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A nous les grosses
Publié en ligne le jeudi 27 mars 2003
 

Il est de notoriété que la période fin mars / mi mai est la plus favorable pour la capture des grosses truites tout comme il est admis que le vairon manié est la meilleure technique pour y parvenir. Mais pour réussir pleinement et durablement dans ce captivant exercice, encore faut-il se plier à une certaine discipline pour traquer ces poissons difficiles de manière très spécifique.

Texte Jean-Jacques LARDY

Photos Hubert DUCRET et Christophe BOUET

 

Un gros poisson est souvent lié aux proportions du cours d’eau prospecté et au milieu dans lequel il vit. Tout le monde connaît l’adage " rivières acides = milieu pauvre ; les rivières calcaires correspondant aux milieux riches ", mais un autre phénomène important intervient : le potentiel cache/espace/nourriture. Une rivière peu profonde avec une multitude de caches, généralement le profIl du cours d’eau caillouteux d’altitude, abrite un grand nombre de truites de petite taille. Ces rivières correspondent à des milieux acides et pauvres en nourriture. Dans ces cours d’eau, une truite de 30 cm est déjà un spécimen. Dans les rivières de moyenne altitude, aux profils et aux débits plus variés, grosses caches, fosses profondes, cascades sont autant de postes conséquents. Quelques chabots, loches et vairons colonisent déjà le milieu et contribuent à un apport important de nourriture. Dans ces rivières on peut espérer des truites d’une à deux livres En grandes rivières, le milieu est encore plus riche et surtout plus vaste, la nourriture plus variée et plus abondante. Les cyprinidés sont généralement présents et constituent la base de la nourriture des salmonidés. Dans un tel milieu, les truites de deux à trois livres ne sont pas exceptionnelles. Dans ces vastes cours d’eau, l’espoir est permis d’avoir la joie, un jour ou l’autre, de tenir au bout de la ligne une quatre ou cinq livres... Et même, pour les plus chanceux, le poisson de leur vie !

Le potentiel en grosses truites est sous-estimé

Les grosses truites sont bien plus fréquentes que ce qui est généralement admis. En effet la pyramide du cheptel salmonicole n’est pas exactement ce que la majorité des pécheurs imagine ! Beaucoup de truitelles, certes ! Une quantité non négligeable de poissons à la maille ; un cheptel parfois correct de truites de 25 à 30 cm (rivières moyennes à grandes, relativement stables)... mais qui n’augmente pas Et pour cause : ce sont les poissons les plus recherchés et prélevés, tous modes de pêche confondus. En haut de la pyramide, on trouve des truites dépassant la livre, voire plusieurs livres et même plusieurs kilos, dans les grandes et moyennes rivières se jetant dans les barrages hydroélectriques. Ces gros poissons, bien plus nombreux qu’on ne le pense, sont souvent discrets et peu inquiétés par les modes de pèche couramment employés. Ils sont généralement répartis sur de vastes secteurs, sur des postes peu marqués, donc négligés, ou à l’inverse sur des postes marqués et encombrés.

Un comportement atypique qu’il faut essayer de cerner

Ces poissons ont adopté un comportement différent des autres truites. Ils chassent peu et sur de très courts laps de temps, de préférence le matin tôt et le soir tard, avec de bonnes surprises tout le long de la journée par temps couvert. Un moment semble très favorable le début de la montée des eaux après une forte pluie. Après, en revanche, l’eau mâchée ne vaut pas grand chose. Par contre, lorsque la rivière recommence à s’éclaircir, les plus gros poissons ont tendance à se mettre en activité. Dans ce cas, un faible nombre de touches, signifie que les petites se mettent à l’abri des prédateurs qui sont de sortie : une telle situation est souvent propice à la capture de grosses truites. Les mois les plus adaptés vont de l’ouverture à mi-mai et de la mi-juillet à la fermeture pour les truites qui bougent à la recherche d’oxygène ou commencent leur migration reproductrice (surtout pour ce qui concerne les truites lacustres).

La grosses truite est un carnassier à part entière

Il est vrai qu’une éclosion massive peut également faire sortir ces gros poissons, mais vous avez peu de chance de vous rencontrer ensemble au bon moment. Les très grosses truites, méfiantes, ne se déplacent généralement que pour une bouchée qui justifie leur dépense d’énergie ; elles préfèrent se caler l’estomac assez rapidement pour retourner digérer dans leur poste de repos pendant plusieurs jours. Ces beaux poissons sont bien représentés dans certaines rivières de 2ème catégorie, mais les diverses restrictions (fermeture du brochet, pIan saumon...) ne nous permettent pas de les rechercher aux périodes les plus favorables et avec l’assiduité qu’il faudrait employer. Vous pouvez donc rester en 1ère catégorie où, je vous promets, il y a de quoi faire ! Le cannibalisme est chose assez fréquente avec ces gros salmonidés ... Leur capture vous donnera même bonne conscience ! ! ! Quel pêcheur n’a pas eu un jour la désagréable surprise de se faire happer une truite de taille courante par une "mémère" surgie de nulle part ? Même en lui rendant la main, la prise n’est pas souvent assurée... mais il est quand même intéressant de le faire. juste pour voir où elle se dirige !

Et là, les hostilités commencent

La technique reine, c’est le poisson mort manié... On pense souvent vairon manié et il est vrai que le vairon prend de beaux, voire de gros poissons ! Mais il reste parfois sans effet face à de grosses truites ayant pris certaines habitudes. Dans les rivières où la truite cohabite avec des cyprinidés, un goujon, un gardon, une ablette, un petit chevesne de huit à dix centimètres font souvent la différence. Pour les rivières qui se jettent dans les lacs de barrage, ayant des remontées de grosses truites lacustres, il ne faut pas hésiter à employer des poissons morts jusqu’à quinze centimètres.

Une chasse à la truite

En effet, seulement quelques postes de certains secteurs seront assidûment et régulièrement prospectés et de façon spécifique. Gardez à l’esprit, cependant, que les postes de chasse de tels poissons sont souvent proportionnels à leur taille et peuvent occuper plusieurs mètres de berge. Soyez discret dans l’approche, perspicace et méthodique, suivez votre intuition. Tout gros poisson supposé, vu, décroché ou cassé doit être harcelé. La technique de "l’emmerdette", chère aux pêcheurs savoyards, se révèle là encore efficace. Le poisson mort manié s’avère absolument imbattable pour traquer ces gros poissons, jouant plutôt sur l’instinct territorial et sur l’agressivité naturelle de ces grosses truites. Il faut le présenter discrètement au ras des berges creuses et des caches profondes, en bordure des grands courants encombrés de blocs, dans les vasques des cascades, et le soir ne pas oublier les grands radiers rapides et peu profonds juste avant la fosse. Il faut prospecter d’amont vers l’aval. C’est une pêche creuse, mais au ralenti oubliez godille et autres bric-à-brac qui ne passeront pas assez profond et beaucoup trop vite. Certaines montures sont à la hauteur des espérances : la célèbre monture Drachkovitch et certains montages casqués se révèlent valables mais accrochent énormément en pêche lente de l’amont vers l’aval et de plus, ont une utilisation spécifique mais limitée. Pour ma part, j’utilise ma monture, adaptable à la demande, sans démontage de la ligne, à la taille des poissons mort utilisés (triple réglable à la profondeur des postes et au débit par changement de la chevrotine de tête). Une petite astuce de ma monture permet la pêche lente d’amont vers l’aval sans trop accrocher.

 
 
 

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