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Pêche en nymphe à vue (Partie 2)
Publié en ligne le dimanche 1er mai 2011
 

La pêche en nymphe à vue est une pêche que Nicolas Germain connait à la perfection.
Il nous a déjà parlé le mois dernier des petits trucs à savoir, à penser et à maîtriser pour réussir dans cette technique bien particulière.
Après avoir traiter le déplacement , le repérage du poisson, le positionnement et le choix de la nymphe, voici ce mois ci la dernière partie de son article concernant l’exécution du lancer, le poser et la dérive, l’animation et le ferrage .

Partie 2

Texte Nicolas Germain
Photos Nicolas Germain et Christophe BOUET

 

L’exécution du lancer

-  Pêche de bordure :
Le lancer arbalète est le plus utilisé, le plus facile aussi à mettre en œuvre. Il arrive parfois que l’on n’aie pas le temps de réfléchir, c’est pourquoi il faut toujours être prêt au cas où. Ayez le réflexe de progresser le long de la berge, nymphe en main et canne bandée pour avoir une réactivité maximum suite au repérage de poisson. Attention au moment du lâcher de nymphe de limiter le mouvement de canne pour que celui ci n’alerte pas la truite.
-  Pêche à distance :
Il lui faut trois qualité : rapidité, sobriété et précision. Effectivement il faut être rapide car un poisson reste selon sa vitesse peu de temps dans votre champ de vision. Il faut prendre les bonnes décisions dans un laps de temps restreint. Sobriété, on ne pêche pas en sèche donc dans notre cas les faux lancer ne sont pas légion, moins il y en a , mieux c’est. Précision, c’est le plus difficile à maîtriser et pour vous améliorer il n’y pas de secret : bas de ligne équilibré et un grand nombre d’heures passées au bords de l’eau.
Le petit truc à savoir : Si vous maîtrisez le lancer roulé, vous avez là une arme redoutable car il vous permettra de pêcher des coups que tous le monde ne fait pas et donc d’attaquer des poissons plus faciles

Le poser et la dérive

Ces deux paramètres sont intimement liés .
Effectivement c’est votre façon de poser qui va jouer sur votre dérive. Tout d’abord , et c’est le plus important, il faut avoir un bas de ligne très bien équilibré (NDLR Vous trouverez dans les archives du site un article concernant la composition d’un bas de ligne).
Je vous conseille de ne pas être avare sur vos longueurs de pointes, plus celle ci est grande, moins la nymphe aura de contraintes lors de sa progression dans l’eau. Au moment du poser, il faut au contraire de la pêche en sèche, donner un petit coup sec avec le poignet vers l’avant au dernier instant pour casser le mouvement pour que votre pointe tombe en paquet. Si vous calquez votre mouvement sur la pêche en sèche, la pointe ne se posera pas comme il faut et donc la dérive ne sera pas bonne. Plus le courant ou/et le fond est important, plus ce mouvement devra se faire sèchement pour permettre à la nymphe de crever la surface de l’eau plus facilement et être ainsi pêchante le plus vite possible.
Je reviens sur la longueur de pointe, c’est aussi elle qui va conditionner la longueur de dérive "pêchante". La nymphe pêche bien uniquement lorsqu’elle ne subit pas de contraintes dues au fil qui va tirer dessus ou la soutenir. La soutenir, c’est là que le diamètre du fil rentre en cause. Il est moins important au regard de la truite si vous suivez toujours cette ligne de conduite : "présentation nymphe première", par contre il a une influence sur la dérive de votre nymphe et donc sur la réaction du poisson. Il est primordial d’adapter le diamètre de votre pointe en fonction de la densité de votre nymphe pour ne pas la contraindre plus qu’il ne faut lors de la dérive. Pour les nymphe peu ou pas plombées le 10/°° suffit, pas la peine de descendre en dessous, palliez avec la longueur de pointe plutôt que de descendre en 8/°° ou en 6/°°. En début de saison, sur du poisson "frais" un bon 14, voir un 16 fait très bien l’affaire, du moment, et je le répète, que votre pointe soit assez longue et que la truite la voie en premier.
Si la situation ne permet pas de pêcher aval mais amont, il est important de poser votre bas de ligne assez loin (sur le côté) de la truite, celle ci ce déplacera pour prendre si ça l’intéresse. (une truite ou un ombre est capable de se déplacer de plusieurs mètres pour se nourrir, même sur des choses infiniment petites). Un poser trop près du poisson va rendre les choses plus compliquées, de plus, l’instant du ferrage sera moins perceptible ! !
Le petit truc à savoir :La dérive ne doit pas se faire uniquement devant le poisson, laissez aller votre nymphe le plus loin possible derrière le poisson. Premièrement s’il ne prend pas , lors de l’arraché de votre soie, vous serez plus éloigné du poisson, donc moins de chance d’attirer son attention et parfois, surtout chez les ombres d’ailleurs, au moment où le bas de ligne se tend en fin de dérive et fait remonter la nymphe toute seule, une attaque est possible, pas tout le temps, mais ça arrive.

