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Technique des beaux jours
Publié en ligne le samedi 2 juillet 2011
 

Comme je me plais à l’indiquer à chaque fois que j’en ai l’occasion, il existe différents appâts pour la pêche aux appâts naturels ; certains procurent de jolis paniers et engendrent des variations dans les techniques de pêche tout en restant faciles à employer.
C’est le cas de la mouche naturelle, malheureusement peu employée.

Texte et photos Robert Menquet

 

Parmi ces "techniques", il est une pêche qui dans nos campagnes fut parfois très utilisée. Elle reste désormais assez méconnue dans la majorité des régions, peu employée, sauf dans le massif central ou elle est le "must" pour pratiquer la pêche des ruisseaux des hauts plateaux.
Pourtant c’est une méthode qui permet d’avoir de formidables sensations et de réussir de très belles pêches : il s’agit de la pêche à la mouche naturelle.

Un appâts des beaux jours

S’il en est de certains appâts, d’être soi-disant la source régulière de belles captures, à mon avis, la mouche est de tous celui qui va vous permettre de réaliser partout, quelle que soit la rivière de très belles pêches tout au long de la saison estivale.
Dans cette technique, parfois les touches seront d’une violence extrême, parfois aussi elles seront tellement rapides et discrètes que vous ne pourrez que constater la disparition de votre amorce de l’hameçon et vous n’aurez ni rien vu, ni rien senti, vous serez comme disent les pratiquants "démouchés".
Il est possible de pratiquer dès l’apparition des premiers lézards sur les vieux murs, autrement dit dès le début du mois d’avril (suivant les régions).
Le principal est que le cours d’eau soit au bon niveau et que la température remonte progressivement dans l’air et dans l’eau et si possible que l’eau de neige soit un peu passée.
Dans l’eau plus chaude, les "Dames" truites seront alors plus enclines à se laisser tenter par cette friandise qu’est une mouche naturelle.

Capture ou élevage

Pour cela, il va vous falloir tout d’abord vous procurer ces charmantes bestioles, il existe deux possibilités :
La première est le piégeage, la seconde incontestablement plus simple est l’élevage : vous cherchez une " bouse fraîche " garnie de mouches et en vous plaçant face au soleil, à l’aide d’une perche, vous coiffez celle-ci avec le piège et les mouches qui s’y trouvent sont ainsi capturées (photo du piège).

Ensuite vous faites glisser la séparation afin d’emprisonner les mouches au sommet du piège et vous placez votre " boîte de transport " au sommet de celui-ci avant de le recouvrir avec votre veste.
Les mouches placées dans le noir sortiront par le trou par où arrive la lumière et seront piégées dans la boîte de transport.
Ce procédé, assez facile à utiliser, implique outre le transport du piège de passer du temps à chercher, par contre il permet de trouver ces mouches un peu brunes que il on ne trouve qu’au-delà de mille mètres d’altitude et qui sont excellentes.
Personnellement, je trouve plus simple la seconde solution, plus simple et surtout plus rapide.

Tout d’abord vous devez vous fabriquer (ou confier ce soin a un ami bricoleur) une boîte d’élevage (faites vous en faire deux ou trois) comme celle de la Photographie.
Ensuite, vous placez dedans des "cocons" ou " Casters " d’asticots et vous patientez un certain temps ou plutôt un temps certain en fonction de la température ; cela peut varier de dix à plus de vingt jours.
Placez donc votre élevage à l’abri du grand soleil tout en le maintenant à la chaleur et vous ne tarderez pas à avoir des éclosions.
Dès lors vous devez tous les jours alimenter vos pensionnaires en plaçant sur le grillage une rondelle d’orange, du sucre un peu humidifié et une éponge imbibée d’eau.
Attention, les mouches boivent beaucoup et vous devez surveiller régulièrement que l’éponge soit bien humide ; cependant la veille d’aller à la pêche, ne donnez pas à boire à vos insectes et ainsi ils tiendront mieux à l’hameçon.

Transport

Pour avoir des mouches régulièrement et en quantité, cela va vous obliger à posséder deux ou trois boîtes d’élevage et de les garnir à environ une semaine d’intervalle, afin d’en posséder tout au long de la saison.
Mais aussi, il va vous falloir transporter vos mouches au bord de l’eau de façon pratique et pouvoir les saisir facilement.
Pour cela je possède des boîtes, issues de la région de l’AUBRAC qui sont extrêmement pratiques (voir photo) et j’ai découvert il y à quelque temps, une ingénieuse "gourde à mouche" mise au point par un ancien Douanier Ariégeois qui est très facile à réaliser par tout un chacun (voir photo).
Pour cela vous récupérez une bouteille de "BADOIT", une vieille boîte de "teignes", un morceau de fin grillage plastique pour "garde-manger", de la colle efficace (celle en pistolet thermique va très bien) et une perceuse.
Le trou de sortie des mouches s’effectue après avoir desserré le bouchon d’un quart de tour.
Pensez à faire le trou de sortie de la boîte d’élevage au diamètre du goulot de la bouteille de transport.
Pour garnir la boîte de transport, vous placez la bouteille ou la boîte dans l’orifice prévu à cet effet. Faites le noir dans la boite d’élevage et placez le tout au soleil.
Les "bébêtes" attirées par la lumière viendront rapidement garnir celle-ci.

