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Que faire quand ça ne mord pas ?
Publié en ligne le lundi 20 janvier 2014
 

Il nous arrive à tous de connaître des sorties au cours desquelles ça ne mord pas.
La situation peut être claire - aucune capture, aucune touche, impression de rivière "vide" - ou plus confuse : touches rares et pas franches, quelques captures ici ou là, généralement de petits poissons avec, en fin de journée, un piètre résultat.
Que faire face à ces situations ?
Faut-il l’accepter avec fatalisme ? Certes non ! Il faut toujours tenter de modifier le cours des choses.

Texte Marc Delacoste

Photographies Jérôme Aussanaire et Christophe Bouet

 

Analysons tout d’abord la situation. Le fait de ne rien prendre peut, avoir deux causes. On peut très bien « pêcher faux ». La technique, la stratégie de prospection, le montage, l’appât, le leurre ou l’action de pêche ne conviennent pas. Pas suffisamment, en tous cas, pour convaincre les truites en activité. Il se peut aussi que la rivière soit " fermée ». Ce n’est ni la technique, ni la stratégie, ni quoi que ce soit d’autre qui est ici en défaut. Il s’agit tout simplement d’une journée, ou d’un moment de la journée, où les truites sont calées. Et ces moments durant lesquels les truites ne sont pas dehors sont fréquents.
La situation analysée, doit-on pour autant l’accepter et ne rien changer en se répétant « quand ça voudra mordre » ?
Faut-il plutôt plier armes et bagages en espérant une prochaine journée meilleure ?
Adopter ces attitudes signifierait se priver d’une réussite toujours possible en s’adaptant.

Savoir observer et comprendre

Si effectivement des truites sont actives, mais pas convaincues par ce qu’on leur propose, il convient avant tout... de s’en rendre compte !
On peut le faire en observant les postes où elles se tiennent habituellement lorsqu’elles se nourrissent. Certains postes sont faciles à observer, même de loin, Pour d’autres, en revanche, il faut s’approcher. On peut, par exemple, après avoir pêché un poste, en s’en approchant, voir déguerpir une truite qui s’y tenait mais sans avoir mordu. Si ceci se répète plusieurs fois, c’est le signe évident qu’on pêche faux. Il faut donc réagir et changer quelque chose à notre façon de faire, plutôt que de s’entêter en attendant un hypothétique changement de comportement des truites.

Changer de technique

Il y a une foule de chose que l’on peut changer lorsqu’on pêche la truite. On peut déjà changer de technique : j’ai pratiquement toujours avec moi, dans ma voiture, mon matériel de pêche au toc et à la mouche. Avec ces deux techniques, on peut faire face à bien des situations. Mais même si l’on décide de persévérer dans une seule et unique technique, entre les changements d’appât, de plombée, de diamètre de bas de ligne pour la pêche au toc, ou le passage de la sèche à la nymphe ou à la noyée, sans oublier les multiples possibilités offertes par les changements d’artificielles dans la pêche à la mouche, il y a vraiment de quoi faire le tour de la situation. Bien sur, ce sont les truites qui décident si’ ces changements sont les bons ou s’il faut aller plus loin. Tant qu’on voit des poissons dehors et qu’on ne prend rien, il faut continuer à chercher : alléger ou alourdir la plombée, essayer des appâts plus petits ou plus gros, des larves, des vers, des insectes terrestres, etc.

Changer de stratégie

Si, en revanche, peu de truites sont visibles, c’est qu’elles ne sont pas en train de se nourrir. Elles désertent donc les jolis courants dans lesquels il est si agréable de les traquer. Il arrive, cependant, qu’elles ne soient pas insensibles à une belle larve ou à une artificielle présentée au ras de leur cache. Un changement de mode de prospection, délaissant la pêche des courants au profit d’une pêche « à gratter », c’est-à-dire au ras de chaque bloc, berge creuse ou abri potentiel, s’impose donc. Ce changement de stratégie ne constitue cependant le plus souvent qu’un palliatif. S’il permet de sauver la sortie en capturant quelques truites, il est en revanche beaucoup plus rare qu’il procure réellement de belles pêches.

Changer de parcours

Je préfère donc, en ce qui me concerne, changer de parcours. Mais il est inutile de changer pour un parcours aux caractéristiques similaires. A moins que le manque de réussite soit dû à l’influence d’un confrère qui nous aurait précédé, il y a fort à parier que les truites de secteurs à mêmes caractéristiques réagiront comme celles que nous quittons. Quitte à changer de parcours, changez donc vraiment, pour un parcours aux caractéristiques différentes : grande ou petite rivière, ruisseau, secteur de gorges ou de plateau, débit naturel ou réservé, secteur ombragé ou ensoleillé, Tous ces secteurs ont des caractéristiques très contrastées et également des « fonctionnements » différents. Ainsi, ce qui est mauvais pour un type de secteur donné pourra très bien être favorable sur un autre. Et au cours d’une journée, il y a toujours un secteur ou un cours d’eau dans lequel les conditions sont réunies pour que les truites soient dehors et mordeuses. A ce petit jeu, bien sûr, toutes les régions de France ne sont pas sur un pied d’égalité. Plus la densité de cours d’eau est importante, plus on pourra trouver des parcours contrastés dans un faible rayon d’action. De ce côté là, avantage certain aux régions de montagne. Mais en fouillant bien, on peut trouver, et dans chaque région, quelques beaux parcours différents, avec lesquels on pourra combiner et faire ainsi que toutes les chances soient de notre coté.

 
 
 

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