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La nymphe au toc
Publié en ligne le jeudi 27 mars 2003
 

Il se dit souvent que "le naturel revient au galop ", ne vous y fiez pas trop, l’artificiel prend parfois aussi le dessus ! C’est ainsi qu’une imitation de nymphe adroitement guidée par une canne au toc peut parfaitement déjouer dame fario.

Texte Jean-Jacques LARDY

Photos Jean-Jacques LARDY et Christophe BOUET

 

Vous abordez une belle rivière, le temps est idéal, l’eau a un bon niveau, vous apercevez même quelques truites en poste dans les courants... tout semble prometteur ! Et pourtant, malgré une bonne approche, un matériel adapté et une technique irréprochable, tous vos appâts laissent les truites indifférentes. Quelques unes se déplacent pourtant pour inspecter la proie que vous leur présentez... Mais elles la laissent passer sans y toucher et reprennent leur poste. Désespérant ! Mais peut-être que tout n’est pas perdu. En effet, ces poissons prennent très certainement des nymphes. Vous n’êtes pas un spécialiste de la nymphe, vous ne pêchez pas à la mouche ou, tout simplement, vous n’avez pas ce jour-là le matériel nécessaire ? Mais, le cas le plus fréquent, la rivière est tellement encombrée ou n’est pas vraiment adaptée à la pêche au fouet. Aucune importance ! Il vous reste une possibilité très efficace et pourtant très peu utilisée : la nymphe au toc.

La nymphe au toc sur ses terrains de prédilection

Petites et moyennes rivières caillouteuses encombrées de végétation, voire certains secteurs des grandes rivières. Dans ces biotopes, les truites n’ont pratiquement jamais vu de nymphes artificielles (Si ce n’est les miennes !). Vous serez donc les premiers. Peu ou pas pêchées avec ces artifices, elles se laisseront sûrement séduire. Les grandes rivières ne sont pas en reste, souvent surpêchées avec les techniques mouche classiques sur des poissons éduqués. Vous ferez alors la différence en précision. Pêchez en priorité tous les postes encombrés, souvent délaissés et inaccessibles aux modes de pêche couramment employés. Soyez précis et méticuleux, surprenez les truites et n’hésitez pas à utiliser des larves ou nymphes de grande taille, voire certaines mouches noyées.

Le montage

Le montage que j’affectionne est très simple : un rigoletto, un corps de ligne fluo, un bas de ligne de 80 cm en 12/100, et une nymphe à bille de grande taille, imitant une larve de plécoptère ou de trichoptère. Vous remarquerez que je ne mets aucun plomb sur la ligne, le poids de la nymphe étant suffisant pour l’immerger correctement, bien que cela nécessite un peu d’habitude pour une bonne évolution ainsi qu’une attention soutenue pendant la dérive... et des réflexes aiguisés.

La technique

La pêche se pratique trois quart aval (pour une meilleure présentation). Il faut immerger la nymphe, selon la hauteur d’eau et la vitesse du courant, au moins 1,50 m en amont des postes supposés. Il faut tantôt gratter le fond (mais rassurez-vous, vous accrocherez très peu), décoller et animer. En fin de coulée, exercez de petites tirées et relâchers. La nymphe remonte et entame le demi-cercle en revenant vers votre berge ; instant crucial qui décide souvent une truite qui avait suivi sans prendre pendant la dérive. Dans ce cas, la touche est rapide, voire brutale et nécessite un ferrage éclair. Il n’en est pas de même pendant la dérive, le moindre ralentissement ou arrêt du rigoletto ou de la bannière doit être sanctionné... sans excès de brutalité pour éviter la casse. Tous les poissons, piqués sur le bord des lèvres, peuvent êtres remis à l’eau en bon état. Quelle chance pour nos juvéniles. Un détail, lorsque vous ne voyez pas les poissons, commencez par une nymphe de grande taille montée sur hameçon de 10 à 6. L’effet leurre joue en votre faveur ! En l’absence de touches ou de touches inférables, diminuez la taille de vos nymphes. En grande rivière, n’hésitez pas à pêcher en 14/100 si vous risquez de toucher de beaux poissons. J’ai pour souvenir cette belle fario, sur une rivière proche de chez moi qui a refusé une pheasant tail sur hameçon de 16 et pointe en 10/100 et que je pris une heure plus tard sur une grosse imitation de plécoptère sur hameçon de 6 et un 14/100. L’effet leurre a certainement joué un rôle primordial... Peu importe, le poisson fut pris et mis au sec après une âpre bagarre et pas mal d’incertitude. Sur la bascule, elle accusait le poids honorable de 1470 grammes !

Un scandale pour les puristes

Que les puristes de la nymphe à vue ou à l’indicateur ne crient pas au scandale. Finalement, seule la canne diffère ! Pourquoi faire mal avec une canne à mouche, souvent dans des endroits inadaptés, ce que l’on peut faire bien avec une canne au toc. Essayez et constatez vos résultats ! On dit souvent que la fin justifie les moyens et toutes les pêches bien pratiquées sont méritantes ! La nymphe au toc vous sauvera souvent la mise. Vous y prendrez sûrement un grand plaisir et peut-être l’adopterez-vous définitivement. Avec elle, plus de problèmes d’appâts. Vous aiguiserez vos réflexes et progresserez dans les pêches au toc. Vous pêcherez d’entrée la bonne veine, la bonne coulée d’une dérive parfaite ; celle qui emmène la nymphe ou l’appât directement et naturellement dans la gueule de la truite. Car en fait, l’appât ou la nymphe, le fil, la canne doivent être le prolongement de votre bras et de tous vos sens. C’est le prix, voire le secret de la réussite.

 
 
 

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