La pêche

En pêche vous devez saisir une mouche sans l’écraser à la sortie de la boîte de transport.
Pour cela faites obstruction à la lumière et laissez la sortie face à la lumière du soleil, attirées par celle-ci les mouches se précipiteront vers l’air libre.
Dans la première boîte un "volet" favorise cette opération et dans le seconde "gourde" le bouchon en se dévissant d’un quart de tour permet de faire la même opération.
Ensuite, après avoir saisi la mouche, il faut la placer délicatement à l’hameçon en la piquant par le thorax sans la tuer, soit la tête en haut, soit la tête en bas, quelquefois cela va créer une différence dans les résultats.
Votre mouche doit toujours rester vivante, dès que les ailes sont " chiffonnées " vous devez impérativement la changer.
Voyez l’appât est facile à utiliser et à se procurer.
Voyons un peu comment monter la ligne pour cette pêche où, quand et comment l’utiliser.


La canne pour cette méthode peut être de deux sortes, soit la barre des pêcheurs auvergnats d’une longueur pouvant atteindre huit mètres (on trouve dans ces régions des cannes conçues pour cela), soit la classique canne au toc que vous utilisez en général.
Dans le premier cas la ligne sera courte, un mètre cinquante au maximum, le fil ne sera pas trop fin, la plombée réduite à juste un petit plomb fixé à cinquante centimètres de l’hameçon afin de tendre la ligne et de pouvoir placer précisément celle-ci dans les remous, vasques ou courants que vous aurez choisis.
Le pêcheur aidé par la longue "barre" se tient en retrait des berges et prospecte tous les postes du ruisseau, pardon de la "rase" en remontant le courant, après le ferrage d’une truite il enlève d’autorité sa capture de l’eau (peu grosses en général), d’où la finesse relative de la ligne qui d’ailleurs sera peu visible de la truite.
Dans le second cas, la ligne est classique, le montage toc habituel, mais la plombée devra être la plus légère possible afin de permettre une présentation naturelle de l’insecte en fonction des courants.
Pour ma part je préconise un montage de fil en quatorze centièmes sur le moulinet auquel je raboute un mètre cinquante de douze centièmes au bout duquel je fixe un hameçon " BUSSY d’AMBOISE " bleuté de taille 13 à 15.
Je ne place pas d’émerillons entre les deux.
Par contre, je place tout de même un guide fil (Rigoletto) du plus petit et du plus discret modèle que je peux trouver (j’emploie des guides verts de chez FIQUET).
Depuis quelques temps comme je ne trouve plus les hameçons cités plus haut, j’utilise donc des hameçons VMC référence 7049 BN qui ont un piquant impardonnable, dans les tailles 12 à 16, en fonction de la taille des insectes que je possède.
Sur le bas de ligne je compose ensuite ma plombée en me servant de plombs doux fendus de chez LEMER teints en vert et dans les numéros 10 à 4.
En principe, je débute ma plombée à vingt centimètres de l’hameçon par un petit plomb de 10 où de 8, puis à dix centimètres de lui je place un plomb de six, ensuite à cinq centimètres de ce dernier un plomb de cinq, puis encore un plomb de cinq à cinq centimètres au-dessus du précédent.
En général, par eaux basses, cette plombée me convient très bien pour les ruisseaux et cours d’eaux que je pêche.
La pêche à la mouche naturelle et une méthode à utiliser sans avoir à vous lever aux aurores, au contraire, vous devrez attendre que le soleil soit déjà haut dans le ciel pour obtenir un bon résultat.
Personnellement, je pratique entre onze et seize heures, au plus chaud de la journée.
Si le temps est à l’orage, si les animaux dans les pâtures sont nerveux et agités, n’hésitez pas, prenez votre canne, vos mouches et partez vite à la pêche vous ne le regretterez pas.
Prospectez tous les petits courants, les radiers, les coulées entre les rocs, les dessous de branches à l’ombre, bref, pêchez tous les endroits susceptibles de " cacher " un poisson.
Cachez vous surtout et abordez vos postes avec le soleil de face, avec les eaux basses et claires de cette période, les poissons sont en alerte maximum et vous devrez redoubler de précautions pour approcher le ruisseau.
Pêche de la belle saison, "la mouche" nécessite peu de matériels à transporter et permet outre de belles prises le plaisir de goûter au charme de la nature sous le chaud soleil estival.
Je connais des pêcheurs qui ne pêchent qu’à la mouche naturelle et en fin de saison, leurs résultats sont parfois supérieurs à d’autres qui pratiquent avec des appâts plus classiques.

Essayez et vous serez rapidement convaincus par les résultats et le plaisir que procure cette technique issue de nos anciens qui, hélas, est trop peu utilisée.

 
 
 

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