Accueil >> Pêche de la truite >> Pêche aux appâts naturels  
 
Voir tous les articles de la rubrique "Pêche aux appâts naturels"
La pêche de la truite
Connaissance de la truite
Pêche à la mouche
Pêche aux appâts naturels
Pêche au vairon manié
Pêche aux leurres
Tactique de pêche
Gestion et aménagement
Le club de la truite
Le jeu annuel
La lettre de la truite
Les cadeaux du site
La boutique
Les Salmonidés
Une grande famille
Les services du site
Les recettes de cuisine
Les petites annonces
Foire aux questions
Les forums
Le niveau des rivières
Information et actualité
Le matériel de pêche
La presse halieutique
Les belles prises du site
Les salons / expos
Le dictionnaire de la pêche
L'art halieutique
Les coins de pêche
Les bons coins en France
Les bons coins à l'étranger
Parcours et réservoirs
L'annuaire de la truite
Zoom sur un site
L'annuaire du site
La pêche en France
Les fédérations de pêche
La pêche et la loi
La réglementation
La réciprocité
Contactez-nous
Administration du site
Nos coups de cœur
 
Choisir son appât
Publié en ligne le mardi 1er novembre 2005
 




Une bonne connaissance du comportement de nos chères mouchetées doit nous aider, en fonction de la saison et de l’état des eaux, à sélectionner l’appât le plus adapté au moment afin de réussir sa pêche. La liste des appâts naturels susceptibles de séduire la truite est longue et le choix n’en est que plus difficile.
Choisir son appât et concevoir le montage qui le fera évoluer au mieux est une tâche délicate qui ne doit rien au hasard.

Texte et photos Stéphane DELPEYROUX

 

Parmi toutes les esches qui sont à notre disposition pour leurrer dame fario, nous pouvons d’ors et déjà effectuer un classement réparti en 3 catégories :
La première et la principale source d’alimentation pour la truite est l’ensemble des invertébrés benthiques qui peuplent le cours d’eau. Ceux ci sont en général assez petits et difficilement manipulables par le pêcheur.
La deuxième source d’alimentation utile à la truite et qui nous intéresse particulièrement est constituée par la faune exogène, c’est à dire d’éléments terrestres qui tombent à l’eau.
Enfin, la troisième source alimentaire de notre belle mouchetée est la capture d’autres espèces de poissons plus petits (vairons, loches, ...) ou de juvéniles de sa propre espèce. Nous passerons volontairement sous silence cette dernière source alimentaire car elle concerne un peu moins la pêche aux appâts naturels.

Les vers

Le ver est incontestablement l’appât le plus utilisé au bord de nos cours d’eau tout au long de l’année. Son efficacité n’est plus à démontrer mais il est à privilégier lorsque les eaux sont froides, fortes ou un peu « piquées ». Ainsi il fera merveille en début de saison et dès que les eaux se teinteront, en particulier l’été après un orage. Il existe une multitude d’espèces de vers mais ma préférence ira au vers de fumier qui est facile à trouver et à produire. Pour les élever, un fumier doit être régulièrement approvisionné de vos déchets de fruits et légumes puis retourné de temps en temps. Quelques jours avant une partie de pêche, il faudra les récolter et à les faire jeûner afin qu’ils tiennent mieux à l’hameçon. Pour cela, dans un premier temps, il faudra les laver à l’eau de pluie ou de source. Une fois propres, pour les conserver, il faut les placer dans une boîte garnie d’un mélange de mousse et de marc de café. Ainsi vous obtiendrez des vers plus fermes et plus vifs. L’eschage se fait sur des hameçons n° 8 à n° 14 suivant la taille de vers. On les enfilera sur l’hameçon en piquant dans la tête et on laissera ressortir l’ardillon dans le tiers inférieur. Le ver doit se présenter dans l’alignement de la ligne, sans cassure.

