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Les bas de ligne à noeuds
Publié en ligne le mardi 10 juin 2003
 

Le Bas de ligne à nœuds, successions de brins de nylon de longueurs et de diamètres différents noués les uns aux autres, est un élément essentiel dans la pêche à la mouche. Il transmet l’énergie du lancer à la mouche. Outre cet aspect cinétique, c’est lui qui assure, la précision et la rapidité du posé, et doit également garantir une présentation optimale de la mouche afin d’éviter le dragage.

Texte Laurent LELOUP

Photos Jean-Pierre JURADO, Christophe BOUET et RAGOT

 

Dans le commerce il existe des bas de ligne, bien différents les uns aux autres, de part leurs caractéristiques spécifiques.

Les bas de ligne tressé et ou tissés

Ils sont réalisés, en vrillant entre eux plusieurs brins de nylons de faible diamètre. En raisons de leurs structures creuses, ils nuisent à une bonne transmission d’énergie. Ce sont des bas de ligne qui accrochent les impuretés et ont ainsi tendance à couler. Ils demandent donc, un parfait graissage en cours de pêche. Cependant, relativement élastique, ils évitent de nombreuses casses.

Les bas de lignes en queue de rat

C’est un mono filament conique, qui est étiré comme un « élastique », jusqu’à la longueur désirée. Il mesure généralement de 2,5 mètres à 3 mètres. De par sa conception il est impossible de le modifier.

Les Bas de ligne à nœuds

Le bas de ligne à nœuds est le plus couramment utilisé par les pêcheurs. Il est réalisé, par des brins de nylons de différentes longueurs, et de différents diamètres, reliés entre eux par des nœuds, de façon décroissante. De par sa conception il est facile à modifier et permet de s’adapter ainsi à toutes les conditions de pêches rencontrées.

Les qualités d’un bon bas de ligne

Tout d’abord, un bon bas de ligne, est un bas de ligne équilibré, qui est adapté aux conditions de pêche rencontrées. Il doit pouvoir assurer le bon passage en douceur d’un diamètre à l’autre, des différents brins de nylons, sans provoquer de rupture du mouvement, pour garantir un posé très délicat de la mouche, puis une présentation sans faille, afin de défier la méfiance de la truite. Car après plusieurs dérives sur le même poste, il est certains que celle-ci hésitera alors à se manifester. Les premières dérives sont alors primordiales afin de déclencher l’attaque du poisson.

Equilibre d’un bas de ligne

3 éléments indispensables, sont à prendre en compte pour l’élaboration d’un bas de ligne. Sa longueur, sa conicité et sa souplesse.
-  La longueur : En petite rivière, il est rarement nécessaire de pêcher à des distances supérieures à 10 mètres. Les dérives se font souvent sur de très courtes distances. Bien souvent, vous pêchez dans les cuissardes, et seul le bas de ligne et au contact de l’eau. Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser dans ces conditions de pêche des bas de ligne très longs. Utilisez alors de préférence des bas de ligne court. En grande rivière, il est nettement plus favorable d’utiliser des bas de ligne beaucoup plus long, afin d’avoir une meilleure maîtrise de la dérive et d’éviter le dragage.

-  La conicité : D’une façon générale plus votre bas de ligne est conique et plus celui ci est rapide. Un bas de ligne conique sera un bas de ligne créateur d’énergie. A l’opposé, un bas de ligne à faible décroissance conique, sera un bas de ligne lent, considéré comme conservateur d’énergie. Ainsi en jouant sur la conicité du bas de ligne vous obtiendrez des bas de ligne plus ou moins rapide selon les besoins rencontrés en conditions de pêche. Les modèles les plus lents sont parfaitement adaptés aux grandes rivières et aux poissons sélectifs. Ils permettent des posés tout en douceur. Les modèles les plus rapides sons plutôt réservés, aux pêches de précision à courtes distances.

-  La souplesse : En action de pêche, la soie se pose d’abord la première, entraînant derrière elle le bas de ligne, puis la mouche, et cela tout en douceur, grâce à un bas de ligne parfaitement équilibré. Cet équilibre dépend non seulement de la conicité du bas de ligne et de sa longueur, mais aussi de la souplesse du nylon. Concernant la souplesse d’un nylon, un grand principe s’applique. Plus celui-ci est fin plus il est souple.

Constitution d’un bas de ligne

Le bas de ligne est en fait constitué de 2 parties : le corps de ligne et la pointe.

Le corps de ligne part de l’extrémité de la soie pour finir à l’avant dernier brin du bas de ligne. Afin d’obtenir un déroulement sans rupture du bas de ligne, le premier brin de celui-ci doit être environ de 20 à 40 % du diamètre de la soie. Pour une soie dont l’extrémité est de 60/100ème le diamètre du premier brin du bas de ligne devra être constitué entre, du 48/100 éme et 36/100 éme. En outre la soie étant plutôt raide les brins du corps de ligne devront être constitués de nylon à tendance raide et moyennement élastique ; afin de faire l’intermédiaire sur la pointe du bas de ligne, qui elle est constituée de nylon plutôt souple et élastique. Souple pour éviter le dragage, et élastique pour assurer un bon ferrage, et combattre le poisson. Pour le corps, que l’on est rarement amené à modifier, j’utilise un nylon fiable, résistant à l’abrasion et à l’effet du vrillage. A ce titre, je vous conseille vivement l’utilisation du MAXIMA. Le MAXIMA cumule les qualités précédemment évoquées : élasticité moyenne, bonne raideur, remarquablement amnésique et bonne tenues aux nœuds.

Pour la pointe, utilisé de préférence le PLATIL, Nylon doté d’une bonne élasticité et amnésique au vrillage. Un nylon italien, le FLING, que j’ai eu la possibilité de tester il y a peu, m’est apparu comme un nylon souple, de bonne résistance et sans mémoire. Vous pouvez aussi utiliser le fil SEMPE, bien connu des pêcheurs au « TOC », qui lui aussi cumule les qualités indispensables à un nylon de pointe.

Quelques formules

En pratique, il vous suffira de 4 ou 5 bas de ligne de rapidité et de longueurs différentes, afin de pouvoir faire face à toutes les conditions de pêche. Vous aurez aussi la possibilité avec des bas de lignes à nœuds de pouvoir modifier leur réalisation de départ en augmentant une longueur de brin, ou en augmentant le diamètre de votre pointe. Alors n’attendez pas d’être au bord de l’eau, préparez chez vous vos bas de ligne. Vous gagnerez ainsi du temps en action de pêche et la possibilité d’exploiter plus de poste. Vous mettrez ainsi plus de chance de votre côté afin de piéger dame fario.

-  Bas de ligne rapide, mouche sèche en eaux rapides : 60 cm de 45/100, 50cm de 35/100, 40 cm de 25/100, 30 cm de 20/100, 20 cm de18/100, 20 cm de 16/100, 0,5 à 1 m de 12 ou 14/100.

-  Bas de ligne lent, mouche sèche en grande rivière : 60 cm de 50/100, 55 cm de 40/100, 45 cm de 30/100, 40 cm de 25/100, 35cm de 20/100, 30 cm de 18/100, 25 cm de 16/100, 60 cm à 1,5 m de 12/100

 
 
 

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