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Ultra-léger : Lancez-vous ! (1ère partie)
Publié en ligne le vendredi 1er mai 2009
 




C’est une question que se pose un grand nombre de pêcheurs tous les ans. D’ailleurs, en discutant à droite et à gauche (expression à la mode en cette période électorale) on s’aperçoit que si tout le monde a entendu parler de cette technique, bien peu la pratiquent réellement. Et pourtant, cette pêche qui possède ses fanatiques (et ses détracteurs lui reprochant sa trop grande efficacité) mérite toutefois d’être mieux connue.
Petit tour d’horizon d’une technique de pêche pleine de subtilité et de plaisir.

Texte et photographies Christophe Chambon.

 

Avant d’aller plus loin et de vous parler en détail de cette pêche passionnante, il est capital que je puisse vous mettre en garde sur deux points qu’ils me semblent importants à prendre en considération :
D’une part, si vous êtes de santé fragile, ce mode de pêche vous est fortement déconseillé car il va falloir « crapahuter », marcher des heures, s’accroupir à la recherche des truites « qui en veulent ». D’autre part, si vous êtes prédisposés aux problèmes cardiaques, ne lisez pas la suite de mes propos car cela risquerait de vous être fatal. En effet, l’Ultra Léger est bien trop riche en émotions et le combat d’une belle fario sur fleuret et fil fin trop intense pour que vous puissiez y résister ...
Par contre, si vous aimez partir à l’aventure sur des petits ruisseaux sauvages, si faire des kilomètres ne vous effraie pas, si vous préférez tester tous les postes qui se présentent en quelques lancers plutôt que de vous attarder à les fouiller un à un , en un mot, si vous êtes du style « Power Fishing For Ever », alors l’Ultra-Léger est fait pour vous !

Qu’est-ce que c’est ?

Daniel Taboury, pêcheur limousin de talent et auteur halieutique reconnu a énormément contribué à la reconnaissance de ce mode de pêche dans les années 90 et il était légitime d’en faire l’écho dans cet article. Toutefois, c’est en 1941 que Barbelion, dans son ouvrage « Lancer léger et poissons de sport » parle pour la première fois de « L’extra léger » avec des leurres de 1,5 g. à 3 g. propulsés à l’aide de cannes de puissance comprise entre 90 et 100g . On attendra ensuite 1945 pour que Pierre Lacouche parle réellement d’ultra-léger dans son excellent livre « Lancer léger de surface », puis en 1946 ou Massé, dans son livre « Au léger-ultra léger » définira une gamme de poids allant de 1 à 2 g. pour entrer dans la catégorie « Ultra-Léger ».
Cette fourchette n’a pas changé depuis et il s’agit donc aujourd’hui d’une pêche d’une pêche au lancer dans laquelle le leurre (ou l’appât) pèse moins de 3 g.

Pourquoi pêcher à l’UL ?

Les raisons ne manquent pas !
C’est tout d’abord une pêche active, voir même très active même quand viennent les beaux jours. C’est ensuite une pêche simple au niveau du matériel car elle ne nécessite qu’une canne, un moulinet et du fil ainsi qu’une ou deux boîtes de leurres en poche pour pouvoir se pratiquer. De plus, elle est « fun » ! Souvent pratiquée par eaux basses, c’est une pêche de près et voir la truite se déplacer sur le leurre est source de montée d’adrénaline inexplicable. On peut aussi ajouter à cela que c’est une pêche variée tant le nombre de leurres ou d’appâts que l’on peut mettre en oeuvre est étendu et enfin elle est efficace .... terriblement efficace !
... à condition bien sûr d’employer le bon matériel et de savoir l’utiliser.

Où et quand !

On associe bien souvent l’Ultra-Léger à une pêche de ruisseaux ou petites rivières. Certes, il s’agit là des terrains de jeux favoris des « lanceurs », des types de cours d’eau où l’UL se montre particulièrement à l’aise et adapté mais rien n’empêche de le pratiquer en rivières plus importantes, voir même en seconde catégorie si l’on veut s’amuser avec les perches et les chevesnes. Et là .... attention aux émotions fortes lorsque l’on a la chance de séduire un « pépère » de plus de 40 cm.
En ce qui concerne la saison, les fanatiques répondront toujours « de mars à septembre ! » Soit, mais il faut bien admettre que le début de saison est rarement une période où l’ultra léger est bien à l’aise. D’ailleurs à ce sujet, Daniel Taboury qui avait analysé ses pêches pendant de longues périodes nous avait par ce ces résultats qui révélaient qu’en début de saison, le lancer léger était 3 fois plus efficace que l’Ultra-Léger mais qu’ensuite, avec la belle saison, cette technique l’était 5 fois plus !
Pour ceux qui connaissent l’efficacité du lancer léger ... on a de quoi rester rêveur !
Alors, pêche de saison ? Oui et non...
Si l’on veut débuter dans cette technique, je ne saurais que trop vous conseiller d’attendre le mois de juin qui sera bien plus « facile » que les mois qui vont précéder. Les eaux seront effectivement plus basses, plus chaudes, et les truites bien actives.... Mais si l’on sait choisir son parcours, et si on est « hors crues », la pêche reste possible bien plus tôt.
Sur certains ruisseaux, ou têtes de bassins, moins soumis aux crues, l’Ultra-Léger est praticable tout au long de la saison pour qui saura choisir ses leurres et s’adapter aux conditions. A l’heure où ces lignes sont écrites, dans bon nombre de régions, les perturbations de ces derniers jours ont fait déborder les cours d’eau, c’est le seul cas de figure (eaux trop fortes et chargées) qui peuvent rebuter le lanceur. Il faut alors se rabattre sur les quelques têtes de bassin qui sont encore pêchable ou simplement attendre la décrue.

