre par sa raideur prononcée mais elle est nécessaire pour les tout petits cours d’eau. En ce qui concerne le rivières moyennes et les grands cours d’eau l’action de la canne se devra d’être un peu plus souple tout en conservant toutefois une bonne action de pointe. Car chaque coup de poignet devra faire réagir la monture et donc animer le vairon. Cette action de pointe associée à une relative souplesse permettra de décoller doucement le vairon du fond mais les tirées sont plus amples et les bascules moins nettes.

3ème critère : la puissance

La puissance d’une canne c’est la capacité qu’a celle-ci de faire travailler facilement le vairon mort et à brider fermement une belle truite. On qualifie habituellement la puissance d’une telle canne par le poids de la monture associé à celui du vairon que l’on va utiliser. Pour pêcher en grandes rivières, c’est à dire loin et parfois par grandes profondeurs la monture devra être assez lourde. C’est le cas également pour prospecter les rivières aux courants rapides et tumultueux. Inversement, pour pêcher de petites rivières, des plages peu profondes et des eaux pas trop rapides, il faudra cette fois ci utiliser une monture assez légère. En règle générale une canne de faible puissance peu porter entre 5 et 10 gr. Cependant ce type de canne n’est pas très répandu dans les modèles spécifiques à la pêche au vairon mort manié et il conviendra de s’orienter d’avantage dans les modèles de cannes prévus pour le lancer léger. Les modèles de cannes que l’on trouvera le plus souvent chez nos grands distributeurs de matériel de pêche auront une puissance souvent comprise entre 10 et 20 gr et qui conviendront le mieux pour une rivière moyenne. En ce qui concerne les cannes plus puissantes vous pouvez opter pour une puissance comprise entre 20 et 40 gr, ce qui correspond à la puissance moyenne des cannes à poisson mort manié destinées aux carnassiers. Mais attention toutefois car des cannes aussi puissantes sont bien évidemment plus raides, ce qui n’est pas sans conséquence pour propulser un petit vairon fragile monté sur sa monture.

4ème critère : l’équilibre

On tient communément sa canne avec sa main droite, les doigts serrés sur le pied du moulinet, le talon étant bloqué sous l’avant bras. C’est sous cette position que la pêche est la moins fatiguante et que le ferrage développe le plus d’énergie. On dit qu’une canne est bien équilibrée quand son centre de gravité se trouve le plus près possible de la main qui tiens la canne. Cette notion d’équilibre se traduit par une impression de légèreté de l’ensemble canne/moulinet. Ceci est d’autant plus important que la canne est raide et longue car une canne légère possède toujours un meilleur équilibre qu’une canne raide. Un porte moulinet à bague plutôt qu’à vis permet idéalement d’ajuster la position du moulinet sur cette dernière et affiner l’équilibre de l’ensemble en fonction du poids de chacun d’eux. C’est un bon équilibre qui renforcera la maniabilité de la canne.

5ème critère : la fabrication

Un modèle spécifique est une canne technique qui ne souffre pas de médiocrité. Elle doit être construite dans une fibre de carbone à haut module pour une meilleure action et une plus grande légèreté. Les anneaux seront nombreux - au moins 7 pour une canne de 3 mètres - et déportés de la canne pour éviter le collage du fil sur la fibre. Les anneaux monopatte que l’on trouve classiquement sur les bons modèles sont parfaits. L’habillage général de la canne est important et sera agrémenté d’une poignée liège de 22 à 23 mm de diamètre et d’un vernis mat pour éviter de faire fuir une truite avant même d’avoir lancé son vairon. Ce type de canne est couramment proposé en 2 brins mais ma préférence va à celle fabriquée en 3 ou 4 brins pour une facilité d’approche et de transport. Selon les longueurs, un modèle d’une marque reconnue peu coûter entre 75 et 230 Euros : ce qui est raisonnable pour un outil spécifique de qualité.

 
 
 

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