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Le Southland (Nouvelle-Zélande)



Nous sommes le 11 octobre, Après un long voyage, me voilà enfin arrivé à Auckland, à ce moment là, je me dis que de là, deux sauts de puce, l’un vers Chistchurch et l’autre vers Invercargill et à moi les truites. Hé bien non, il faut croire que tout doit se mériter puisqu’ arrivés à Christchurch, nous apprenons que le vol pour Invercargill (c’est la ville la plus sud de l’île sud) a été annulé et que nous devons passer par Queenstown. Nous embarquons donc dans cet avion qui nous oblige à une escale supplémentaire et j’ai un petit regret en pensant qu’il sera trop tard pour aller chercher un permis de pêche ce soir. Je devrai donc attendre le lendemain 9heures pour obtenir le précieux laisser passer vers "the brown trouts". Après ce détour au dessus des cimes enneigées, nous arrivons vers 19 heures à Invercargill et nous constatons que nos bagages n’ont pas suivi. Nous nous dirigeons vers le guichet d’air New-Zealand où nous attend un monsieur fort sympathique "Rob" qui nous demande la description de nos bagages, quand je lui parle dans mon "francglais de base" d’un tube double de cannes à pêche, aussitôt ses yeux s’illuminent et il m’explique que lui aussi est pêcheur, "moucheur" de surcroît aussitôt et avant même d’avoir rempli un formulaire de réclamations, il m’emmène voir la carte qui est affichée dans le hall de l’aéroport pour m’indiquer ses "spots" favoris. A l’avion suivant, c’est-à-dire une heure après, "Rob" arrive au motel avec nos indispensables bagages et surtout avec mon précieux double tube de cannes qui contient un lancer léger, une canne natura expert Delacoste 4,20m et ma JMC 10" #5 pour la pêche à la mouche.

La pêche et les poissons :

Le lendemain matin le 12 octobre à 9h très exactement, je suis au magasin d’articles de pêche et j’en ressors "with my licence". Mon matériel est chargé dans la voiture depuis la veille et comme je viens pêcher dans le Southland depuis plusieurs années, je sais où je vais attaquer. Mon choix s’est bien entendu porté sur la Oréti au pont de Wallacetown celui-ci étant l’endroit le plus près d’Invercargill que je connaisse. Là, plus rien ne compte que l’eau, le paysage et d’essayer enfin de capturer ces énormes truites dont je rêve depuis plusieurs mois. Je repense aux erreurs commises les années passées avec un frein de moulinet trop serré, les casses au toc sur du fil qui doit être très fin mais aussi très solide etc...etc..... Le vent est très fort ce matin et dans ces conditions pas question de pêcher à la mouche ni même au toc (de toute façon, je n’ai rien à mettre sur mon hameçon).
J’opte donc pour un petit "devil" (démon en français leurre ondulant Néo-Zélandais monté sur un lancer léger). La rivière a un fort débit à cette époque de l’année. En amont du pont l’ouverture de la pêche a eu lieu le 1er octobre, de l’autre côté, la pêche est ouverte toute l’année. Je décide donc de tenter ma chance à proximité d’une sorte de petit déversoir naturel en aval du pont en me disant que seulement onze jours après l’ouverture les pêcheurs du coin ont dû matraquer au dessus de ce même pont et que les truites n’ont pas forcément lu le journal local avec les dates d’ouverture pour choisir leur poste. Après un bon moment de lancers infructueux, la première touche survient et je ramène une petite truite d’une vingtaine de cm que je décroche délicatement et que je remets à l’eau. Je me rends rapidement compte qu’avec ce vent d’au moins 70 ou 80km/h, il faut que je pêche la berge d’en face où l’eau semble plus profonde et plus lisse. N’ayant pas trop le choix dans les leurres à ma disposition je monte un gros viflex bleu qui m’inspire bien peu et qui pèse un poids phénoménal (c’est la première fois que j’utilise un truc pareil). Il faut dire que je ne pêche que rarement au lancer. Je balance ce bidule aussi loin que je peux vers l’autre rive et dès le deuxième lancer, une touche fulgurante. La mamie au bout du fil tire dur et m’emmène dans le courant en me prenant du fil. Mon fil est fin 0,20mm mais mon frein bien réglé. Après ce qui me semble une éternité (au moins un quart d’heure), je vois enfin arriver ce magnifique poisson. L’épuisette en main j’essaie de le faire entrer dedans en vain et après lui avoir caressé le ventre la voilà qui repart. Heureusement la belle ne s’est pas décrochée et je finis par la ramener à nouveau vers la berge qui à cet endroit me permet de l’échouer sur les galets. Elle mesure 53 cm. Tout semble se dérouler comme je l’avais imaginé ces derniers jours. Je descends d’une vingtaine de mètres, je rentre dans l’eau en m’écartant avec précautions de la berge et là, dès le premier lancer c’est de la folie une touche terrible "rebagarre" dont je ne peux donner la durée. Cette fois pas question d’essayer d’utiliser l’épuisette .J’échoue mon poisson à la limite de l’eau et je le sors à la main. Je mesure ma prise, elle fait 62cm. Il est alors 13h30 et je reviens vers ma voiture. Un autre pêcheur s’apprête à partir pour une heure ou deux de pêche. Nous discutons de mes prises et nous échangeons nos mouches fétiches en nous promettant de nous retrouver un de ces soirs sans vent au bord de l’eau. Je ramène donc mes deux superbes poissons au motel. Vers 15 heures de retour au même endroit je sors 3 autres truites de plus de 50cm .Deux d’entre elles retourneront à l’eau, l’autre sera offerte au fermier propriétaire du terrain (celui-ci étant venu me regarder pêcher d’assez loin pour ne pas me déranger et il m’a proposé ensuite de passer par son terrain pour contourner un bras mort de la rivière).

