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Une belle truite pour finir la saison en beauté
Publié en ligne le mardi 2 septembre 2008
 




Saison bénie pour les pêcheurs, la fin de l’été est synonyme de renouveau pour l’écosystème aquatique.
Après le passage dévastateur des vacanciers, baigneurs et autres canoës qui nous ont empoisonné la vie pendant tout l’été. Tout ce beau monde a maintenant déserté les berges de nos rivières à truite.
La nature reprend peu à peu la tranquillité et les rythmes qui sont les siens.

Texte : Jean-Jacques Lardy
Photos : Christophe Bouet

 

Enfin tranquilles, rassurées et revigorées par le retour de la fraîcheur, quelques orages et un peu de pluie, les truites sont nettement plus disponibles qu’au plus fort de l’été ; Elles vont nous offrir d’ici la fermeture des moments de plaisir intense dans un décor apaisant et une rivière à nouveau libre.
A partir du 15 Août et même si la canicule reste au menu en journée, les nuits se rafraîchissent, ce qui a pour effet de ramener progressivement la température de l’eau à des niveaux plus compatibles avec la vie des salmonidés. Ceux-ci peuvent recommencer à bouger et à se nourrir normalement.
Parallèlement, l’oxygène dissous étant alors plus abondant dans l’eau du fait de la baisse de température, les larves qui nourrissent nos truites vont, elles aussi, connaître un net regain d’activité. Pas de doute le moment est venu de partir à la pêche !

Sur le plan technique, tout est possible en septembre : Toc, vairon, manié ou autres ... De plus, septembre est le mois où les géniteurs, voire les très gros géniteurs, commencent à remonter les tributaires des grandes rivières à la recherche d’une eau plus fraîche. Ces mouvements migratoires rendent certaines truites plus mordeuses (à chaque changement de postes), moins méfiantes et de plus, les ovaires des femelles et la laitance des mâles leur comprimant l’estomac et les obligeant à avaler de plus petites proies, nos compagnes de jeux sont alors contraintes à se nourrir plus souvent et plus longtemps.
La technique reste au choix du pêcheur : Canne au toc avec montage traditionnel, plombée légère. L’appât sera tout de même de saison, porte-bois le matin, fourmis ailées ou mouche noire la journée, petit ver de terre les jours gris ou après la pluie. Mais la pêche au toc ne rapporte souvent que des poissons de taille ordinaire encore que la mouche noire puisse réserver quelques surprises.
Pour prendre une vraie grosse, préférez promener sur les points chauds un tout petit vairon. Les vairons de 3 à 5 cm ou tout autre petit poisson, même petit éperlan surgelé, accroché sur une monture Lardy dans le plus petit plombage, soit 1,7 grammes plus un plomb n°8 pour bloquer le montage, suffira en petite et moyenne rivière. Pour les courants puissants ou les fosses profondes voire les pieds de chute, cela sera presque une pêche au toc, mais il vous sera facile avec ma monture de changer le plombage à la demande.

Le matériel

Le matériel de pêche au vairon sera classique, mais pas mal de mes stagiaires qui me tiennent au courant de leurs diverses réussites, voire belles prises, préfèrent utiliser une canne plus longue. Dans le commerce les plus grandes cannes à vairon manié mesurent 3,40 m. Je leur préfère donc maintenant une canne de 3,60 m. Une canne toc de bonne facture à emmanchements ou télescopique (il en existe aujourd’hui) d’action de pointe déjà marquée à laquelle on coupe 10 à 20 cm du scion pour obtenir l’action et la puissance désirée (exemple : la Sert Phrygane en 3,80, vous enlevez 15 cm et vous obtenez une canne proche de la perfection pour pratiquer ce genre de pêche.

Le moulinet reste un tambour fixe classique, spires croisées ; le fil sera plus fin qu’en début de saison. Un 18% fluo suivi d’un bas de ligne translucide en 16 % sera un passe partout en petite et moyenne rivière. Sur des cours d’eau plus importants, à courant rapide, augmentez les tailles de nylon jusqu’au 20 ou 22% en corps de ligne et 18 à 20% en bas de ligne. A ce propos, conservez un mètre de bas de ligne toutes rivières confondues car les truites gardent quand même une certaine vigilance.

