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Un grand boulversement
 
 

La réforme éclipsant la canicule, le congré de l’Union National pour la Pêche en France (UNPF) a eu un goût de fin de chapitre à la fin de l’année passée, bouleversant l’ordre des priorités. Difficultés du Conseil supérieur de la pêche (CSP) à s’assumer, nécessité de l’écarter pour mieux récupérer l’intégralité du produit de l’actuelle taxe piscicole et de ne plus avoir une garderie commissionnée partagée entre plusieurs décideurs, les responsables de la pêche associative française n’ont pas voulu laisser à d’autres le soin d’enterrer le "trépied" (Union nationale + CSP + ministère) qui fonctionnait depuis soixante ans.
Claude Roustan, le Nouveau président de l’UNPF depuis le printemps 2003 a déclaré sans ambiguité : On attend de l’État des moyens réglementaires pour assurer nos missions d’intérêt général. Il ne s’agit pas pour autant de créer un CSP bis !"
Pour réussir sa réforme, la pêche publique s’est fixé quelques axes sur lesquels l’État s’est engagé oralement :
-  Obligation, y compris dans les eaux closes, d’adhérer à une AAPPMA pour pouvoir pêcher ;
-  Maintenir, affirmer et accroître les missions d’intérêt général des AAPPMA et des fédérations ;
-  Créer une fédération nationale à partir de l’Union nationale avec obligation d’adhésion, de même pour les Unions Régionales dont les périmètres répondraient mieux à ceux des régions administratives.

Pour y parvenir, des pistes sont proposées :
-  Les agents du CSP, pour une très grande majorité fonctionnaires rejoignent un pôle environnemental de l’Etat, à l’échelon départemental.
-  La taxe piscicole disparaît au bénéfice d’une "redevance sur l’utilisation de la ressource" prélevée par les Agences de l’eau. Les pêcheur, dont l’obligation d’adhésion est confirmée, y contribuent, au même titre que les autres usagers de l’eau. Pour les pêcheurs associatifs, elle est calculée sur le montant de la cotisation statutaire relative à chaque catégorie de pêcheurs, à un niveau raisonnable.
-  Création d’une agence des milieux aquatiques indépendante, en charge de la connaissance de leur suivi et de celui des espèces, de l’acquisition de données et de I’évaIuation des politiques publiques. Elle pourrait fonctionner grâce à une "cotisation nationale milieux aquatiques" collectée par les AAPPMA et les fédérations qui serait versée sur un fond spécial géré par la fédération nationale qui en assurerait la répartition.

Devant cette métamorphose souhaitée dans le cadre de la future loi sur l’eau, de nombreuse intérrogations apparaissent :
Que deviendront le CSP et ses 800 agents ?
Pourront-elles assurer toutes les missions de la police de l’eau ?
De quels moyens nouveaux disposera la pêche associatives pour sa mission de protection ?
Autant de question auxquelles cette année 2004, ajoutée aux conséquences de la canicule de l’année passée, ne répondra pas. Mais elles détermineront la place accordée à ce monde associatif confronté à l’évolution de la société et de ses rapports avec la nature.

 
 
 

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