Le 13, je décide de pêcher au toc (vent toujours fort), j’ai de grandes difficultés pour trouver quelques vers sous les souches qui bordent la rivière Aparima à Fairfax.
Après avoir cassé trois fois, (je pêche alors avec du fil TEKLON GOLD de 0,12 mm pourtant remarquable de solidité) je réussis à sortir deux poissons de plus de 50cm qui retourneront à l’eau. En suivant la berge "downstream", une grosse souche de saule passablement pourrie attire mon attention, je parviens à la retourner et dans les fentes du bois, je découvre un trésor rare pour un pêcheur au toc, ce sont une dizaine de sauterelles juvéniles qui sont encore très délicates et toutes engourdies par la température printanière de l’endroit (environ 5° à cette heure matinale).
Je m’approche d’un "pool" une queue de courant qu’aucun pêcheur digne de ce nom ne peut omettre de pêcher. J’ai changé mon bas de ligne et je suis monté en 0,14mm avec une plombée progressive et un petit guide fil Delacoste, au bout de l’hameçon, j’ai piqué une petite sauterelle. A peine l’ai-je posée dans la coulée et sans que je n’aie le temps de ferrer, une truite énorme part à fond en me prenant du fil. Elle dévale en plein courant et en moins de trente secondes mon fil est coupé contre une roche. Je sortirai encore trois ou quatre poissons ce même jour et ils retourneront tous à l’eau.

Les jours suivants se passeront de la même façon avec de nombreuses prises, de la casse et toujours un vent fort. Le 16, j’ai quelques touches que je rate, je pêche mal et j’ai trop de vent. Le 17, je peux enfin pêcher à la mouche si je puis dire puisque fort de mon expérience à la sauterelle naturelle des jours précédents, je suis allé acheter au magasin de pêche de jolies sauterelles artificielles qui permettent de pêcher en sèche et qui, conviennent très bien à ma vue faiblissante. Elles sont assez grosses pour que je puisse les suivre sur des eaux agitées. Les touches sont spectaculaires, les poissons mordeurs sautent hors de l’eau à une hauteur parfois de plus d’un mètre. Si tu ferres, tu casses tout...alors "cool" laisse faire et travaille ton poisson du mieux que tu peux... .J’ai eu ce jour là de nombreuses touches, des casses de fil, j’ai relâché 6 poissons, j’en ai gardé seulement trois pour donner à la patronne du motel et aux femmes de ménage.

En conclusion, à cette époque de l’année, il est assez difficile de trouver un créneau météorologique pour pêcher à la mouche (surtout en sèche). Novembre et décembre sont beaucoup plus propices pour ce genre de pêche.

En revanche au toc et aux leurres, la pêche est excellente.

Situation géographique :

Information complémentaire :

Les néo-zélandais sont très respectueux des règlements et très sensibles à l’attitude des étrangers face à leur environnement. Les fermiers de cette région sont aussi très pointilleux sur le respect de leurs terrains, ainsi, si vous cherchez des appâts vivants, vers et autres, il est conseillé de le faire à proximité de la berge et non pas au beau milieu d’un champ. Les gens de la région apprécient le cadeau d’une truite. Si vous rencontrez des pêcheurs locaux, allez à leur rencontre discutez avec eux et l’échange de leurres ou de mouches est une excellente méthode pour se faire des amis même,si comme moi vous ne parlez pas très bien l’anglais.

Pour trouver un guide ou pour tous renseignements sur les "bons coins"(en fait, ils le sont tous) dans le SOUTHLAND, vous les aurez en allant sur le site Fishandgame.org.nz

 
 
 

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