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Choisir sa canne pour débuter
Publié en ligne le dimanche 2 novembre 2008
 




Un débutant pourra apprendre à lancer une mouche artificielle assez facilement et en quelques heures pour peu qu’il soit motivé et qu’il possède bien évidement une canne qui lui convienne.
Voici donc un petit récapitulatif de se qu’il faut savoir pour être guidé dans l’achat d’une canne qui accompagnera le néophyte dans ses premiers pas au bord de l’eau.

Texte Christophe Bouet
Photographies Philippe Gonnand, DR et Christophe Bouet

 

La pêche à la mouche à ce côté magique qui fait qu’elle attire de nombreux adeptes tous les ans mais qui en freine aussi certains d’entre eux à cause de cette fausse réputation d’être d’une part une pêche difficile et d’autre part que le bon matériel, et notamment la canne, coûte fort cher.
Cet ancien préjugé qu’il est bon de faire disparaître rapidement n’a pu lieu d’être et vous trouverez sans aucun problème chez les détaillants en articles de pêche et dans les grandes surfaces spécialisées du matériel « mouche » très performant, agréable à utiliser, solide et esthétique à la fois et d’un prix très abordable. Ainsi, le débutant dispose d’un large choix de cannes à mouche qu’il pourra choisir en fonction des conditions habituelles de pêche qu’il aura à rencontrer par la suite et de bonne qualité pour qu’il puisse apprendre correctement et progresser rapidement.
Même s’il existe des techniques de pêche à la mouche très particulières, un débutant commence rarement à pratiquer ces modes de pêche qui imposent du matériel spécifique. Ainsi, pour s’initier, il est conseillé de fixer son choix sur une canne classique de type « truite » pour la rivière.

Les matériaux

Pratiquement toutes les cannes sont fabriquées sur une base de fibre de carbone leur conférant un faible poids, des propriétés mécaniques très acceptables et un prix qui ne cesse de baisser. Il est bien évident que le coût d’une canne est essentiellement lié à la qualité du carbone qui la compose car elle peut être très différente en fonction du module, lequel s’exprime en pourcentage. Sachez toutefois que plus le module est élevé et plus le carbone employé possède des caractéristiques mécaniques importantes.
En ce qui concerne les autres matériaux comme le Boron, les mélanges de fibres de carbone et de Kevlar ou encore le bambou refendu, ils restent des matériaux relativement coûteux qui ne correspondent pas forcément avec un premier achat.

L’action

La canne sert avant tout à propulser sa mouche à l’endroit souhaité et elle se doit donc de répondre avec précision à nos sollicitations. C’est en quelque sorte le prolongement de notre bras et c’est son action qui devra être en harmonie avec votre type de pêche et votre tempérament. Il existe 3 grands types d’action : Les actions paraboliques, les semi-paraboliques ou semi-rapides ou encore progressives et enfin les actions de pointe.
Ces dernières sont dites aussi action rapide car elles ne se courbent principalement que sur l’extrémité supérieure du scion. Ce sont des cannes destinées en règle générale à la mouche sèche et à la nymphe. Elles entrent en action très rapidement et il ne faut pas hésiter à les « pousser » pour les faire travailler correctement.
Les cannes progressives ou d’action intermédiaire sont des modèles que l’on pourrait recommander aux débutants pour apprendre à lancer et à pêcher. L’action de ces cannes concerne la moitié haute de celle-ci. Elles conviennent indifféremment à toutes les pêches à la mouche et « encaissent » bien les erreurs de lancer.
Les cannes d’action lente quand à elles sont vraiment d’une utilisation spécifique. Elles sont dites paraboliques car elles travaillent sur pratiquement toute leur longueur. Elles restent réservées à la pêche en mouche noyée et je ne vous la conseillerais pas pour commencer car elle est peu polyvalente.

La puissance

Cette valeur à une très grande importance et elle indique le ou les numéros de soie que la canne est capable de lancer efficacement et agréablement sans fatigue excessive du bras du pêcheur. En règle générale, on trouve soit un seul numéro soit une fourchette de numéros comme par exemple 5-6 ou 4-5. Pour la truite, une canne pouvant propulser un numéro 5 sera un bon compromis et pourra s’adapter un peu partout. Toutefois, pour débuter, une canne recevant une soie numéro 6 sera préférable car l’apprenti moucheur pourra ressentir plus nettement le travail de la canne lors du lancer. Il est important de bien respecter les inscriptions portées sur la canne pour les numéros de soie car une canne surchargée par un numéro supérieur à celui préconisé rendrait votre lancer très imprécis et tout aussi mauvais à l’inverse avec un numéro de soie inférieur à celui préconisé.

La longueur

La longueur d’une canne à mouche est toujours indiquée en pieds. C’est une mesure anglaise dont l’unité correspond à 30,48 centimètres très exactement.
Pour les plus jeunes, on débutera de préférence avec une canne de 8 pieds ½ (environ 2,60 mètres) pour une soie de 5. Il aura là une canne très polyvalente et agréable à manier. Pour un adulte, une canne de 9 pieds portant également une soie de 5 ou 6 sera plus adapté à sa morphologie. C’est à mon sens le meilleur équipement pour prospecter toute sorte de cours d’eau que l’on rencontre habituellement. C’est d’ailleurs dans ces longueurs et cette puissance que vous trouverez le plus grand choix.

