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La nymphe crinoline en ruisseau
Publié en ligne le jeudi 27 mars 2003
 

En 1994, la revue américaine Fly Fisherman a fait paraître un article intitulé "High stick nymphing", titre que l’on peut traduire à peu près par "la pêche à la nymphe canne haute". Son auteur, Paul Marriner, un écrivain halieutique renommé aux USA y décrit une technique de pêche à la nymphe en vogue dans les pays de l’Est, Pologne et Tchécoslovaquie. Elle consiste à explorer les parties courantes et peu profondes des rivières ("riffle runs") à l’ aide d’une grosse nymphe très lourde fixée en pointe du bas de ligne (hameçon n°8) et d’une deuxième nymphe plus légère montée en dérivation .

Texte et montage original de Christophe KLEINPETER

Photos Christophe KLEINPETER et Christophe BOUET

 

La technique

Le pêcheur se place latéralement, lance quelques mètres en amont, puis laisse dériver les nymphes en gardant le contact dans la coulée en levant progressivement le bras qui tient la canne . Puis avec un roulé il relance dans le mouvement. L’ ensemble de la manoeuvre dure le temps de compter jusqu’ à quatre. La touche est perçue par un choc dans la main. Le secret de cette pêche est de garder la ligne tendue pendant toute la coulée, d’ ou la translation vers le haut du bras qui tient la canne.

Les modèles préconisés par l’auteur sont les nymphes à corps tissé ("woven body nymphs") qui ont été citées dans de nombreuses revues de pêche à la mouche sous le nom de "nymphes polonaises" mais sans qu’ on en donne le mode d’emploi. Elles imitent les larves de trichoptères et de plécoptères. Je n’ ai jamais pratiqué le "High stick nymphing" car je pêche avant tout pour m’ amuser. Le coté répétitif de la manoeuvre et le maniement de nymphes aussi lourdes ne correspondent pas à ma conception de la pêche au fouet. Autant prendre une canne au toc (j’ adore la pêche au toc). Mais au printemps, lorsque les eaux sont hautes et les insectes absents, les propos de Mr Marriner me trottaient dans la tête et je sentais qu’ il était possible d’ affiner cette pêche somme toute assez brutale. J’ ai donc adapté cette technique à mes eaux de prédilection du début de saison, les petits ruisseaux . Leur largeur fait qu’ il n’ est bien sûr pas question de pêcher en travers . Le lancer se fait en amont, canne horizontale vers l’ avant, à 4 ou 5 mètres de distance, pas plus. Au fur et à mesure de la dérive de la nymphe, on garde progressivement le contact, d’ abord en relevant la canne puis en montant le bras vers le haut. La coulée sera terminée lorsque le bras sera levé au maximum et que la nymphe sera à votre hauteur. On trouve vite la longueur de ligne idéale. A la fin de la dérive , on laisse la soie partir vers l’ arrière en abaissant le bras sur le coté. On relance lorsque la canne est presque à l’ horizontale, fil tendu vers l’ aval. On pêche avec toujours la même longueur de soie. Le bas de ligne court ne dépasse pas 2m40. On ne fouette jamais. La touche est perçue soit directement (c’ est rare), soit visualisée par un arrêt ou un déplacement du bas de ligne.

Le montage escargot

Restait à trouver la nymphe qui devait être légère donc agréable à lancer, de bonne taille et couler rapidement . C’ est ainsi qu’ a été conçue la nymphe "crinoline" avec comme slogan : "du volume mais peu de poids".

-  Fil de montage 3/0 noir.
-  Hameçon T10 hampe longue SANS ardillon car on pique de nombreuses truitelles dans les ruisseaux.
-  Corps : un enroulement de plomb 30/100 recouvert de Mystic vert fluo.
-  Jupe crinoline : 4 brins de herls de paon enroulés autour de 4 brins de nylon 20/100 et rabattus en tête.

-  Amener le fil de montage à la courbure en fixant 4 brins de nylon et 4 herls de paon. Revenir en tête. Enrouler le fil de plomb sur toute la longueur de la hampe.

-  Recouvrir d’une bonne couche de mystic vert fluo et laisser sècher.

-  Vriller un herl autour d’ un brin de nylon, rabattre en tête sans plaquer contre le corps et fixer. Répéter 4 fois l’opération dans les 4 quadrants. Terminer par une goutte de cyanolit en tête.

La combinaison vert fluo-noir est très efficace dans les eaux froides du début de saison mais il ne tient qu’à vous d’essayer d’autres associations de couleurs.

Astuce : les herls de paon sont fragiles et vite déchirés par les dents des truites. On peut les remplacer par de la laine angora ou par un dubbing olive tout préparé, le New Dub ( catalogue FTM Réf 040915).

 
 
 

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