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Influence lunaire
 

Tenez-vous compte des phases de la lune et des pressions atmosphériques pour prévoir vos parties de pêche ?

 

Pour répondre honnêtement à votre question je dois bien avouer que je ne conditionne pas mes parties de pêche en fonction des paramètres lunaires ou barométriques car dès que je le peux, dieu merci assez souvent, je pêche. Cependant il est vrai que ces deux éléments ont une influence évidente sur les résultats d’une partie de pêche. En ce qui concerne l’influence de la lune, une étude américaine a clairement mis en évidence l’importance des cycles lunaires sur l’activité de certains organismes (généralement des invertébrés). Sans aller trop loin dans les détails, on peut cependant dire qu’il existe deux théories qui prévalent dans ce domaine. L’une défend l’hypothèse d’une périodicité exogène : les animaux seraient sensibles aux changements subtils et périodiques de la planète, telle que la force gravitationnelle. les marées (donc la lune) ou le champ électromagnétique terrestre. Ces forces sont supposées synchroniser le comportement des organismes. L’autre théorie défend, au contraire, une périodicité endogène : les organismes seraient dotés d’une "horloge biologique interne" qui détermine les changements physiologiques et comportementaux. Des stimuli externes réajustent périodiquement l’horloge interne, de sorte que l’animal est toujours synchrone avec les phénomènes extérieurs. Les forces lunaires pourraient, selon les tenants de cette théorie, agir comme un synchroniseur. Inutile de vous préciser que si les deux théories ont toujours des partisans, c’est que, parmi toutes les expériences effectuées, certaines sont favorables à la théorie endogène et d’autres à la théorie exogène.

Difficile donc de se faire une opinion tranchée. Cependant, dans l’une ou l’autre de ces théories, on voit que le cycle lunaire peut tenir un rôle. Et c’est bien ce qui nous intéresse. Qu’il agisse sur des invertébrés est une chose. Mais les poissons sont à un niveau supérieur. Sont-ils directement influencés ou le sont-ils indirectement par le biais des invertébrés qui eux-mêmes influencent les poissons fourrage, démarrant ainsi tout un processus alimentaire ? Comment savoir ? Toujours est-il que, directe ou indirecte, l’influence de la lune peut s’expliquer de façon plus ou moins rationnelle. Cependant, les différentes théories échafaudées à partir de ses constatations, tel que les tables solunaires (James Alden Knight), ne me paraissent pas être très fiables à l’heure actuelle : en étudiant de près les différentes tables solunaires éditées (J.A. Knight, D. Hannon, R. Manns) on constate de réelle discordance. D’un point de vue statistique strict, l’influence des périodes lunaires n’est pas significative. De plus toutes les analyses sont basées sur le taux de captures bruts sans tenir compte de l’effort de pêche qui peut être plus important les jours prédits favorables (mais comment faire autrement ?). On peut néanmoins dégager un avis général quand on interroge différent auteur halieutique qui se sont penchés sur le sujet : La pleine lune est reconnue pour ne pas être très favorable à la pêche mais c’est par contre pendant cette période que les captures sont les plus grosses. En ce qui me concerne j’adhère complètement à cette opinion et je pourrais même ajouter que c’est en période de nouvelle lune que j’ai fait mes plus belle pêche.

Pour ce qui est de la pression barométrique j’avoue ne pas avoir fait de réelles constatations plausibles sur cette influence en ce qui concerne la truite.

Je pense sincèrement que les cycles lunaires et la modification de pression atmosphérique font partie de variables environnementales parmi d’autres. Leur donner plus d’importance que la température, la turbidité de l’eau, le débit ou la luminosité n’est ni raisonnable ni réaliste. J’accorde en effet beaucoup plus d’importance à ces autres paramètres dont j’ai pu constater l’efficacité et la régularité. Les périodes d’activité alimentaire peuvent, bien sûr, à certaines occasions, être dictées par une variable qui prédomine sur les autres. Mais, elles le sont le plus souvent par des combinaisons de variables qui agissent en synergie. Ainsi, s’il n’est pas utopique et illusoire de s’intéresser aux phases lunaires ou aux variations barométriques avant d’aller à la pêche, il ne faut surtout pas les extraire du contexte général et de l’ensemble des conditions environnementales du moment. Mais pour réussir une pêche, il est une variable capitale sur laquelle la lune n’a pas d’effet. C’est ce que vous allez faire canne en main.

 
 
 

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