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La pêche aux larves
Publié en ligne le dimanche 2 juillet 2006
 




Dans presque toutes les régions françaises, la pêche aux larves est considérée comme une des techniques les plus efficaces pour tromper les truites d’été. Il est vrai que les débits plus faibles ainsi que des eaux plus claires imposent des pêches très fines et très techniques. La faible taille des larves se prête fort bien à ces conditions particulières.

Texte de Pascal Lehérissier
Photos de Christophe Bouet et Jérôme Aussanaire

 

La pêche aux larves, c’est la pêche authentique par excellence : utiliser la nourriture la plus naturelle qui puisse être pour les truites, puisque base essentielle de leur alimentation.
L’efficacité de cette pêche fine n’étant plus à prouver, il ne nous reste plus qu’à partir à la recherche de nos appâts, à apprendre à les conserver et à les utiliser dans les meilleures conditions.
Pour un pêcheur au toc normalement constitué, toutes les larves aquatiques présentes dans la rivière peuvent a-priori être employées. Toutefois, et principalement pour des raisons d’eschage, seules les plus grosses d’entre elles seront réellement utilisées.

Les eschages soignés permettent une bonne présentation

Les larves sont des appâts fragiles qui nécessitent des eschages soignés. Les hameçons doivent être de taille adéquate, cela semble fort logique et est généralement bien respecté. Il ne serait en effet guère judicieux de prendre un hameçon de No 6 pour pêcher avec un petit porte-bois. L’hameçon de No 12 ou 14 constitue un standard pour la pêche aux larves, mais d’une rivière à l’autre, en fonction de la taille des appâts, on pourra utiliser du 10 en présence de grosses larves et du 16 ou du 18 pour les plus petites d’entre elles.
En tout état de cause, les hameçons seront impérativement fins de fer, ce qui permettra de mettre une larve sur l’hameçon sans que cette dernière ne se vide au cours de cette opération. En outre, un hameçon léger ne va pas déséquilibrer l’appât lors de sa dérive, ce qui va entraîner une présentation naturelle devant la truite.

Le montage spécifique pour la pêche aux larves

Il va de soi que les pêcheurs au toc pourront utiliser leur classique canne à fil intérieur ou leur canne anglaise pour la pêche en grande rivière. Votre serviteur utilise d’ailleurs quelquefois sa canne à fil intérieur pour pêcher dans les petits ruisseaux encombrés. Pourtant, dès que je peux faire un choix différent parce que les berges sont dégagées, j’utilise du matériel qui préserve mieux mon appât tout au long des lancers.
Dans les petites rivières, les eaux basses et claires ne permettent pas l’usage d’une plombée importante. Même si les cannes à fil intérieur ont encore fait des progrès au cours des dernières années, les modèles les plus récents éprouvent toujours des difficultés lorsqu’il s’agit de lancer de très faibles plombées. J’utilise donc une canne téléréglable de 6 mètres, très légère, qui me permet d’effectuer des dérives très précises sous la canne.
La ligne se réduit alors au plus strict nécessaire. Sur le corps de ligne, un Nylon de 12 ou 14/100, maxi reçoit une plombée légère mais très groupée (2 à 3 plombs suffisent). Cette plombée va transmettre très rapidement les touches.
Il faut se rappeler que les larves et les petits animaux dérivant dans le courant sont la nourriture principale des truites. Tout appât correctement présenté passant devant une truite en phase d’alimentation sera immédiatement avalé. Si vous utilisez une plombée souple (chapelet de petits plombs) en pêchant à la larve, vous allez inévitablement planter vos hameçons dans le fond de la gorge des truites et c’est inacceptable. La plombée très groupée va au contraire permettre de ressentir ou de voir la touche sans tarder (guide fil indispensable) et de manière assez brutale. Cela va nous permettre de ferrer dès que la truite se saisit de l’appât, d’où des hameçons faciles à décrocher et des poissons juvéniles qui regagnent leur milieu sans encombre.

