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Les cuillers oblongues
Publié en ligne le jeudi 9 avril 2009
 




Si les poissons-nageurs tiennent depuis déjà quelques années le haut du podium en terme de popularité, il est toujours bon ton de rappeler que les leurres mécaniques exercent toujours une forte attractivité sur les truites et que même s’ils sont un peu passé de mode, leur efficacité reste toujours d’actualité. Ainsi, il est un type de cuiller que j’affectionne particulièrement et dont l’effet vibratoire sur nos chères mouchetées la rend vraiment incontournable : les cuillers à palette oblongue.

Texte et photographies Christophe Bouet

 

Lorsque l’on évoque de nos jours la pêche aux leurres, on pense tout de suite aux magnifiques poissons-nageurs qui garnissent les présentoirs des détaillants en articles de pêche. Toutefois, les « bonnes vieilles » cuillers ne sont pas tout à fait mortes et s’il est évident qu’elles nous ont donné un « sacré coup de main » il y a encore quelques années pour réaliser de belles pêches aux leurres, elles peuvent toujours nous rendre bien des services.
C’est le cas par exemple de la cuiller oblongue dont l’efficacité n’est plus à démontrer.

La palette oblongue

Faute de mieux, c’est ainsi que j’ai baptisé cette cuiller dont l’action est particulièrement légère mais surtout extrêmement papillonnante lorsqu’elle est animée comme il convient. Et n’en déplaise aux plus puristes des pêcheurs aux leurres, un simple leurre mécanique peut faire certains jours et dans certaines eaux toute la différence.
S’il faudrait décrire cette forme spécifique de palette, je dirais qu’il s’agit d’une palette de forme ovale aux côtés pratiquement droits. Je sais qu’il n’est pas très aisé de se faire une idée avec cette description particulièrement imagée et je pense donc que pour bien cibler la forme de palette que je viens d’évoquer, il est plus simple de donner quelques exemples précis de cuillers actuelles ou un peu plus anciennes mais bien connues comme le sont la Black-Furry, la Comet, la Celtic ou encore la Cybele. Cette forme ainsi définie, il convient maintenant de se demander pourquoi ce type de cuiller exerce une telle attractivité sur nos chers salmonidés ?

Signaux vibratoires particuliers

Ayant autant de connaissances en matière de mécanique des fluides qu’une truite pourrait en avoir en littérature, je doute néanmoins que seule la forme oblongue puisse être suffisante pour donner à ces cuillers cette action « papillonnante » qui leur réussie si bien. En analysant donc une Comet et en la comparant à une Aglia possédant une palette ronde, ont constate immédiatement que ce type de cuiller qui nous intéresse aujourd’hui est sensiblement plus légère. On peut aussi facilement s’apercevoir que la palette, pour une même longueur, est moins large sur la Comet. J’en conclu donc que les différences entre ces cuillers proviennent de la largeur mais aussi du galbe de la palette influant donc forcément sur la répartition de la surface portante de cette palette. J’en suis donc réduit à l’hypothèse que la différence majeure entre une cuiller à palette oblongue et une cuiller à palette ronde est principalement liée à la forme de la palette ainsi qu’à la répartition de sa surface portante agissant inévitablement sur le plan giratoire de la cuiller.

Elle se met en action à la moindre sollicitation

Ces caractéristiques ainsi définies, il paraît évident que la cause de cette différence d’action est dû à ce « couple mécanique » qui ne s’exerce pas de la même façon puisque les forces semblent se répartir d’avantage sur la palette oblongue dans l’axe de la palette alors que la pression paraît plus dirigée vers le centre de la palette ronde.
Cette particularité qui différencie énormément ces deux types de palettes à pour effet de déstabiliser en permanence la palette oblongue qui tend à l’éloigner de l’axe de la cuiller sous l’effet de la traction. Ainsi, à la moindre sollicitation, que se soit sous l’effet du courant, par l’animation qu’exerce le pêcheur et même par la combinaison des deux, il se créer une rupture d’équilibre qui cherche une compensation immédiate et donne à ce type de cuiller une allure désordonnée et folâtre.
Comme je le disais un peu plus tôt, n’ayant pas les connaissances requises en matière de mécanique des fluides, je vais probablement passer pour une « bille » en présentant cette hypothèse mais a contrario, si je me suis trompé sur l’explication des causes, je pense en connaître parfaitement les effets et savoir en tirer les avantages lorsque je pêche.

Une cuiller incontournable pour la truite

Même si cette cuiller reste très attractive pour tous les poissons carnassiers, c’’est surtout à la pêche des salmonidés que la palette « oblongue » fait éclater sa supériorité.
Car c’est bien sur cette caractéristique extrêmement spécifique des cuillers à palette plus ou moins oblongue qu’il faut miser pour créer une différence de signaux vibratoires mais aussi visuels, pour tenter de provoquer l’attaque de truites restés insensibles sur les signaux des autres types de palette.
Toutefois, il est impératif d’écarter toute récupération linéaire et monotone mais au contraire de toujours chercher à déséquilibrer en permanence la cuiller. C’est aussi simple à dire qu’a faire et vous tirerez ainsi le meilleur de ce leurre qui m’a déjà porté chance de nombreuses fois dans des rivières assez « courantes ». C’est d’ailleurs en ces lieux que cette cuiller vous fera prendre vraiment toute la dimension de sa supériorité par rapport à une cuiller ronde. C’est très tôt dans mon apprentissage de pêcheur de truite au lancer que je m’en suis aperçu de l’efficacité de la palette oblongue sur les cours d’eau que je fréquentais. Je ne jurais à l’époque que sur la fameuse Black Furry, appellation de la Mepps Comet dont la palette noire était ornée de point jaune. J’ai vite compris sa supériorité et j’ai même compris rapidement qu’il était très intéressant de la laisser « faire » seule en lui laissant dans les courants soutenus une entière liberté pour peu que le courant puisse mettre en tension la bannière. De ces écart virevoltant, la cuiller produira des signaux vibratoires extrêmement variés et nuancé au lieu d’un « ronronnement » uniforme. Les signaux visuels sont eux aussi bien représenter avec des émissions d’éclats lumineux très fragmentés auxquels les truites sont particulièrement sensibles à la condition qu’ils soient parfois voilés par des éléments de décoration noirs ou même totalement inversés par un fond noir et des motifs décoratifs très fluorescents comme cette fameuse Comet Black Furry.

 
 
 

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