Stratégie de fermeture

Restez discret : la tenue vestimentaire est très importante quand on recherche ces gros poissons, il faut veiller à porter des vêtements plutôt sombres de couleur verte ou brune se rapprochant de l’environnement que l’on fréquente. Les gadgets comme les boutons Service métalliques ou tout autre objet étincelant (pince, broche) sont à proscrire ; les reflets occasionnés par ce type d’objet sont particulièrement visibles par les grosses Fario autochtones et provoquent immanquablement leur fuite.
Moins nombreux, plus méfiants, les gros poissons ont appris au fil des saisons à se faire désirer mais ils sont loin d’avoir disparu de nos rivières comme certains, un peu vite, le croient parfois et il n’appartient qu’à nous autres pêcheurs de savoir transformer ces désirs en réalité ! Pour pêcher un poisson d’exception apprenez à bien connaître ses tenues et ses habitudes alimentaires. Vous le surprendrez par un lancer discret et soigné en anticipant sa trajectoire (les grosses truites se déplacent à la recherche de nourriture selon une trajectoire souvent définie) et pour ne pas perdre contact n’hésitez pas à vous mouiller, la bataille n’est pas gagnée d’avance...

Les postes à gros salmonidés

Pour aborder correctement la pêche de ces grosses truites, il faut tout d’abord bien connaître leurs tenues et leurs postes alimentaires. Sur la plupart de nos cours d’eaux, on s’aperçoit la plupart du temps que les postes à gros poissons sont négligés par les pêcheurs. La raison de ce désintérêt : il n’y a pas sur ce secteur de beaux courants, ce sont des endroits difficiles d’accès.

Pourtant si l’on observe bien ces lieux, ils présentent pratiquement tous les mêmes caractéristiques : une grande veine d’eau puissante débouchant sur un amorti calme et une zone de contre courant souvent riche en nourriture. Plus en profondeur, l’habitat constitue un facteur essentiel à la présence de gros poissons.

En Franche-Comté les concrétions calcaires appelées " Tuffs " sont des caches très appréciées des grosses Farios qui y trouvent un refuge adapté à leur taille.
Sur d’autres rivières, les blocs rocheux qui caractérisent certaines bordures sont également des lieux de repas pour ces gros poissons. On peut donc en tirer la conclusion suivante : les fonds d’eaux bien pourvus en caches adaptées (gros blocs rocheux, grandes barres de tuffs, pieds de chutes) sont à coup sûr des postes à gros salmonidés, mais ceux-ci ne sont pas toujours visibles où en activités. Il existe cependant des exceptions et il est important de bien observer les postes que personne ne prend le temps d’examiner (bordures très encombrée en végétation, souches accolées à la rive, milieu de pile de pont, vieux murs immergés, la roue d’un moulin où l’emplacement de celle-ci).
Les postes prioritaires s’avèrent parfois être ceux auxquels on ne pense jamais et qui se trouvent devant nous, à quelques mètres d’une bordure.
Dans la pratique, il faut tout d’abord signaler que chaque gros poisson est unique et que, d’une truite à l’autre, le comportement peut changer radicalement. On peut néanmoins définir deux types d’approches pour rechercher en priorité ces salmonidés. Dans le cas le plus fréquent, une grosse truite en chasse empreinte un circuit précis (poste de repos à poste alimentaire plus ou moins éloigné du premier en fonction du niveau d’eau). On peut aussi rencontrer un autre cas de figure en fin de saison, principalement en septembre, lorsqu’une grosse truite se tient à proximité de sa cache. Le poisson posté est souvent peu actif mais il ne résistera pas à un petit poisson présenté discrètement au plus prés de ses mâchoires. Si ce n’est pas par faim se sera par agressivité. Ces comportements sont vérifiables en eaux claires et rivières calcaires, mais sont transposables dans les autres rivières par supposition.
Même si l’activité de ces grosses truites ne dure pas très longtemps, elles se mettent en chasse parfois en début de matinée et en fin de journée. Dans ces grands fonds où parfois on devine ou on suppose une grosse truite postée, il est possible d’utiliser une monture plus lestée qui descendra rapidement au niveau du poisson. L’animation va alors jouer un rôle capital en incitant la truite à donner ce fameux coup de gueule qui lui sera peut-être fatal.

Mais encore une fois il est indispensable d’être très discret car une grosse truite est très sensible aux vibrations émises par le pêcheur. Une approche bien réussie n’est pas le seul facteur déterminant pour capturer des truites de trois ou quatre livres sur des parcours publics.
Une technique sans faille est également indispensable car la moindre erreur lorsqu’on s’attaque à de tels poissons, entraîne obligatoirement l’échec.
Une bonne connaissance du parcours est de rigueur, des repérages et de longues heures passées au bord de l’eau à observer seront un plus non négligeable.

Un poisson repéré ! ! !

Faîtes vous oublier et anticipez sur la trajectoire de la truite pour l’intercepter.

 
 
 

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