La teigne


C’est une larve parasite des ruches qui se trouve conditionnée dans le commerce dans de petits morceaux de carton ondulé ou dans de la sciure. Elle se conserve très bien et peut être stockée plusieurs semaines dans le bas du réfrigérateur entre deux parties de pêche, ce qui ne sera pas forcément au goût de madame. Elle est utilisable tout au long de la saison mais elle est à privilégier lorsque les eaux se réchauffent. Elle peut être eschée par la queue ou juste sous la tête mais dans les deux cas la pointe de l’hameçon doit ressortir avant l’autre extrémité. J’emploie des hameçons de la marque Suéhiro de référence 303 du numéro 12 à 16 selon la taille des larves. Choisissez des teignes de petite taille, surtout lorsque les eaux sont basses. La société « teigne dorée » en commercialise de bonne qualité.

L’asticot

L’asticot, comme tout le monde sait, est la larve de la mouche. Il est très facile de s’en procurer car elle est vendue dans tous chez tous les détaillants en article de pêche. Son emploi est interdit dans beaucoup de cours d’eau de première catégorie à cause de l’amorçage intempestif qu’en ont fait certains pêcheurs peux scrupuleux et qui lui ont donnés cette mauvaise réputation. Quoi qu’il en soit, c’est une pêche très fine qui demande beaucoup d’habileté. Les touches sont souvent rapides et discrètes. Dans les rivières où il est beaucoup utilisé, dans les Pyrénées par exemple, les truites sont très méfiantes face à cette esche de tout premier ordre. L’asticot se conserve très bien dans le bas du réfrigérateur et contrairement à se qui pourrait se dire, ne dégage aucune odeur désagréable. On peut aussi mettre ces petites larves dans un pot en grès, lui même posé dans une bassine remplie d’eau.Pour le transport sur le lieu de pêche, il existe des sacs en toile bien pratique à porter autour du cou qui sont d’ailleurs très utilisés dans le sud ouest de la France. Pour l’eschage, il est conseillé d’installer deux asticots sur l’hameçon, le premier enfilé par la queue et le second simplement piqué dans la tête. J’utilise la même référence que pour la teigne mais dans les tailles 14 à 16.

La sauterelle

La sauterelle est un insecte de l’ordre des orthoptères et qui fait le bonheur des truites à la belle saison. Dans les régions fortement cultivées, les insecticides sont malheureusement venus à bout de cette belle petite bête qui est maintenant devenue rare dans de trop nombreuses prairies. Pour son utilisation, il faut privilégier l’aplomb des berges des champs bordant les cours d’eau car les truites se trouvant en bordure guettent le moindre insecte tombant à dans la rivière. La sauterelle est une esche universelle en été et, comme le ver, elle peut être efficace dans tous les cours d’eau. Je préfère pêcher avec des sauterelles vertes au détriment de celles de couleur foncée (grise ou marron). Vous pouvez les récolter très tôt le matin quand elles sont encore engourdies par la fraîcheur matinale. Conservez les dans un petit bocal hermétique (comme ceux utilisés pour la confiture) dont le couvercle aura été percé de trous et l’intérieur garni de quelques brins d’herbes. Pour l’eschage, conservez les vivantes, ceci attirera d’autant plus les truites une fois dans l’eau. Elles s’enfileront à l’hameçon en passant sous le corselet situé derrière la tête et en faisant ressortir la pointe par la face dorsale de l’abdomen. J’utilise des hameçons Mustad de référence 515 dont la taille varie du n° 8 au n° 12 en fonction de la taille des sauterelles.