Le matériel

Nous y voilà !
L’ultra-léger répond à un « cahier des charges » bien précis qu’il faut bien évidemment respectier si l’on veux rester dans la cadre de cette pêche et avoir l’assurance de prendre autant de plaisir que j’en ai à chaque fois que je pêche.
Soyons tout d’abords attentif à la canne. Comme on l’a vu, elle ne devra pas excéder 3 g. maximum de puissance. Pour être un peu plus précis, elle sera comprise entre 0,5 ou 1 g. et 3 g. Pour la longueur, je dirais que c’est une affaire de goût. Pendant des années, les spécialistes ont préconisé une longueur comprise entre 1 ,80 m. (longueur passe-partout) et 2,10 m. Cette taille permet d’offrir un bras de levier suffisant pour ramener de beaux poissons, permet l’utilisation de tout type de leurres et autorise un contrôle parfait de la dérive du leurre. Mais depuis quelques temps, l’utilisation de nouveaux matériaux a permis de réaliser des cannes plus courtes (moins de 1,60 m.), ultra solides, avec une action de pointe permettant des lancers précis, permettant de mener le combat avec sûreté, et de pêcher dans les moindres recoins vu leur faible encombrement. Certaines, monobrin, ont une action régulière sans rupture, permettant de « mater » les plus belles mouchetées.
En ce qui concerne le moulinet, c’est comme pour la canne, mieux vaut investir dans de la qualité. D’abord parce qu’il doit être solide pour résister aux nombreux lancers qui seront exécutés, et aussi parce que là aussi, il y a des impératifs. Le premier d’entre eux est la récupération. Elle doit être impérativement et au minimum de 75 cm par tour de manivelle dans la mesure ou l’on sera amené à pêcher des secteurs courants en lançant « plein amont » et qu’il faudra nécessairement ramener la cuiller au moins à la vitesse du courant. D’autre part, ce moulinet devra être doté d’une bobine suffisamment large pour que le fil fasse le moins de spires possible. En effet, moins il fait de spires et moins il vrille....et je vous assure que l’utilisation de leurres tournants sur fil fin met à mal vos nerf tant sa capacité à vriller est importante !
De grandes marques proposent aujourd’hui de nombreux moulinets pouvant intéresser le pêcheur à l’ultra-léger. Certains sont conçus spécialement pour le lancer, d’autres pour la « pêche à l’anglaise ». Ce matériel est quelque fois assez cher pour certains modèles, mais il est souvent solide. De plus, acquérir un moulinet de marque renommée est souvent le gage d’avoir aussi un service après vente présent, la possibilité de trouver des pièces rapidement et un service d’entretien compétent.
Le fil à lui aussi son importance et il était important de pouvoir en parler au même titre que le moulinet ou bien la canne qui nous servira à propulser ces micro-leurres. Il est évident qu’il n’est pas question d’utiliser du 25/100 avec des leurres de 3g. !
En début de saison, un bon 14/100 peut bien sûr faire l’affaire mais quand arrivent les beaux jours, on descendra sur du 12 voire 10/100 en fonction du poids des leurres utilisés. Descendre en dessous me paraît hasardeux puisqu’il engendrerait un vrillage du fil très rapide et surtout un risque de casse bien trop trop important à mon goût. Et oui, que voulez vous, je n’aime pas laisser partir un poisson avec un bout de ferraille piqué dans la gueule ! Les fils conçus pour la pêche à l’anglaise sont intéressants car ils sont conçus pour couler rapidement mais les nouveaux fils en « fluorocarbone », de par leur « invisibilité » et leur densité proche de celle de l’eau les rendent très discrets. Attention toutefois, ils ne pardonnent pas la moindre erreur car ils n’ont pas d’élasticité ! Toutefois, cette caractéristique n’a pas que des inconvénients puisque l’animation de certains leurres, comme par exemple les poissons nageurs se fait « en direct »...

A la base de la technique de pêche, les leurres occupent vous vous en doutez une place importante lorsque l’on évoque l’Ultra-Léger.
Poissons-nageurs, cuillers tournantes ou micro-ondulante, streamers fait de poils et de plumes diverses, leurres souples ou encore appâts naturels constituent les « armes » du pêcheurs de truite à l’Ultra-léger que nous aurons le plaisirs de découvrir le mois prochain.

 
 
 

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