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La mouche naturelle, une irrésistible esche d’été.
Publié en ligne le lundi 13 juin 2005
 




De toutes les pêches aux insectes, la mouche naturelle est la reine incontestée. Pratiquée par un pêcheur adroit, elle permet de nombreuses captures... et souvent de belle taille. A certains moments, notamment les plus chauds de la journée, les plus grosses truites de la rivière ne résistent guère à cet insecte qui les rend quasiment folles. Cette pêche est passionnante, car elle est de prospection rapide - inutile de faire 50 coulées dans la même coulée ; avec elle, ça prend ou ça prend pas ! - Elle exige à la fois grande finesse et discrétion, et elle développe le sens de l’eau et aiguise les réflexes.

Texte de Jean-Jacques Lardy
Photos de Ludovic Briet et Christophe Bouet

 

Valable sur tous les cours d’eau, la pêche à la mouche naturelle est exceptionnelle sur les rivières moyennes assez encombrées, sur les ruisseaux et surtout sur les torrents de montagne où elle est sans égale, surtout en utilisant la technique dite de « la barre », pêche encore bien pratiquée dans le sud du Massif Central, mais qui dépasse difficilement ces frontières.
Ce n’est pas une pêche facile et elle demande beaucoup de contraintes. Car pour pêcher à la mouche naturelle, encore faut-il une provision suffisante de ces charmantes bestioles pour une partie de pêche, voire pour toute la saison pour certains spécialistes inconditionnels.

Pour aborder ce problème, qui comporte, reconnaissons-le, quelques contraintes, plusieurs solutions s’offrent à vous !

Une des pêches les plus rentables que je connaisse

C’est, en tout cas, la plus efficace qui soit à la belle saison. La truite se déplace volontiers pour venir saisir une mouche noire et n’hésite pas à remordre plusieurs fois de suite sur des touches manquées.
En revanche, elle exige une maîtrise parfaite de la part du pêcheur car la mouche, très fragile, s’écrase facilement et se libère très souvent de l’hameçon. Certaines truites sont expertes dans ce pillage systématique et sont capables de voler plusieurs mouches sans se faire prendre.



A utiliser plutôt en noyée qu’en surface

On peut utiliser la mouche naturelle en surface, mais c’est en noyée qu’elle trouve sa véritable efficacité. Elle est capable de séduire une truitelle comme une mémère de plusieurs kilos (il vaut donc mieux sélectionner des nylons de qualité !) Pour noyer la mouche, un petit plomb contre la palette de l’hameçon suffit dans les petites rivières ; en moyenne rivière et sur les coups plus profonds, je lui préfère une plombée souple composée de cendrées de 10 à 8. La technique reste une pêche au toc classique, avec l’avantage que la truite se déplace parfois d’assez loin pour venir gober la mouche. Les touches, très vives et subtiles, demandent un ferrage rapide mais tout en souplesse. Au début, vous en manquerez beaucoup, mais le nombre de touches compensera largement les ratées.



Certains jours, les truites en sont littéralement folles

Certains jours chauds et lourds, juste avant l’orage qui gronde au loin, les plus grosses truites du secteur sont comme folles et se jettent sur la mouche sans aucune méfiance (profitons-en car ça ne va pas durer : les touches s’arrêteront avec les premières grosses gouttes de l’orage). Vous prendrez sûrement la douche, mais le souvenir de cette partie de pêche mémorable restera, lui, bien au sec dans votre mémoire !
Il m’est arrivé, pour voir jusqu’où pouvait aller l’efficacité de la mouche noire, de l’empaler sur un hameçon de 6 avec un fil de 26/100 plus raide qu’une corde à linge et de réussir à prendre tout de même de belles truites ...

Je crois fermement que la rentabilité de la mouche naturelle, malgré ses contraintes, est bien supérieure en toutes circonstances à celle de la mouche artificielle, même pratiquée par un champion ! Essayez-la, je fais le pari que vous ne serez pas déçus !

 
 
 

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