La mouche naturelle

Esche d’été par excellence, la mouche « de maison » procure de belles touches dans les eaux basses d’étiage. Elle possède l’énorme avantage de pouvoir s’employer en plein soleil aux heures les plus chaudes de la journée. Cependant, la mouche est un insecte très fragile et il faudra donc veiller à l’escher délicatement et à en changer régulièrement. Enfilez-la sur des hameçons bronzés n°14 à 18 en passant la hampe de l’hameçon sous le corselet. On peut aisément élever les mouches à partir d’asticots achetés chez un détaillant en articles de pêche. Pour cela il faut se confectionner une boîte dont ont aura grillagé une face et laisser l’autre face percée d’un petit trou que l’on pourra obstruer d’un bouchon de liège. Ainsi il suffit de placer les asticots à l’intérieur de cette dernière et d’attendre l’éclosion. Pour alimenter ces charmantes petites bestioles, on placera une éponge humide et une rondelle d’orange sur le grillage. Pour récolter vos mouches, couvrez le grillage d’un morceau de toile sombre et placez une autre boîte, cette fois pour la partie de pêche, à la sortie du perçage de la boîte : Les mouches sortiront, attirées par la lumière, et viendront se placer dans votre boîte destinée à être emmenée au bord de l’eau.

Les larves de trichoptère

Les larves de trichoptères font partie de l’alimentation principale des truites car elles sont présentes naturellement dans toutes les rivières. On les récolte en retournant les pierres et les galets de la rivière. On prendra un soin particulier à remettre les pierres en place une fois les larves prélever pour éviter de détruire toute la faune qui s’y est déjà développée. Cette larve s’entoure de petit grains de sable ou de petits bouts de bois pour former un fourreau cylindrique. Elle s’attache ensuite avec son fourreau sous les pierres et y passe ainsi l’intégralité de son stade aquatique. La larve de trichoptère est de couleur blanche à jaune suivant le milieux mais dans tous les cas je vous conseille de choisir les plus gros spécimen. Après avoir extrait de son étui naturel la larve, elle s’enfile à l’hameçon en la piquant par l’abdomen et en faisant ressortir la pointe sous le thorax. J’emploie encore des hameçons Suéhiro de référence 303 en taille14 à 16.

Après avoir passé en revue l’inventaire des appâts susceptibles de plaire à dame fario, il faut savoir les employer quand il le faut. De même, il sera nécessaire de choisir une plombée adaptée à l’appât utilisé pour que ce dernier puisse avoir un comportement homogène et naturel dans l’eau.

En début de saison, l’eau est froide et la truite sort de sa période de reproduction. Elle est affaiblie par l’hiver passé et ne va pas dépenser beaucoup d’énergie pour se nourrir. Il faut donc présenter l’appât le plus près possible de sa cache. Pour cela une esche et une plombée lourde seront de rigueur. L’espace entre le premier plomb et l’hameçon devra être réduit, de l’ordre d’une dizaine de centimètres. Il n’y a pas besoin de se compliquer dans le choix de l’appât, le ver remplit ici toutes les qualités dont ont aura besoins pour déclancher ses besoins nutritionnels. Je préfère garder les autres types d’appâts pour leurrer la truite plus tard dans la saison, quand les eaux seront plus chaudes et le poisson plus méfiant. A la rigueur une grosse teigne peut aussi faire l’affaire.
Au fur et à mesure que les eaux se réchauffent et s’abaissent, toutes les libertés pourront s’offrir à nous. La truite plus disposée à prendre notre esche, ne se contentera plus de saisir les proies venant juste devant sa gueule mais se déplacera volontiers pour la saisir aux alentours de son poste de chasse, et ceci dans toutes les couches d’eau. Nous pourrons donc employer des appâts plus légers et des plombées qui iront de pair. Toutes les esches présentées ci-dessus seront alors efficaces si elles passent correctement dans les veines d’eau. Ma préférence ira aux insectes et à leurs larves. La plombée ne devra plus être compacte mais très largement étalée.

Le choix de l’appât doit se faire en toute logique par rapport au comportement de dame truite qui sera fortement influencé par l’évolution du niveau des eaux et de sa température. Il faudra donc tenir compte de tout un ensemble de paramètres qui, combinés entre eux, devront nous aider à séduire le poisson de nos rêves.

 
 
 

Espace publicitaire pechedelatruite.com

Copyright © Pechedelatruite.com