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La boîte Vibert
 
 

J’entends souvent parler de boîte Vibert. De quoi s’agit-il ?

Richard VIBERT, garde général des eaux et forêts puis chef du département de recherches hydrobiologiques de l’INRA pour l’ensemble de la France de 1932 à 1974, était un amoureux des poissons et du saumon en particulier. Désireux de contribuer au repeuplement des rivières, il travaille pour améliorer la méthode dite de la caisse HARISSON qui utilisait des oeufs embryonnés et qui ne donnait pas forcément de bon résultat. Il finit par mettre au point une petite boîte percée de nombreux trous pour permettre l’irrigation des oeufs et suffisamment étroite pour retenir les oeufs tout en étant assez grande pour pouvoir laisser les alevins sortir après l’éclosion. C’est la naissance de la boîte Vibert dont la première utilisation date de 1950.
La méthode de Richard Vibert reprend le même principe que la méthode de la caisse HARRISSON mais l’améliore sensiblement : les oeufs sont placés dans une boîte en matière plastique qu’il est aisé d’enfouir sous les graviers. Cette boîte qui pèse 45 grammes est de dimensions modestes (70 x 63 x 45 mm). Elle se transporte facilement et contient un millier d’oeufs de truites. Les perforations existantes sur les six faces laissent le courant apporter aux oeufs l’oxygène qui leur est nécessaire. Elles permettent aussi aux alevins de sortir eux-mêmes de la boîte et de poursuivre leur développement sous le gravier, c’est-à-dire dans les conditions naturelles auxquelles ils doivent leur rusticité.
A ce jour, plus d’un million de boîtes ont été vendues dans le monde entier. Les boîtes Vibert permettent des transports faciles sur de longues distances et dans des conditions délicates (en particulier en haute montagne). Il suffit de trouver un fond de graviers dans lequel on peut placer la boîte. Le système est simple (il ne demande guère de manipulations), bon marché (les oeufs ne coûtent pas très cher) et efficace. L’espérance de survie pour les alevins nés dans ces boîtes est bien supérieure à celles obtenues avec les autres moyens de repeuplement. Dans la plupart des cas, le pisciculteur fournit les boîtes remplies avec des oeufs de qualité repeuplement à l’acheteur. Les oeufs voyagent dans des emballages isothermes contenant de la glace. Ils supportent parfaitement des transports assez longs. A l’arrivée, les boîtes sont déballées, elles ne contiennent guère d’oeufs morts (blancs). Ensuite on équilibre les températures : à l’intérieur de l’emballage les oeufs sont autour de 1°C, progressivement on les amène à la température de la rivière. Le plus simple est de les arroser durant quelques minutes avec l’eau de la rivière (attention à ne pas exposer les oeufs au soleil ou au gel). Ensuite il suffit avec une fourche de remuer les graviers du fond et de placer la boîte à l’intérieur des graviers. Si le courant est faible et le fond sableux, un monticule de graviers permet l’enfouissement. Il ne faut jamais placer les boîtes sur des fonds vaseux ou limoneux, les oeufs seraient asphyxiés. Un repérage des points d’enfouissement permet de vérifier, quelques semaines plus tard, le départ des alevins.

Aujourd’hui, Richard VIBERT, fier de sa méthode, coule des jours paisibles à 95 ans dans les Pyrénées, au bord de l’Atlantique

 
 
 

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