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Ultra-léger : Lancez-vous ! (2nd partie)
Publié en ligne le mardi 2 juin 2009
 




Christophe Chambon, spécialiste de la pêche à l’Ultra-Léger, nous avait fait part de sa vision de la technique de pêche dans le mois dernier.
Il restait toutefois à aborder le choix des leurres et d’une manière générale tout ce qui va pouvoir nous servir à tromper la méfiance bien connue de notre belle mouchetée dans les eaux généralement basses et claires ou la technique de l’Ultra-Léger prend alors toute sa dimension.

Texte et photographies Christophe Chambon.

 

Afin d’être au plus près de la réalité, nous décrions plutôt écrire « les leurres et les appâts » tant le choix des choix de ce qui va pouvoir « garnir » l’extrémité de notre ligne va être important. Car nous pourrons effectivement utiliser un grand choix de leurres mais aussi d’appâts naturels lors de la belle saison.
Dans un premier temps nous nous intéresseront aux leurres artificiels ou gravite 3 grandes familles : les cuillers tournantes, les poissons nageurs et les streamers.
Les cuillers tournantes exerce toujours sur moi un véritable mystère puisqu’utilisées depuis des dizaines d’années, elles continuent de prendre autant de truites....et vu les résultat que l’on obtient encore il n’y a pas lieu que cela cesse ! Certains ne pêchent même qu’avec ce type de leurre tout au long de la saison et s’en sortent ma foi pas mal du tout !
Pour l’ultra léger, on les choisira en taille 0 ou 00 si l’on se réfère aux tailles du fabricant historique Mepps et en taille 1 ou 2 chez Panther Martin. Pour rappel, une Mepps Aglia nnuméro 1 pèse 3.5 g. (donc hors du champ de l’Ultra-Léger) alors qu’une numéro 0 pèse 2g chez le même fabricant. En revanche, la proportion n’est pas la même chez Panther Martin puisqu’une cuiller numéro 1 pèse 1/32 oz. soit environ 0.9 g. et une numéro 2 fait 1/16 oz. soit environ 1,8 g. En début de saison par eaux fortes, les palettes en forme de « feuille de saule » permettent de pêcher plus creux en tournant lentement autour de leur axe et ont l’avantage de rester sur le fond même en pêchant vers l’aval. J’aurais plutôt tendance à garder les modèles papillonnant de type « palette oblongue » pour les eaux plus chaudes mais ce n’est pas une règle absolue.
En ce qui concerne les coloris le sujet est particulièrement vaste et fait parler beaucoup de pêcheur qui donnent chacun des avis très différents sur le sujet et même parfois complètement opposés ! Force est de constater que l’on prend des truites avec tous les coloris possibles et inimaginables, de l’argent au doré en passant par le noir, le vert, les teintes holographiques. La règle la plus communes et qui ressort majoritairement de toutes les théories annoncées sont d’utiliser par temps clair (entendez par là un temps lumineux) des teintes sombres ou dorés et par temps sombres (nuageux) des teintes plus lumineuses comme de l’argenté par exemple. Mais ce n’est pas forcément une règle à adaopter systématiquement et j’irais presque jusqu’à avouer que je l’a transgresse régulièrment.
En effet, l’été, j’aime bien les teintes noires avec une « mouche » sur l’hameçon qui me donne entière satisfaction et à qui je dois bien des émotions. Certains jours « de folie », la cuiller est prise dès la tombée dans l’eau (d’où l’intérêt d’avoir un pick-up de moulinet fonctionnant parfaitement) et on a dans ces circonstances l’infime conviction que dans ces moments-là que la précision, la discrétion et la rapidité d’action sont bien plus importantes que la couleur. Pour les bricoleurs, rien ne vous empêche empêche de personnaliser vos palettes à l’aide de peintures à maquette et de réaliser vos même vos teintes. Ainsi, vous aurez l’assurance de pêcher avec des leurres en lesquels vous « croyez » puisqu’il seront le fruit de votre expérience. Et c’est aussi un sérieux facteur de réussite !
Depuis l’apparition des premiers et désormais célèbres Rapala, les poissons nageurs n’ont cessé d’évoluer. Véritables œuvres d’art pour certains, nous sommes arrivés pour certains produit à un véritable délire « artistique » sur le plan financier ! Là aussi, évidemment, c’est du 3 g. maximum ! Il en existe en balsa, en plastique, certain ont des billes bruiteuses, des corps opaques, translucides, ils sont flottant, coulant ou même « suspending », possèdent des bavettes ou non, plongent rapidement, un peu, moyennement, beaucoup... bref, il y en a pour tous les goûts, tous les postes et toutes les bourses. les streamers sont également une valeur sûr en été. On peut bien sûr utilisé ceux qui sont vendus dans le commerce et destinés à la pratique de la pêche à la mouche mais ont peut aussi les « monter » soit même avec ou sans hélice en tête.
Les essais de leurres souples style « mini shad » monté sur hameçon simple avec un « casque » en tête ne m’ont pas encore convaincu. Pour les modèles que j’ai eu à essayer, j’aurais à regretter leur fâcheuse tendance à nager « ventre en l’air »....façon poisson mort...beurk ! pas très ragoûtant. Je pesne toutefois que ce type de leurre demande des essais plus approfondi et je suis encore loin d’avoir dit mon dernier mot en la matière.