L’animation

Est-elle nécessaire systématiquement ?
C’est une question que l’on peut se poser. Pour la réponse, c’est non, je dirais même plus, elle est optionnelle. Pour un poisson en activité, l’animation ne sert à rien sauf cas particuliers. En effet on a devant nous un poisson en recherche de nourriture, donc le simple fait d’emmener correctement (point précédent) la nymphe dans son champ de vision, l’incite a se déplacer pour la prendre. L’animation dans ce genre de cas peut au contraire attirer l’attention du poisson sur un danger (dans le cas de poissons éduqués). Qui plus est, le fait de ne pas animer va ralentir la prise de la nymphe et donc faciliter la détection du ferrage. Il faut bien comprendre que lorsqu’on anime notre nymphe, on écourte notre dérive puisque on tend le fil pour le faire. Ce qui veut dire que si le poisson ne réagit pas, il y de grandes chances qu’il soit en alerte pour la suite. Le fait de ne pas animer permet de tenter plusieurs fois un poisson en cas d’échecs.
Il faut animer dans les cas suivant :
-  En dernier recours sur un poisson qui se nourrit, mais il faut le faire au plus près de lui, c’est à dire animer au dernier moment pour que le poisson soit surpris et prenne par réflexe sans réfléchir.
-  Sur des poissons réticents, on peut aussi essayer l’animation derrière lui, le poisson a vu la nymphe passer, mais le fait d’animer derrière, peut provoquer l’attaque. Je pense que dans ce cas, il le fait aussi par réflexe et je peux vous dire que ça marche régulièrement.
-  Sur un poisson inactif, après avoir essayé un "bon" passage sans animation, ça peut décider un poisson qui n’a pas forcément envie de se nourrir.
-  Lorsque l’on utilise des nymphes leurres, l’animation déclenche l’agressivité de la truite , la nymphe leurre + l’animation bien conjuguées peuvent décider certains poissons (poisson éduqués).
Le petit truc à savoir : Il faut adapter l’animation de vos nymphes aux insectes naturels. Effectivement un gammare ne nage pas de la même façon qu’une larve de mouche de mai. Ce genre de petits détails peut avoir son importance quelquefois.

Le ferrage


Quand ferrer ?
C’est une question qui est passée dans la tête de tous les nympheurs, la seule réponse que l’on peut en conclure, c’est qu’il faut ferrer à l’arrêt du poisson. Une truite ou un ombre va venir en direction de la nymphe et au moment où il a atteint son but , le poisson s’arrête. Si c’était si facile ,ça se saurait, on va donc détailler un peu ! ! !
Un conseil que je donne en tout premier lieu est de ne pas se focaliser sur la nymphe, de ne pas essayer de la voir, c’est à mon avis une erreur grossière. Une fois la nymphe lancée, il faut être concentré uniquement et à 100% sur le poisson . C’est le mouvement du poisson et son comportement qui va déclencher le ferrage, bien sur il y a les situations où l’on voit carrément le blanc de la gueule (signe que le poisson engame), mais le plus souvent (surtout à distance) on ne peut pas le voir. Il est donc important lorsque la situation le permet de faire passer la nymphe pas trop près de la truite pour bien la voir se déplacer et faire son arrêt lorsqu’elle engame la nymphe. Comme je l’ai déjà dit, si vous n’animez pas, la prise de nymphe se fera lentement et le ferrage sera plus facile à déceler, par contre avec une animation, le poisson arrivera plus rapidement sur la nymphe, l’arrêt sera plus marqué certes , mais il faudra être plus vigilant sur le ferrage, le poisson gardant la nymphe moins longtemps je pense.
Il y a pas mal d’exemples de ferrages particuliers :
-  Les ferrages où l’on est obligé d’emmener la nymphe dans la gueule du poisson, là il faut être bien concentré sur le moindre mouvement de tête, c’est parfois très difficile de le voir surtout si l’on doit pêcher amont, ce genre de ferrage se fait souvent au feeling.
-  Il arrive parfois que les truites ne marquent pas l’arrêt et qu’elles continuent à avancer tout en prenant la nymphe, dans ce moments là il faut avoir les nerfs solides et il y a beaucoup de loupés.
-  Sur certains poissons très éduqués il faut parfois anticiper le ferrage car la nymphe reste en gueule moins d’une seconde. Les ombres et les truites des no-kill surpêchés aspirent et recrachent à une vitesse impressionnante. Si vous attendez le moment de l’engamage, le temps d’arracher la soie et ça sera trop tard ! ! !
Le petit truc à savoir : Il n’y pas de secret pour cet exercice, il faut ferrer des centaines de truites pour arriver à un pourcentage de réussite correct. La pratique reste la meilleure école.

Voilà, cet article se termine, j’espère que vous y trouverez quelques bons conseils, car en ce qui me concerne, j’en apprends toutes les saisons.
C’est ce qui est formidable avec la nymphe à vue..... on n’est jamais au bout de nos surprises et de nos émotions.

 
 
 

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