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Pêche aux leurres en étang
Publié en ligne le samedi 4 novembre 2006
 





Il semble tout à fait naturel pour les pêcheurs à la mouche de pratiquer leur passion dans les étangs lors de la morte saison.
Petit à petit cette idée germe également chez les pêcheurs aux leurres, qui ont des fourmis plein les bras en attendant de pouvoir exercer leur art dès mars prochain sur les bords des rivières.
Pascal Lehérissier vous présente tout l’intérêt de cette pratique appelée selon toute vraisemblance à se développer dans les prochaines années.

Texte, dessin et photographies Pascal Lehérissier

 

Les pêcheurs de truites aux leurres ont souvent pu exercer leur talent jusqu’aux dernières semaines précédant la fermeture, mais ils se trouvent toujours un peu démotivés au moment de remiser les cannes.
Certes, il y a pour beaucoup la possibilité de traquer les carnassiers dans les eaux de deuxième catégorie, mais cela n’est franchement pas la même chose. Question sensation, c’est indiscutablement un autre monde car même si l’équipement pour pêcher les carnassiers s’est considérablement allégé, il n’en demeure pas moins vrai qu’il n’y a rien de comparable entre un fin fleuret pour pêcher la truite au lancer et une canne et un moulinet pour traquer le brochet ou le sandre.

L’expérience fort intéressante des autres techniques

Les pêcheurs à la mouche connaissent ce genre de dilemme. Beaucoup d’entre eux ont cependant la possibilité de rechercher l’ombre partout dans les cours d’eau où sa traque automnale est autorisée. Ceci étant, arrive toujours le moment où la pêche de l’ombre se termine et où il faut bien renoncer à la pêche en rivière. Et que font de nombreux amateurs de pêche à la mouche lorsqu’ils n’ont plus la possibilité de pratiquer dans les rivières ?
Ils vont bien entendu exercer leur talent dans les plans d’eau.
Les réservoirs pour la pêche à la mouche sont aujourd’hui bien implantés en France même si les débuts n’ont pas toujours été fracassants. De nombreux pêcheurs jugeaient en effet peu intéressant de pratiquer sur des poissons lâchés quelques jours, quelques semaines ou quelques mois auparavant. Depuis, la pêche en réservoir a acquis ses titres de noblesse et constitue un complément ludique et intéressant à la pêche en rivière. Petit à petit, les pêcheurs se sont rendu compte que la pêche dans les plans d’eau pouvait même être très technique et pouvait aider à se forger une certaine expérience.
Cet engouement pour la pêche en plan d’eau mériterait, n’en doutons pas un seul instant, d’être développé chez les pêcheurs aux leurres. Dans d’autres pays où la pêche aux leurres est bien développée, il existe une tradition de pêche aux leurres en plan d’eau. L’exemple des pêcheurs nippons est une nouvelle fois parfaitement illustratif de cette situation. C’est d’ailleurs toute une filière qui a été développée avec notamment le déploiement de matériels spécifiques, de leurres notamment, pour s’adapter au comportement bien particulier des poissons de plan d’eau. Quelques précurseurs ont déjà tenté leur chance dans notre pays et la plupart sont pleinement satisfaits de cette recherche. En effet, on peut prendre beaucoup de plaisir en capturant des truites de réservoir.

Trouver les bons plans d’eau

A priori, peu de réservoirs destinés aux pêcheurs à la mouche sont susceptibles d’autoriser la pêche aux leurres, car ces deux techniques cohabitent en effet difficilement. Des journées spécifiques peuvent cependant être organisées par ces mêmes réservoirs. Certains réservoirs font notamment des journées à thèmes et il est également possible qu’à certaines périodes de l’année, quelques semaines soient ouvertes à la pêche aux leurres. C’est parfois le cas juste avant la fermeture de certains réservoirs afin d’assurer une meilleure rotation du stock de poissons. Les poissons pris juste avant la fermeture seront ainsi compensés par des poissons bien plus frais, donc commercialement plus intéressants, lors de la réouverture du plan d’eau.
Un grand nombre de pêcheries propose des étangs de pêche où toutes les techniques sont susceptibles d’être pratiquées. Ces plans d’eau font l’objet de réintroductions fréquentes de truites. Il s’agit le plus souvent d’arc en ciel, mais aussi de saumons de fontaines et de nombreux hybrides...
La particularité de ces étangs de pêche est souvent de fournir un cheptel assez abondant ce qui augure un nombre de touches important. Très souvent, il faut également signaler la présence de gros sujets, voire de très gros sujets. Il n’est pas fréquent de piquer un poisson de plusieurs kilogrammes dans les rivières alors que cette possibilité est tout à fait probable dans un étang. Et pour ceux qui pensent que les poissons d’étang ont une piètre défense, il n’y a qu’à leur laisser la canne entre les mains, alors qu’une belle arc en ciel fait ses cabrioles, pour les convaincre du contraire. Bien entendu, et nous développerons les aspects techniques ultérieurement, tout dépend du matériel et du type de ligne que l’on utilise. Retenez toutefois le principe suivant particulièrement important en plan d’eau, plus on pêche fin, plus on a de touches.