La dérive naturelle est la base du succès

Du point de vue de la présentation, l’idéal est, me semble-t-il, de reproduire le comportement des larves dérivant dans les veines d’eau. « Il faut se rappeler que les larves dérivant dans le courant sont la nourriture principale des truites. Tout appât correctement présenté passant devant une truite en phase d’alimentation sera immédiatement avalé »
On obtient généralement cette présentation en faisant évoluer la ligne à la limite du courant et des remous. En peignant ainsi chaque côté des différentes veines d’eau, on balaye rapidement du terrain et l’on parvient facilement à localiser les tenues des truites mordeuses. Il sera parfois nécessaire de passer au plus près des herbiers, des souches ou de tout autre poste capable de servir d’affût aux truites. En grande rivière, il va bien falloir se résoudre, pour des raisons évidentes d’efficacité, à présenter la ligne dans des veines d’eau éloignées du bord. Après bien des tâtonnements, je suis aujourd’hui convaincu que la technique la plus efficace pour présenter des larves fragiles dans des veines d’eau situées à plus de 20 mètres reste la bolognaise.
La canne longue et assez souple va nous permettre d’étaler la ligne et de maîtriser la dérive dans de bonnes conditions. Quant au choix du flotteur, tout est affaire de goût et de portance. Il ne me semble toutefois pas utile d’utiliser les gros calibres d’une vingtaine de grammes qui détonnent un peu dans l’univers calme et paisible de la rivière de 1 ère catégorie. Au contraire, pour passer discrètement dans les veines d’eau assez calmes et régulières qui souvent contiennent de forts beaux poissons, une ligne assez légère sera tout indiquée. Afin de garantir une détection rapide des touches, ainsi qu’une bonne tenue de la ligne lors des relâchers, une plombée assez concentrée s’impose. Comme il n’est guère possible de procéder à un sondage minutieux de la "coulée", on ajuste la profondeur au gré des différents passages. Le passage idéal s’obtient lorsque la ligne accroche de temps a autre le fond, ce qui crée inévitablement des fausses touches. Toutefois, il n’y aura plus d’équivoque au bout de quelques touches et vous ferrerez sans attendre dès que le flotteur disparaîtra rapidement sous la surface

La conservation :
Les larves sont des appâts assez fragiles qui nécessitent quelques précautions lorsque l’on souhaite les conserver plusieurs jours. Lorsque vous effectuerez votre cueillette, prenez garde de ne pas garder les esches abîmées. Pour la conservation durant la partie de pêche, une petite boîte du genre boîte à cigare garnie de mousse humidifiée suffit amplement. Pour les esches que l’on souhaite conserver plus longtemps, le bas à légume de votre réfrigérateur sera tout indiqué. Les larves pourront être conservées d’une semaine sur l’autre, bien à l’aise dans un récipient en plastique alimentaire avec un centimètre d’eau quotidiennement renouvelée.

Les différentes larves :

-  LA LARVE DE LA GRANDE EPHÉMÈRE
La larve de la grande éphémère, que l’on a coutume d’appeler petite bête, se rencontre principalement dans les cours d’eau à fonds limoneux, sablonneux, voire vaseux, où elle creuse des galeries. Cette caractéristique nous permet de dire qu’il s’agit d’une larve fouisseuse. De couleur jaunâtre et pouvant mesurer jusquà 3 centimètres à maturité, c’est en fait la larve de la célèbre mouche de mai, Ephemera vulgata et danica pour les plus entomologistes d’entre-vous. C’est en tamisant le substrat que l’on aura des chances de découvrir les précieuses petites bêtes qui, au demeurant, exercent une véritable fascination chez les perches.

-  LA LARVE DU TRICHOPTERE A FOURREAU
Que lon appelle également porte bois, porte pierre, traîne bûche...
Elle se rencontre dans la plupart des cours d’eau et possède la particularité de construire un étui endogène qui protège son corps mou jaunâtre ou verdâtre selon les espèces et les eaux, cette larve se rencontre dans les parties assez courantes des cours d’eau. On la recherche principalement sous les pierres plates ou parmi les végétaux immergés où elle trouve souvent refuge.

-  LA LARVE DU TRICHOPTERE SANS FOURREAU
Un peu moins connue que la précédente, cette larve présente la caractéristique de se développer en s’accrochant au substrat ou aux végétaux sans confectionner de fourreau. Elles sont parfois appelées par les pêcheurs locaux vers bleus ou encore mille pattes. On les débusque sous la face cachée des pierres plates ou parmi les grandes chevelures herbeuses typiques des rivières de plaine.

-  LA LARVE DE LA GRANDE PERLE
Elle est également utilisée, un peu plus confidentiellement toutefois, même si, elle est incontestablement un véritable aimant à salmonidés. La présence de perles dans un cours d’eau est d’ailleurs généralement un signe de sa bonne santé. On rencontre cette larve, qui peut atteindre les 20 millimètres pour les plus gros spécimens, dans les parties caillouteuses des parcours amont des cours d’eau de première catégorie. Un tamis ou un petit filet à mailles fines permet de récupérer les larves qui se trouvent emportées par le courant lorsque l’on soulève les cailloux.

-  LES GAMMARES
Les gammares ou crevettes d’eau douce sont fort appréciés des truites qui en font une importante consommation. Lorsque l’on sait que l’on doit à ces petits crustacés d’eau douce la fameuse couleur saumonée de la chair de nos truites, on prend conscience de l’importance du gammare dans l’alimentation des salmonidés.

D’autres insectes ou larves présents dans la rivière peuvent séduire les truites. Moins connu, mais non moins efficace, un bouquet de vers de vase se révèle incomparable sur certains parcours (aval des cours d’eau) lorsque les truites nymphent les chironomes.

 
 
 

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