Dernière mise en garde

Je l’évoquais dans mon avant propos, l’Ultra léger est particulèrment « meurtrier » et notamment dès le mois de mai ou juin. Certains jours, les truites sont totalement « folles » de ces micro-leurres et on a l’impression que chaque poste « donne », le leurre étant happé dès sa tombée dans l’eau. Il est tentant ces jours-là (et ils sont nombreux à l’Ultra-Léger où l’expression « power fishing » prend tout son sens tant les lancers devront être rapides ...mais précis !) de vouloir faire un « carton ». Je voudrais donc vous mettre en garde et simplement vous demander de rester raisonnable et de penser à l’avenir en ne prélevant qu’avec parcimonie, ou mieux encore en remettant toutes vos prises à l’eau. Les lanceurs (les « ferrailleurs » comme disent leurs détracteurs) sont quelquefois mal perçus, cela vient en grande partie du fait qu’ils pêchent « efficaces » alors ne scions pas la branche sur laquelle nous sommes assis.
Même si les truites sont souvent piquées au bord de la gueule, je ne saurait que trop vous conseiller d’écraser les ardillons des hameçons (c’est un minimum !) et de changer les triples des cuillers par des hamçons simples. Certains coupent même une des branches des triples de leurs poissons nageurs....car il faut savoir que l’Ultra Léger n’est pas regardant et ces tout petits leurres ne sélectionnent pas la taille des prises. Ainsi, on prend régulièrement des truitelles sur certains secteurs. C’est le seul reproche qu’on peut lui faire...et il est important d’en avoir conscience pour armer de manière intelligence nos leurres !
J’ai encore en mémoire une sortie faite un 5 juillet avec deux compagnons sur un petit ruisseau creusois. L’un pêchait au toc de façon préhistorique (on était loin de la technique fine que l’on pratique maintenant de plus en plus), l’autre au lancer léger (classique pour la saison en 14 ou 16/100 et cuiller numéro 1). J’ai dû arrêter la pêche au bout d’une heure à peine ayant déjà pris 13 « bébés » farios sauvages. Ces dernières ne résistaient pas à une Mepps Aglia dorée numéro 00 dès qu’elle tombait à l’eau. Chaque poste prospecté était occupé par une truite mordeuse. Ce jour-là, j’étais content d’avoir des hameçons simples sans ardillons !
Pour clotûrer ma petite anecdote, le toc, lui, n’avait rien donné et le lancer léger non plus. Ecartons le fait que la technique ancestrale de mon compagnons « tocqueur » n’avait peu être pas arrangé les choses, il était fort probable que ces poissons « détalaient » très certainement dès que les 3,5 g. de cuiller de mon autre ami tombaient à l’eau....et pourtant elles étaient là, prêtes à s’en saisir ! Alors amis pêcheurs, pêchons raisonnable.

 
 
 

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