Accepter d’apprendre avec humilité

Comme toute nouvelle technique appliquée à un nouvel environnement, il est nécessaire de recourir à un petit apprentissage pour devenir performant. Certes, la réussite est possible dès les premiers coups de ligne. Ce n’est pas un hasard si de véritables spécialistes de la pêche en rivière se sont cassés les dents lors de leurs premières sorties. Une des raisons principales est le comportement familier de ces truites de plan d’eau. Plutôt grégaires, elles se déplacent souvent en banc de plusieurs individus, à la recherche de nourriture. Cette errance n’est cependant pas aussi aléatoire qu’il y paraît. En fait, les truites suivent plutôt un petit circuit qu’elles renouvellent régulièrement. Il faut également savoir que les truites ne sont pas reparties de manière homogène dans le plan d’eau. On assiste plutôt à des concentrations de poissons sur des endroits stratégiques.
En règle générale, les secteurs exposés au vent sont plutôt favorables si ce dernier est doux. Par contre, s’il s’agit d’une petite bise qui congèle presque la surface, il reste préférable de pêcher les zones abritées du vent et si possible ensoleillées. En fait, il faut très rapidement s’adapter au plan d’eau et deviner le plus rapidement possible la localisation des truites. Reste tout de même un paramètre très important à déterminer puisqu’il conditionne en grande partie la réussite de nos parties de pêche : quelle est la profondeur d’évolution des poissons ?
En général, le pêcheur qui pêche pour la première fois dans un plan d’eau se sent un peu perdu car il n’est que très rarement confronté à cette difficulté dans les rivières. En plan d’eau, les poissons exploitent toute la colonne d’eau pour se positionner assez schématiquement dans la zone qui leur est la plus confortable d’un point de vue thermique. Parfois, les poissons sont à la recherche de nourriture et se positionnent alors à une profondeur d’alimentation déterminée. Parfois, il suffit de quelques minutes pour que les paliers de la colonne d’eau soient successivement occupés. Il faut donc coller en permanence avec la localisation des truites. Il faut aussi se méfier de ce que voient nos yeux. Certains gros salmonidés effectuent parfois des sauts bruyants et lorsqu’il s’agit d’un gros poisson, on est inévitablement tenté de le solliciter. Ces poissons bruyants, souvent solitaires, ont un comportement assez imprévisible. Il est possible de les intercepter et de profiter de l’aubaine de leur passage à proximité pour les capturer mais il est souvent vain de les rechercher de manière systématique. Vous risquez en effet de faire plusieurs fois le tour de votre étang à la poursuite de poissons fantômes sans que votre leurre ne passe à proximité de sa gueule.

Choisir le bon Matériel et les bons leurres

L’utilisation d’un matériel bien adapté offre confort et efficacité. Il faut pouvoir lancer loin des petits leurres pas forcément très plombés. J’utilise en ce qui me concerne une canne de 2 mètres 10 dont la puissance est de 5 à 20 grammes. En fait, en action de pêche, cette canne est parfaite pour expédier des leurres allant de trois à dix grammes. Il faut d’ailleurs se méfier des indications parfois optimistes qui figurent sur les cannes à lancer de petite taille. Certaines petites cannes spinning sont parfois données avec des indications en once. L’once ayant une valeur de 28 grammes, on trouve des modèles de canne ayant comme référence des fractions d’once (1/8 1/4 ; 3/ 8 ; 1/2 ; 3/4 ... ). Ces indications de puissance sont généralement fiables.
Pour le moulinet, je conseille un modèle léger, si possible, équilibrant au mieux la canne. Evitez les modèles disposant d’une toute petite bobine. Ce moulinet sera garni de Nylon de 14/100 de couleur neutre. Ce diamètre présente en effet le bon compromis entre résistance, facilité de lancer et d’animation du leurre. En présence de gros trophées, il est toujours possible d’augmenter un peu le diamètre du fil mais je vous conseille de ne jamais dépasser le 18/100 sinon vous risquez d’avoir des difficultés à lancer. De toute manière, les étangs sont généralement assez propres et il y a assez peu d’obstacles où le poisson est susceptible de casser la ligne.
Pour les leurres, il faut savoir que la plupart des modèles aujourd’hui disponibles dans les rayonnages sont susceptibles de convenir. Les cuillers tournantes de petite taille et les micro ondulantes, les poissons nageurs jusqu’à 5 centimètres ainsi que les leurres souples (petites virgules ou petits shads sur tête plombée) peuvent donc être utilisés à bon escient. Les fabricants japonais ont d’ailleurs développé toute une petite panoplie de petits poissons nageurs destinés à la pêche en étang. Cela passe par les petits poissons vibrants, les imitations de larves de libellules ou de punaises d’eau ou bien encore par des imitations de poissons exotiques.

En action au bord de l’eau

Si vous pensez avoir trouvé les bons postes, il est toujours préférable de débuter la prospection par l’utilisation de leurres qui battent bien le terrain. Les cuillers sont toujours excellentes lorsqu’on débute sur un poste mais il est également tout à fait possible d’utiliser un tout petit crankbait dont les fortes vibrations attirent de fort loin les salmonidés. S’il y a des truites mordeuses, il est fort vraisemblable que les touches et les captures interviennent rapidement. Au bout de quelques minutes, les leurres très sonores n’intéressent plus les truites. Il est alors judicieux de sur sortir des petits poissons nageurs de style "jerk bait", puis des petits leurres souples et lorsque le poste ne semble plus rien donner, il faut changer définitivement de secteur.
La touche est finalement rarement brutale ou, en tout cas, rarement aussi brutale que lorsqu’on pêche en rivière. Les truites et les salmonidés de plan d’eau ont l’habitude de suivre leur proie, de la pousser du museau avant de la prendre définitivement dans leur gueule. Gardez vous de ferrer dès les premières sensations de touches et attendez plutôt de sentir franchement le poids du poisson avant de relever la canne. Evitez autant que faire se peut de trop brider le poisson car cela a pour conséquence d’encourager le poisson à remonter rapidement vers la surface et à sauter. Bien sûr, c’est très spectaculaire mais c’est aussi le meilleur moyen de perdre son poisson...

 
 
 

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