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La nymphe au fil
Publié en ligne le dimanche 23 février 2003
 

Lorsque dans certains cas la pêche à la nymphe à vue est impossible, la couleur du fond ou la teinte de l’eau empêchant de voir le poisson, il faut avoir recours à la nymphe "au fil". Cette pêche d’aveugle que connaît particulièrement bien Jean-Pierre GUILLEMAUD, plus connu des pêcheurs sous le pseudonyme de PIAM, est particulièrement subtil et oblige à la plus grande concentration tant la perception de la touche demeure délicate.

Texte Christophe BOUET

Photos Philippe MOULIN, Rémi FAURICHON et Christophe BOUET

 

Lorsque l’on parle de pêche au fil, les moucheurs savent immédiatement que l’on a affaire à une pêche à la nymphe. Cette pêche, même si elle n’a ni l’attrait ni la qualité de la pêche à vue permet de faire face à de nombreuses situations qui n’autorise pas la pêche classique à la nymphe. Même si cela est dommage, il serait utopique de penser voir le poisson à chaque fois que nous allons pêcher à la nymphe. Pour ne manquer aucune occasion de pêche nous exploiterons donc la pêche au fil lorsque, pour une raison ou une autre, le poisson n’est pas visible : c’est le cas notamment dans les eaux brunes de beaucoup de rivières granitiques Françaises qui ne permettent que très rarement d’apercevoir une truite. Lorsque l’on connaît bien son parcours on peut cependant on peut néanmoins espérer surprendre quelques mouchetées sur les fins de lisses, sur les bordures peu profondes ou lorsque des conditions particulières les font s’approcher très près de la surface. Dans tous les autres cas la pêche au fil est indispensable.

En fonction des circonstances

Chacun sait que suivant l’exposition du cours d’eau, nous pouvons ou ne pouvons pas voir le poisson à certaines heures de la journée. Cela dépend bien sûr de la position du soleil par rapport à la rivière qui permet également à la truite en poste de voir ou de ne pas voir le pêcheur. A partir de ces données, il sera quelquefois nécessaire de ne pas prendre le risque de faire fuir le poisson en essayant de le voir alors que la lumière est défavorable, mais plutôt de le tenter en pêchant au fil. Lorsque le vent ride la surface, situation courante, et en particulier sur les grands plats, il est très souvent préférable de pêcher assez loin au fil que de trop s’approcher pour tenter de voir un poisson qui sera parti avant même que notre œil ne le surprenne. Tôt le matin ou tard le soir, les truites s’approchent fréquemment des bordures. Mais comme la lumière est faible, il paraît inutile d’essayer de repérer "son" poisson. Il serait néanmoins dommage de ne pas pêcher à la nymphe en ces heures de la journée car l’activité des larves subaquatiques est souvent importante et l’agressivité des truites à son maximum.

Une touche difficile à repérer

Dans ces conditions, le repérage de la touche est assez difficile. Pour certains, pêcher au fil, c’est comme pêcher au bouchon. Il suffirait d’observer son bas de ligne et lorsque celui ci plonge, de ferrer. En fait, cette situation est plutôt rare. Comment l’expliquer ? Notre leurre est un plomb, ce qui signifie que, sauf si nous sommes en présence de poissons sortis fraîchement d’une pisciculture, la nymphe sera recrachée avec une rapidité proportionnelle à la qualité sauvage de la truite. Par ailleurs, pour que la touche soit nette, il faudrait que le bas de ligne soit toujours très tendu. Exemple : dans la pêche au coup, les touches sur le bouchon sont d’autant plus précises que la ligne est bien lestée et l’appât bien en pointe. Cependant, chacun a pu expérimenter que c’est pendant les relâchers que l’appât est le plus souvent engamé. Les relâchers étant très court et effectués en bout de canne, le pêcheur au coup doit être rapide pour ferrer, mais a deux avantages par rapport au pêcheur en nymphe : d’une part il est directement en contact avec son esche (la soie ne traînant pas sur l’eau) et d’autre part son appât est réel et, par conséquent, mieux pris et mieux conservé. Si j’ai établi cette comparaison avec la pêche au coup, c’est pour bien mettre en évidence que si quelquefois la touche à la nymphe est nette et précise cela reste néanmoins l’exception. Car la truite répugnera toujours à prendre une nymphe en bout de bas de ligne trop tendu.

