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Compétition entre jeunes saumons et truitelles
 
 

La réintroduction du saumon dans certaines rivières françaises pose à nouveau le problème de la compétition avec la truite.
Il est certain que dans un même endroit d’un cours d’eau, les individus des deux espèces entrent en compétition pour l’occupation des micro habitats favorables tant sur le plan abris que sur celui de la nourriture car les alevins de saumon et ceux de truite de quelques mois (0+) occupent ensemble la partie amont des rivières.
Les saumons dominent dans les eaux de faible hauteur alors que les truites sont présentes dans les eaux moyennement profondes. Ensuite les individus d’un an et plus (1+) vivent dans des eaux moyennement profondes, les truitelles se situant dans des endroits à plus forte hauteur d’eau.
Dans les eaux suédoises, Karlström, met en évidence, que quelque soit la classe d’âge, les juvéniles de truites colonisent les endroits où la vitesse de courant est plus élevée. En Bretagne, sur le Scorff les mêmes observations sont faites : les saumons sont essentiellement présents dans les rapides (vitesse de courant supérieure à 40 cm/s) alors que les truites du même âge colonisent différents habitats. Enfin, il est aussi montré que les jeunes saumons colonisent les zones à granulométrie plus fine (graviers, cailloux, galets et pierres) que les truites qui se situent dans les endroits faits de blocs. Si bien que l’on ne trouve quasiment jamais la truite dans les endroits à courant vif et à granulométrie fine, où le saumon est établi. Cette répartition s’explique par :
-  une meilleure adaptation du saumon aux fortes vitesses de courant ; ses nageoires pectorales, environ 50 pour 100 plus larges que celles de la truite sont capables de détourner le courant ;
-  un comportement plus agressif qui permet aux truites d’établir des territoires dans des milieux à courant plus faible ;
-  une croissance plus rapide de la truite.

En conclusion, les deux espèces colonisent les mêmes types d’habitat mais à âge et taille égaux, les juvéniles de saumon se situent dans des eaux de plus faible profondeur, à vitesse de courant plus forte, à granulométrie plus fine, et plus éclairées que les truitelles. La prédation des truites sur les jeunes saumons n’est pas négligeable mais fait partie des mortalités normales. La compétition entre les cohortes (même âge) des espèces est moins prononcée que celle existant à l’intérieur de chaque espèce et permet une utilisation optimale des habitats d’une rivière.

J. Haury, D. Ombredane et J.L. Baglinière - L’habitat de la truite en cours d’eau . La truite, biologie et écologie - INRA éditions.

 
 
 

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