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Mesdames et Messieurs les élus,
 
 


Le projet de loi sur Peau que le gouvernement s’apprête à soumettre au Parlement constitue une très grave renonciation à la protection des milieux aquatiques et cela sous couvert dune « pseudo » harmonisation européenne.
Le nouveau texte remet totalement en cause les articles de loi du code de l’environnement portant sur la protection des milieux aquatiques, notamment sur :
- les débits réservés en aval de prise d’eau dont les valeurs sont revues à la baisse ;
- les rivières réservées sur lesquelles aucune installation hydroélectrique ne pouvait actuellement voir le jour et dont les critères de sélection deviendront si tenus qu’ils ne s’appliqueront qu’à quelques fractions de rivières ;
- la libre circulation des poissons dont l’obligation est largement amoindrie ;
- le curage des ruisseaux du chevelu qui sort maintenant du champ de la future réglementation, réglementation qui ouvre de nouveau la porte à Io commercialisation des granulats extraits des cours d’eau.

Ce projet de loi dévie totalement de son objectif de protection et de restauration des milieux aquatiques, objectif pourtant imposé aujourd’hui par la directive-cadre européenne sur l’eau au profit d’une logique économique qui va contribuer :
- à la multiplication anarchique de microcentrales sur la partie la plus fragile (bassins servant et ruisseaux tributaires) de notre réseau hydraulique, et ce, sans, effets réels sur la contribution à là production d’électricité à partir d’énergies renouvelables (il faudra par exemple anéantir 30 % du potentiel écologique des cours d’eau pour gagner 1 % de production d’électricité) ;
- à la multiplication des travaux hydrauliques pour « l’assainissement agricole » ou la « pseudo » lutte contre les inondations, tout cela pour le simple profit des entreprises de travaux publics ;
- au développement encore plus anarchique des élevages industriels de porcs ou de poulets.

Concernant la pêche de loisir, ce projet marginalise notre activité, placée au même niveau que l’ensemble des usages dits « récréatifs » de l’eau, Le poisson ne constituera plus explicitement une entité écologique à préserver, Le Conseil Supérieur de la Pêche et ses actions techniques et de police assurées actuellement par la présence de terrain seront dissous, voire muselés, dans l’organisation locale dont les préoccupations actuelles visent plus à préserver des lobbies agricoles et industriels qu’a protéger l’environnement. Les soussignés s’adressent à vous, certes en tant que responsables de journaux de pêche, représentant un lectorat cumulé de plus d’un million de personnes, mais ils insistent sur le fait que les questions posées ici vont bien au-delà du débat sur l’avenir - hélas compromis - de la pèche de loisir.
En faisant aussi peu de cas de la ressource en eau de leur pays, les promoteurs de ce texte :
- s’exposent à de très lourdes amendes pour non respect de la directive européenne sur le bon état des cours d’eau à l’échéance 2015 ;
- contribuent à l’appauvrissement de la qualité et de la quantité de nos ressources aquacoles ;
- renoncent à imposer le principe de pollueurs-payeurs.

Enfin, une telle loi n’empêchera pas, au contraire, d’importer des groupes électrogènes en Corse pour pallier l’absence d’eau dans les barrages, de réglementer la consommation d’eau dans un département comme les Deux-Sèvres, en plein hiver, pour cause de pénuries dans les nappes phréatiques et de ne donner à boire aux enfants, aux personnes âgées et bientôt aux adultes que de l’eau en bouteille, l’eau naturelle étant réservée aux cochons.
Ce n’est pas une loi de protection de l’eau que l’on vous demande de voter.
Cette loi programme la destruction de nos ressources en eau.
Et l’histoire en sanctionnera les effets.

Cette lettre a été envoyée aux sénateurs et députés pour les interpeller avant les débats de la future loi sur l’eau.
Elle a été cosigné par :
Ludovic Chabin (Le journal du fabricant, Philippe Deschryver (Truite Mag et Brochet Sandre magazine), Philippe Dolivet (Plaisirs de la pêche), Alain Ferrero (Le pescadou), Michel Kumpf (Partir pêcher), Vincent Lalu (Pêches sportives), Numa Marengo (Média carpe et Top carpe), Fabrice Monnel (Pêche Mouche), Olivier Plasseraud (Salmo), Georges Théveno (Voyage de pêche) et Thierry Cloux (Le pêcheur de France)

 
 
 

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