Comment déceler la touche ?

Comme je viens de l’évoquer dans le paragraphe précédant, si vous vous attendez à percevoir une touche franche et nette vous courrez à la catastrophe. En effet, à peine une touche sur dix sera bien franche. Quand par exemple la truite est surprise et attaque très vite la nymphe avec voracité comme s’il s’agissait d’un vairon, quand elle attaque de loin et est emportée par la vitesse ou quand enfin le bas de ligne a été tendu momentanément par le courant et que l’attaque du poisson le stoppe net. Dans les autres cas, d’ailleurs passées inaperçus à l’œil du novice, notre belle mouchetée y regardera à deux fois et le ferrage deviendra alors beaucoup plus intuitif.

Dans ces conditions, quels indices permettent de détecter l’attaque ?

Les cas de figures sont multiples et impossibles à tous répertorier. L’intuition et l’expérience du pratiquant favoriseront bien entendu la réussite. Cependant, afin de conserver une idée relativement simple de la technique, il est possible de donner un conseil apparemment banal et sans réelle valeur à première vue mais qui permettra sans doute au débutant de se forger sa propre expérience. Chaque fois que quelque chose se passe dans l’environnement de votre nymphe, il faut ferrer. Très vite, le néophyte aura en tête certaines situations qui lui auront permis une capture. Et puis, quel problème cela pose-t-il que de ferrer dix fois dans le vide ? Pour les impatients on peu citer certaines situations assez conventionnelles parmi un ensemble infini de cas de figure. Dans peu d’eau, il sera possible de voir le déplacement de la truite ou de déceler un éclair blanchâtre, un remous peu se produire (difficile à appréhender si la nymphe est très loin) ou bien le fil peu se déplacer légèrement ou tout simplement marquer un infime arrêt. Dans une eau plutôt profonde le fil est souvent le seul indice, mais afin de manquer le moins d’opportunités possibles, le bas de ligne sera travaillé sans cesse afin de multiplier les occasions d’attaque du poisson, et aussi de supprimer au maximum les possibilités de prise de la nymphe sans indice visible sur le bas de ligne. Je tiens à préciser que la pêche en nymphe est une pêche qui se situe toujours vers l’amont, soit trois quarts amont, mais jamais ver l’aval. La pêche vers l’aval où le leurre est tiré à contre-courant ne fait pas partie de la pêche en nymphe.

Quel matériel ?

Il ne faut pas de matériel spécifique pour la pêche au fil. Celui utilisé pour la pêche en nymphe ou en sèche peut parfaitement convenir. La contrainte essentielle me paraît être la longueur du bas de ligne (entre 5 et 6 mètres) et la finesse de la pointe (de 8 à 12 centièmes). La combine pour arriver à mieux suivre son nylon des yeux est assez simple : Il suffit de graisser le bas de ligne sur une longueur que l’on déterminera en fonction de la profondeur à laquelle on veut pêcher. On peut également intercaler un morceau de fil fluo entre deux segments du bas de ligne ou placer sur ce dernier un morceau de laine blanche ou rouge, du polypropylène ou n’importe quel autre matériau flottant sur un point précis du bas de ligne. Il faut tout de même savoir que si la détection des indices d’attaque est plus aisée avec ce style de repère, la grossièreté du procédé n’en est pas moins gênante en certains cas, et peut même effrayer le poisson. De plus, lorsque l’on vient à se servir d’un bouchon comme repère visuel, pourquoi s’évertuer à lancer avec difficulté un ensemble déséquilibré et lourd alors que l’on pourrait le faire bien plus simplement avec une grande canne et un moulinet à tambour fixe !

Il en faut toutefois pour chacun, puisque l’on dit fréquemment que tous les goûts sont dans la nature, mais à un certain degré, on est en droit de s’interroger sur la dérision de tel ou tel choix et sur l’opportunité du matériel retenu pour la pratiquer.

 
 
 

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