Le poids

Une canne à mouche surprend toujours lorsqu’on la saisit dans les rayons d’un magasin. Toutefois, même si elle ne semble rien peser alors qu’elle se trouve dans son fourreau, il en est tout autre lorsqu’elle est monté au bord de l’eau et que l’on pêche avec pendant de longues heures.
Il est donc, comme pour toute les techniques de pêche d’ailleurs, préférable de choisir une canne plutôt légère afin de profiter au maximum de son matériel pour vous éviter une fatigue inutile et de favoriser la précision du lancer.
Une canne de type « truite » de 9 pieds ne doit jamais dépasser les 110 grammes et 100 grammes pour une 8 pieds ½. Si vous trouvez moins, c’est bien sûr parfait.

La poignée

Toutes les poignées sont fabriquées en liège, matériau traditionnel, solide, beau et très agréable au toucher. Il existe un grand nombre de forme de poignée dont les plus communes sont celles en forme de « cigare ». La forme n’a pas une grande importance même si on finit toujours par avoir une préférence. L’important est de bien « sentir » sa prise en main et que le diamètre de celle-ci corresponde à la taille de votre main. Pour les pêcheurs qui ont de grandes mains, le diamètre de 28 millimètres sera plus adapté alors que 25 millimètres sera conseillé aux autres ainsi qu’aux enfants.
Le porte moulinet sera de préférence à vis car les systèmes à bagues, même s’ils sont esthétiques, ne permettent pas une bonne tenue du moulinet. C’est d’ailleurs un système qui tend à disparaître de plus en plus.

Les anneaux

Ils se présentent sous différentes formes, monopattes, avec ou sans insert de céramique ou plus traditionnellement serpentiforme dits également snakes. Les matériaux de fabrication les plus performants sont l’acier chromé dur, la céramique et l’oxyde d’aluminium. Il faut surveiller tout particulièrement la qualité de l’anneau de départ et l’anneau de pointe qui doivent être de très bonne qualité. En effet, ils subissent de grandes pressions et leur qualité est primordiale sous peine de voir la soie s’érailler très rapidement. Le nombre d’anneaux pour une canne de 9 pieds est d’environ 10 à 12 et garantit un guidage correct de la soie afin qu’elle ne fasse pas de « ventre » pendant le lancer.

L’emmanchement et le nombre de brins

Pour les cannes d’entrée ou de milieu de gamme, on les trouvent généralement en deux brins. On appelle le talon le brin qui porte la poignée et le porte moulinet et le scion le dernier brin pour les modèles de cannes en deux brins. Comme le coût de fabrication est bien plus important pour des cannes fabriquées en trois, quatre ou cinq brins, cette possibilité reste accessible habituellement sur des cannes plutôt situées dans le haut de gamme. C’est néanmoins un atout en matière d’encombrement mais dont le prix de la canne s’en ressentira forcément.
En ce qui concerne l’emmanchement, c’est le système qui permet à deux brins de s’unir. Il est important qu’il soit de qualité car il va assurer la continuité de l’action entre les brins.
On trouve le plus souvent un emmanchement inversé sur les cannes à mouche où le brin du talon entre dans le brin du scion (dans le cas d’une canne en deux brins). C’est un emmanchement solide qui possède l’avantage de bien transmettre l’action et qui s’use peu. L’emmanchement à spigot est de moins en moins utilisé car d’une part il est plus onéreux à fabriquer et possède l’inconvénient de s’user assez rapidement.

La finition

Contrairement à certaines cannes à lancer, les cannes à mouche sont habituellement sobres et d’une finition soignée mais sans « paillette ». En effet, les ligatures sont fines, légères et bien vernies afin d’assurer un maintien solide des anneaux. La canne peut être vernie ou non mais il est préférable dans le cas d’un vernissage que celui-ci soit plutôt mat afin de ne pas refléter trop de lumière qui pourrait alerter les poissons.
En fonction de son prix, la canne est vendue avec un étui en toile, un tube en plastique, en cordura ou bien encore un tube en alu. Un tube rigide, quelque soit sa matière, est tout de même conseillé car il permet de bien protéger les quelques grammes de fibre de carbone des coups que peut prendre la canne lors des transports jusqu’au lieu de pêche.

Le prix

On trouve des cannes à mouche à tout les prix de 30 euros à plus de 1000 euros.
Qu’en penser ?
Pour une bonne canne de marque reconnue, légère et possédant une action agréable, capable de suivre les débuts du pêcheur puis de l’accompagner plusieurs années, il existe de nombreux modèles dont les tarifs sont compris entre 100 et 150 euros. En dessous, il vaut mieux être prudent, ce qui ne veut pas dire qu’un modèle convenable n’y figure pas. Mais avant d’investir des sommes plus conséquentes sur des modèles de haut de gamme, attendez de maîtriser correctement votre pêche et d’être un bon moucheur.
Quelques marques proposent des ensembles « mouche » composés de la canne, du moulinet et de la soie. C’est l’idéal car le prix de ces ensembles est nettement inférieur à celui des mêmes éléments achetés séparément. Ces ensembles, généralement bien conçus, sont destinés aux débutants et permettent un apprentissage sérieux.

 
 
 

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