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Nous sommes nous trompé !
 
 


Nous venons d’avoir connaissance de nouvelles données qui infirment totalement ce que nous croyions concernant les poissons, leur nécessaires gestion et protection, nous démontrant une fois encore, comme l’avait dernièrement indiqué Olivier Plasseraud lors du colloque d’Oloron, que la réglementation et sa défense relèvent plus de la « croyance » que la vraie gestion... que la vérité « vérité écologique » qui devrait nous mobiliser tous.

Nous nous sommes imposés des règles avec en tête bien des a-priori...
Nous pensions que protéger les petits poissons garantirait l’avenir et qu’il fallait donc sans cesse relever la « maille ». Alors que les connaissances ont accompli des progrès décisifs ces dernières années, nous en venons à nous apercevoir que nous avons agit à l’envers ». A notre décharge, cela partait cependant d’un bon sentiment...
Une équipe de chercheurs américains vient ainsi d’asséner une nouvelle « vérité » qu’on peut résumer ainsi : la pêche aussi bien professionnelle que de loisir ne devrait cibler que les poissons les plus jeunes et donc les plus petits !
Une aberration direz-vous ? Et bien non, et ils s’expliquent...

Au lieu de demander aux pêcheurs de remettre à l’eau les poissons les plus jeunes et les plus petits, ils conseillent au contraire de concentrer l’effort de pêche sur ces poissons juvéniles et non plus sur les gros et les plus vieux, comme c’est le cas aujourd’hui !
En fait, ils prônent l’inverse de nos pratiques habituelles. Et comme la pêche professionnelles, il accusent tous les pêcheurs de contribuer à déstabiliser les stocks halieutiques.
Ils préconisent donc de ne plus préserver voire même d’encourager le prélèvement des jeunes poissons et de rejeter au contraire les gros poissons à l’eau. « Ce type de régulation, que voyons dans toute pêcherie de loisir, est une erreur » a déclaré George Sugihara, de l’institut d’Océanographie de l’Université de Californie, à San Diego. Et il explique : « Les poissons les plus vieux et les plus gros fournissent des la stabilité à la population, mais ils fournissent aussi une progénitur plus nombreuse et de meilleure qualité ».
S’exprimant dans la célèbre revue « Nature », George Sugihara déclare que les politiques actuelles de gestion basées sur les objectifs de biomasse au lieu de tenir plutôt compte de la taille des poissons peuvent également déstabiliser les populations.
Selon les chercheurs Californiens, une population de nombreux petits poissons pourrait exploser en nombre ou au contraire s’effondrer selon la disponibilité de nourriture. Quant au gros poissons, on a observé qu’ils maîtrisaient leur croissance lorsqu’ils avaient atteint la taille adulte moyenne. Ainsi, ils grandissent un peu quand il y a beaucoup de nourriture et leur croissance s’arrête lorsque cette nourriture se fait plus rare ou fait défaut. Les gros poissons disposent donc d’une plus grande faculté d’adaptation aux aléas et accidents divers que les plus jeunes.
Le responsable de l’institut Océanographique considère ainsi que l’on pourrait pêcher beaucoup de poissons et même plus que jusqu’ici, lorsque les conditions sont optimales, du fait d’une nourriture abondante, avant que la population ne décline en vertu d’un phénome de balancier bien connu.
De son côté, Nils Stenseth, chercheur à l’Université d’Oslo, a déclaré que les pratiques de pêche ne ciblant que les poissons les plus vieux et les plus gros pourraient susciter des dysfonctionnement dans le phénomène d’évolution des espèces ainsi gérées : « De nombreuses et récentes études en ont fait la preuve et ont montré que les conséquences écologiques de la pêche, y compris sur l’évolution des espèces, pouvaient se faire beaucoup plus vite que ce que l’on pensait précédemment » a-t-il conclu.

Aux pêcheurs, à tous les pêcheurs d’en tirer des conséquences...



Extrait de "La gazette officielle de la pêche et de l’eau", 16 mai 2008

 
 
 

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